Du « Desert Swing » au PGA Tour: Patrick Reed est-il de retour parmi les grands ?

Patrick Reed (WARREN LITTLE | Crédits : Getty Images via AFP)

Alors que le PGA Tour est passé à l’offensive ces derniers mois, notamment pour tenter de récupérer quelques têtes d’affiche. Ils ont encore une fois fait preuve de suffisance et sous-estimé les ressources d’un certain Patrick Reed. En effet, celui-ci, en quelques semaines, s’est rappelé au bon souvenir du PGA Tour, qui ne semble pas vouloir lui faire de cadeaux, et a décidé de revenir par la fenêtre de la cuisine. Bref, du Reed dans le texte ; explications.

L’offensive du PGA Tour

Le Boss, Brooks Koepka (2018 – Ryder Cup – Golfiest)

Depuis, l’arrivée dans le monde du golf, le LIV Tour s’est fait un malin plaisir et une spécialité de recruter, à grand renfort de dollars, les têtes d’affiche du PGA Tour, savamment marketées par celui-ci. D’où quelques tensions. Un certain calme a fini par s’établir sous couvert d’une rumeur de pseudo fusion entre les deux tours.

Et puis, au fil de la fin d’année 2025, une rumeur insistante de la défection (du LIV Tour) d’un certain Brooks Koepka, dit le boss, a de plus en plus pris de l’ampleur. Jusqu’à ce qu’elle soit caractérisée par une communication officielle… du PGA Tour (23 décembre 2025) :

Oui, c’est stupéfiants, aucune communication officielle du principal intéressé. Une petite stupéfaction pour les quelques fans de golf qui ne s’occupaient pas de préparer les fêtes de fin d’année.

En quelques jours, voire des semaines, le PGA Tour a établi son plan d’attaque et a annoncé le « Returning Member Program » pour le 12 janvier 2026. En gros, ce programme prévoit que tout vainqueur de majeur depuis 2022 ayant rejoint LIV Golf peut demander une réintégration, à condition de respecter plusieurs obligations, notamment :

  • Une donation caritative importante
  • Une période de renonciation à l’équité du « Player Equity Program » (pendant 5 ans) : un montant calculé et attribué au joueur en fonction de son exposition médiatique
  • Une demande formelle de réintégration
  • Un examen individuel des dossiers

L’idée derrière est tout simplement de faire un appel du pied puissant à quelques happy few qui étaient en cours de renégociation de leur contrat avec le LIV Tour: Brooks Koepka, Bryson DeChambeau, Jon Rahm et Cameron Smith. La Perche est belle, mais après un suspense, à peine entretenue par les médias, seul Brooks Koepka va la prendre et réintégrer le PGA Tour.

Mais ce programme ne s’applique pas à Patrick Reed, dont la dernière victoire en majeur remonte au Masters 2018. C’est le début des soucis pour le PGA Tour

Patrick Reed quitte le LIV Tour

Un fan de Patrcik Reed lors de la Ryder Cup 2018 (Golfies)

Le 28 janvier 2026, le LIV Tour annonce le départ de Patrick Reed.

Patrick Reed lui-même a fait un post sur son compte Instagram dans lequel, il est plus clair sur sa volonté de revenir jouer sur le PGA Tour :

« I’m a traditionalist at heart, and I was born to play on the PGA Tour, which is where my story began with my wife, Justine.”

“I am moving forward in my career, and I look forward to competing on the PGA Tour and DP World Tour. I can’t wait to get back out there and revisit some of the best places on earth.”

Patrick Reed

Le gars est déterminé à retourner sur un circuit compétitif, mais comme tout le monde l’a remarqué, le « Returning Member Program » du PGA Tour n’est pas pour lui…

Qu’à cela ne tienne, comme il a joué son dernier tournoi sur le LIV Tour le 24 août 2025, le PGA Tour a confirmé qu’il serait éligible à revenir après un an de suspension, soit à partir du 25 août 2026, en tant que non-membre, sous réserve d’invitations ou de qualifications lors des « Monday Qualifiers ».

Mais il pourrait aussi réintégrer, au 1 janvier 2027, le PGA Tour via le TOP 10 de la Race to Dubai du DP World Tour.

Le plan se met doucement en place et le compétiteur féroce qu’est Patrick Reed, encore plus dans l’adversité, est déjà tendu vers ses objectifs.

Le déboulé, de Patrick Reed, sur le DP World Tour

En seulement trois semaines de compétition sur le DP World Tour, Patrick Reed a prouvé qu’il était de retour en remportant des titres majeurs, notamment le Qatar Masters et le Dubai Desert Classic, ce qui confirme sa forme exceptionnelle et son retour en force.

Alors que c’était la rentrée des classes pour une grande partie de l’élite européenne du golf, lors du « Desert Swing », Patrick Reed a montré à tous ce petit monde qui était le patron, résultats :

TournoiDatesRésultat
Qatar Masters5–8 février 2026🥇 1er
Bahrain Championshipfin janv. 2026🥈 2e (playoff)
Dubai Desert Classic25 janv. 2026🥇 1er

Le niveau de jeu affiché durant ces trois semaines a tout simplement été impressionnant : du Tee au Green, une grande classe.

Qatar Masters

La bouille de vainqueur ! (photo by Karim Jaafar for AFP)

Il a dominé le tournoi de bout en bout et mené après chaque tour. Il s’est même payé le luxe d’être « bogey-free » lors de certaines journées. Enfin, lors de la dernière journée, il a repris le contrôle sur le « back nine » grâce son putting après un « front nine » difficile (18 putts).

Bahreïn Championship

D’une grande régularité sur le circuit, tout le monde le voyait déjà remporter son deuxième tournoi consécutif sur le DP World Tour. Ça n’a finalement pas été le cas puisque cela s’est terminé par un playoff à trois, et que Patrick Reed a été le premier à sortir du playoff. Il termine tout de même « second ».

Dubai Desert Classic

La deuxième bouille de vainqueur. (Photo by Walled Zein for Anadolu via Getty Images)

Une victoire solide avec une gestion parfaite des conditions. Bref, « Captain America » est de retour.

En bref, pour les dubitatifs, il a retrouvé son ADN : un jeu de fer précis et agressif quand il le faut, mais surtout régulier.

Comme évoqué plus haut, son putting a été décisif dans les moments clés, soit en reprenant le contrôle (au Qatar) soit en convertissant des opportunités importantes (à Dubaï) ou encore en lui permettant de rester dans la course comme à Bahreïn.

Reed a putté au bon moment, tel qu’il est, un joueur très fort mentalement qui adore les situations sous pression. Enfin, il a retrouvé sa grande science stratégique sur les parcours. Il a su parfaitement lire les conditions de jeu (vent,position du drapeau) tout en évitant les gros scores. Bref, il a aussi fait preuve d’une grande patience.

Patrick Reed est de retour mais avec une petite aire de vengeance. Pour rappel, aux officiels du PGA Tour, malgré ces règles de retour très particulières, il est là et sera bien présent sur le circuit. Tout du moins à partir de 2027.

En effet, ses performances sur ces trois semaines, lors du « Desert Swing », lui ont permis d’empocher la bagatelle de 2 259 points à la Race to Dubaï. Ce qui lui permet, virtuellement, de se réserver une place dans le top 10 des « spots » du DP World Tour, qui garantit une carte pleine pour le PGA Tour en 2027.

Est-ce que Patrick Reed va jouer sur le PGA Tour avant 2027 ?

La question est légitime pour tous les fans de ce joueur fantastique. Elle doit aussi parcourir le « board » du PGA Tour, qui se demande s’il ne va pas bénéficier d’une exemption d’un sponsor ou s’il ne va pas se qualifier pour l’un des tournois via les « Monday Qualifier ».

Étant donné l’ambiance, entre « Captain America » et le PGA Tour, on peut se demander comment ça va se passer.

En effet, malin comme il est, Patrick Reed avait décidé de poursuivre un certain nombre d’acteurs médiatiques partenaires du PGA Tour en 2022. Cette plainte, pour un montant de 750 millions de dollars, visait notamment Brandel Chamblee (Golf Channel), Damon Hack (Golf Channel), Shane Bacon (Golf Channel), Golf Channel, Golfweek…

Bien évidemment, sans jamais attaquer directement le PGA Tour. Cependant, les tribunaux américains ont été très clairs : ils ont rejeté la plainte une première fois en 2022, puis confirmé en appel en 2023, avant de la rejeter définitivement en 2025.

Toutes ces pérégrinations juridiques ont planté le décor, et ses différents revers font penser qu’il était en croisade personnelle. On comprend mieux pourquoi le PGA Tour ne l’a pas accueilli à bras ouverts. Ce qui laisse à penser que le PGA Tour va sans doute peser de tout son poids pour éviter que Patrick Reed obtienne une exemption d’un sponsor d’ici 2027.

Cependant, il reste une solution pour Patrick Reedde jouer sur le PGA Tour (une fois sa suspension purgée – août 2026) : les « Mondays Qualifiers ». Alors, certes, la saison du PGA Tour sera déjà bien avancée, mais il restera quelques épreuves, notamment les « Fall Series » d’octobre à novembre (8 tournois).

Et là, « Captain America » a une très belle carte à jouer !

King of « Monday Qualifiers »

Un petit rappel sur les principes des « Monday Qualifiers » :

  • Ce sont des tournois de qualification joués le lundi précédant un tournoi du PGA Tour
  • C’est un seul tour (18 trous), le score le plus bas gagne
  • Entre 100 à 150 joueurs pour seulement 4 places dans le tournoi principal
  • Tout le monde peut s’inscrire : pros sans statut, joueur du Korn Ferry Tour, amateur élites
  • Les quatre meilleurs scores (parfois moins selon le tournoi) obtiennent une place dans le champ du tournoi

Bref, c’est l’un des moyens les plus difficiles au monde pour entrer sur le PGA Tour, avec un taux de réussite moyen d’environ 5 %.

Vous l’avez sans doute déjà compris : c’est là que l’on retrouve l’ADN de Patrick Reed.

Au début de sa carrière (2011-2013), n’ayant pas encore de carte PGA Tour, Reed a dû passer par les « Mondays Qualifiers » pour entrer dans les tournois. Et comme vous le devinez, il fait quelque chose d’exceptionnel : il a réussi 6 « Mondays Qualifiers » sur 8 tentatives. Reed tournait donc à 75% de réussite contre 5% habituellement…

Bref, si le cœur lui en dit, une fois sa suspension purgée, Patrick Reed pourrait essayer de se qualifier via un processus qu’il connaît et maîtrise parfaitement. Aura-t-il le cœur de le faire ?  Où attendra-t-il patiemment 2027 ?

Seul lui le sait. Mais il semble, encore une fois, que le PGA Tour ait très largement sous-estimé les velléités de retour de Patrick Reed. Ce n’est jamais bon de parier contre Patrick Reed ; un certain Rory McIlroy s’en souvient encore et a mis du temps à s’en remettre.

Conclusion

Quoi qu’il en soit, nous allons revoir Patrick Reed sur le PGA Tour. Pour les amateurs de ce formidable joueur, comme moi, c’est une grande nouvelle. Ses performances, son jeu agressif et son mental redoutable en font un joueur à suivre, capable de battre n’importe qui.

Maintenant, en attendant, j’espère qu’il va continuer à jouer et à performer sur le DP World Tour pour jouer les troubles fêtes en fin d’année et être le second Américain après Colin Morikawa à remporter la Race.

THE GOLFIEST

LE CHOIX DE VICTOR

Victor Perez sous ses nouvelles couleurs

Alors que la fin de saison approche et que l’unique actualité golfique « intéressante » était la dernière bataille menée par nos Français sur le PGA Tour, Victor Perez a fait l’actualité. On était pourtant habitué à la grande discrétion du bonhomme, voire à une discrétion trop grande. Mais l’annonce (18 nov.) de son départ pour le LIV Golf a eu une résonance tout autre. La surprise, ainsi que les réactions, ont été nombreuses. Sans compter le rôle de la fédération de golf dans le relais de cette nouvelle. Essayons d’y voir plus clair.

Pourquoi le LIV Golf ?

Victor au LIV Golf

Pour ceux qui ont oublié, Victor Perez a remporté trois victoires sur le DP World Tour (2019, 2022 et 2023). Sur les 25 dernières compétitions, 64% de cuts passés, 1 Top 10 et 6 Top 20. Bref, dans le ventre mou, voire très mou, du classement, et par conséquent une 108e place à la FedEx et une 159e place sur le DP World Tour. Bref, une saison 2025 beaucoup moins bonne que 2024 et une difficulté constante à performer dans les majeurs : 30% des cuts passés (sur 16 majeurs) et 2 Top 20.

Alors sans doute, l’équation de l’âge (mais quand même, 33 ans), de la difficulté de performer sur le PGA Tour (i.e. il ne suffit pas de passer les cuts, il faut faire des Top 5, 10 ou gagner) et de garder ses droits de jeu a poussé Victor Perez à rejoindre le LIV Golf.

En fait, la raison est plus simple et on a tendance à l’oublier : Victor Perez est golfeur professionnel. Par conséquent, le golf est son gagne-pain ; il doit donc générer suffisamment de revenus pour subvenir à ses besoins. La difficulté du PGA Tour, ainsi que du DP World Tour, fait que les revenus ne sont garantis que si tu passes le cut et surtout si tu conserves tes droits de jeu. Alors, la perspective d’avoir une rémunération beaucoup plus régulière, puisqu’il n’y a pas de cut, et sans doute plus élevée, a fait pencher la balance en faveur du LIV Golf. Il y a aussi un paramètre important : les tournois étant moins nombreux sur le LIV Golf, le temps passé loin de tes proches est moins important. Ça n’est pas négligeable dans un choix. Bref, Victor Perez, semble-t-il, a été fort rationnel.

On le verra plus tard, mais Victor Perez a aussi été séduit par l’aspect collectif (rejoindre l’équipe …) et un peu festif du LIV Golf.

Et l’histoire du Golf, Victor?

Idée de cadeau pour Victor Perez.

Maintenant qu’on a mis les « caillasses » sur la table, que l’aspect financier est la véritable raison, qu’en est-il du sportif ?

Pour beaucoup d’entre nous, le LIV Golf est davantage un circuit d’exhibition qui promeut aussi le golf. Bien sûr, d’une autre façon. Son format est loin de convaincre et surtout, il est peu ou pas diffusé en Europe. Donc, voir Victor Perez, rentrer une sortie de bunker sur un dernier tour, on oublie.

Alors oui, nous, les amoureux du golf, de son histoire, de ses champions, de ses coups exceptionnels… on a beaucoup de mal avec le LIV Golf. Même si on comprend l’aspect financier.

Ce n’est pas Victor Perez, aussi grand champion qu’il l’est, qui va faire venir davantage de diffuseurs pour ce circuit.

Mais au-delà de ces aspects déjà longuement évoqués, la tristesse et peut-être la colère sont là, car ça fait un français de moins dans le golf de haut niveau (PGA Tour, DP World Tour). Même si Victor Perez avait réalisé une saison 2025 un peu moins bonne, rien n’était catastrophique. Il aurait sans doute perdu ses droits de jeu sur le PGA Tour, mais il pouvait rester sur le DP World Tour. Ça n’était pas déshonorant et ce ne serait pas le premier à faire des allers-retours pour finalement s’établir sur le PGA Tour.

Il y avait encore de la marge pour Victor Perez, par exemple dans ses performances dans les majeurs. Par conséquent, avec l’objectif ultime d’obtenir de bons résultats dans ces épreuves afin d’obtenir une éventuelle participation à la Ryder Cup.

L’histoire du golf est faite de ses champions qui atteignent leur sommet un jour, puis retombent au plus bas avant de revenir au plus haut.

Enfin, notre chauvinisme naturel n’apprécie guère qu’un des « frenchies » du PGA Tour s’en aille, un peu la queue entre les jambes, par la petite porte dérobée.

Merde Victor, t’avais encore du jeu dans les mains !!!

La disparition programmé du Victor

La plus belle victoire de Victor Perez !!!

C’est malheureux à dire, ça me rend triste, mais Victor Perez va progressivement disparaître du paysage médiatique et du cœur des golfeurs français.

Lors de ses années sur le DP World Tour et le PGA Tour, Victor Perez a fait preuve d’une grande discrétion. Peu d’apparitions médiatiques, à l’exception des médias francophones dédiés au golf. Bref, un discret qui travaille dans l’ombre.

Alors, avec la faible visibilité médiatique du LIV Golf en Europe, il sera très difficile de suivre Victor Perez. Peut-être que l’Équipe fera quelques articles en français sur le LIV Golf, mais au-delà de l’aspect de la découverte, il faudra que les résultats suivent. Pour l’instant, ça peut changer avec les transferts ; il ne rejoint pas une équipe qui a obtenu de très bons résultats.

Peut-être que ça lui convient ? Peut-être qu’il cherche une exposition médiatique anglo-saxonne ?

Je ne sais pas s’il pourra ou aura la volonté de disputer un tournoi du DP World Tour, mais ça pourrait être une idée pour éviter le trou noir médiatique.

Est-ce qu’il participera à l’Open de France ?

L’annonce relayée par la fédération

Voilà, le crime de laïse majesté pour certain. Je me suis aussi demandé : est-ce que c’est le rôle de la fédération de faire ce genre de communiqués et d’interviews ?

Finalement, après avoir lu de nombreuses réactions et avoir pris un peu le temps de réfléchir, je me dis que c’est une façon assez élégante de la part de la fédération de rendre hommage à Victor Perez et de le remercier.

C’est vrai, le Victor a aussi porté les couleurs de la France dans toutes les compétitions qu’il a disputées à travers le monde. Alors, annoncer son départ vers le LIV Golf et faire une interview de clôture élargit la carrière de haut niveau du golf de Victor Perez.

Certes, les autres médias, essentiellement Canal+ et L’Équipe, l’on évoque, mais la fédération, et tant mieux, semble se soucier des golfeurs professionnels français.

Après, l’interview n’est pas d’un grand intérêt et n’aborde pas, on se demande pourquoi, l’importance de l’aspect financier notamment pour les golfeurs professionnels. Mais aussi tous les sportifs professionnels. Lire que Victor Perez a notamment été convaincu par le LIV Golf par l’aspect compétition d’équipe, l’aspect festif, des destinations comme l’Australie… C’est un peu prendre les licenciés pour des idiots.

CONCLUSION

Victor Perez a fait son choix, et seul lui sait pourquoi, même si l’on peut assez bien imaginer. Je respecte ce choix. Mais en tant que spectateur attentif du golf compétitif, je suis triste de voir partir ce golfeur français, qui m’a fait vibrer et rêver, vers un tour qui ne m’attire pas et que je ne regarde pas. Je garderais de Victor Perez cette victoire à l’Abu Dhabi Championship ainsi que cette grande discrétion. Bon vent, Victor Perez.

THE GOLFIEST

Drôle de reprise chez les pros…

Le PGA Tour en mode désinfection.

Après une mise à pied de plusieurs mois en raison du COVID-19, le golf professionnel est de retour cette semaine. Ça commence avec le PGA Tour au Charles Schwab Challenge qui s’annonce comme une expérience incomparable. Les responsables du PGA Tour se sont donnés beaucoup de mal pour réinventer ce que cela signifie d’organiser un tournoi de golf sûr pour toutes les personnes impliquées, et le Colonial Country Club de Fort Worth est la première tentative de mettre en œuvre leur plan pour un événement à échelle réduite. Il n’y a pas de FANS mais beaucoup de stations de désinfection, alors que les joueurs, les cadets et les bénévoles entrent dans ce nouveau monde …

PGA Tour, la reprise… sans spectateur !!

C’est pas du tout la même ambiance sans spectateur…

Pour la première fois en un peu moins de trois mois, le PGA Tour, est donc de retour au légendaire Colonial Country Club de Forth Worth, au Texas. La maison de Ben Hogan et la veste à carreaux accueillent le retour du golf avec un champ de joueurs impressionnant (16 des 20 meilleurs mondiaux) le tout bien sur télévisé mais sans spectateur. Ensuite suivront quatre autres tournois sans spectateur :

  • RBC Heritage du 18 au 21 juin
  • Travelers Championship du 25 au 28 juin
  • Rocket Mortgage Classic du 2 au 5 juillet
  • Un tournoi a définir du 9 au 12 juillet par le PGA Tour

En effet les tournois RBC Canadian Open (remporté par Rory en 2019), le John Deer Classic (remporté par Dylan Fritteli) et le Barbasol Championship (remporté par Jim Herman) sont tous les trois annulés.

La reprise AVEC spectateur se fera, normalement lors du tournoi de Jack Nicklaus « The Memorial Tournament » du 16 au 19 Juillet.

Une sensation d’assister à un « round » d’entrainement

Lorsque le PGA Tour revient cette semaine c’est sans FAN dans les cordes…. et il en sera ainsi pour les cinq prochains événements. Pour ces cinq premiers événements du redémarrage, les golfeurs s’affronteront dans une atmosphère indéniablement différente. Il n’y aura pas d’applaudissements après une approche au mat ou des gémissement pour une mauvaise. La bande originale du son du jeu sera muette.

Le manque de bruit a le potentiel de donner aux tournois une sensation de bibliothèque pour ceux qui regardent à la télévision, mais cela pourrait également influencer la façon dont les joueurs gèrent leur parcours. Par exemple, lors de coups d’approche à l’aveugle vers des greens, les professionnels du tour comptent souvent sur la réaction de la foule pour déterminer à quel point un coup est bon. Et lors des derniers tours, le bruit de la foule peut être particulièrement instructif pour les joueurs en lice… Si vous entendez un grand rugissement, vous savez que le danger se rapproche. Le manque de FAN pourrait également influencer les joueurs dans leur vision de la perspective. Les golfeurs sont habitués aux tournois avec des FAN bordant les fairways et les tribunes encadrant les greens. Ce ne sera pas le cas pendant au moins quelques semaines et cela pourrait avoir un un impact direct sur le jeu :

  • Plus de balle perdue : Brooks Koepka, sans filtre, a déclaré dans le podcast de « Pardon My Take » (avril 2020) la façon dont un tournoi sans FANS se déroulerait : « De temps en temps, nous frappons des balles immondes et les FANS vous aident en quelque sorte à les trouver. Je veux dire les gars vont perdre des balles à cause de ça ». En effet, dans des circonstances normales chaque joueur a le luxe d »avoir des FANS (et les marshals) pour  rechercher sa balle. Si vous jouez dans un groupe de stars, le nombre de chercheurs se comptent par centaines. Et si vous êtes dans le groupe de Tiger, des milliers. Les spectateurs de chaque côté de l’aire d’atterrissage près du « fairway » voient généralement un balle dans les airs, la regardent atterrir puis la localisent. Sans eux, les joueurs devront regarder plus attentivement, ce qui n’est pas toujours facile lorsque votre balles atterrit à plus de 300 mètres. Il y aura donc plus de balle provisoires jouez et vous verrez plus de balles perdues. La limite de 3 minutes pour rechercher une balle sera très importante.
  • Des lies difficiles dans le rough : un autre avantage d’avoir des FANS qui tapissent les fairway est leur circulation piétonne, qui sert à aplanir le terrain et donne de meilleur lie aux joueurs. Si vous avez besoin de preuves, regardez la dernière manche de Tiger du PGA 2018 à Bellerive, ou le rough était important… jusqu’à ce que les FANS le neutralisent. Woods a touché 0 fairway sur 7 sur les neuf premier trous et a scoré à -3. Ce qui n’aurait tous simplement pas été possible sur le même parcours un Lundi quand le rough était encore présent.
  • Plus de grande tribune : pour la plupart des amateurs, louper en longueur derrière le green est la meilleur façon d’alourdir sa carte. En effet, la balle passe largement le green et se retrouve dans une position difficile. Vous êtes alors forcé de faire un une approche difficile. … Alors que sur le PGA Tour, si votre coups est trop long – ou à gauche ou a droite – il termine souvent en touchant une tribune, ce qui vous donne un « free drop ». Ces tribunes agissent essentiellement comme des « bumper » géants…  Que les joueurs utilisent intentionnellement ou non les tribunes, le fait qu’elles ne seront pas en place lors des premiers tournois  pourrait avoir une véritable impact sur la stratégie. Comme le dit Jim Furick qui a un peu d’expérience sur le circuit PGA « Il y a beaucoup de green sur le PGA Tour pour lesquels je ne sais pas dire ce qu’il y a derrière parce que généralement il y a des tribune à ces emplacements chaque année que nous les jouons. »

Et l’European Tour…

Alors que l’European Tour n’a pas encore repris, le calcul du classement mondial lui a repris… en mettant de côté les européens… ce qui a eu pour conséquence d’en fâcher certains… ce que l’on comprend complètement étant donné l’importance de ce classement notamment pour accéder à des tournois plus importants. Petit florilège de plainte :

Reaction de M. Fitzpatrick
Réaction de L.Westwood
Réaction de M.Lorenzo-Vera

L’European Tour recommencera a l’image de son grand frère sans public dans un premier temps… mais surtout par six tournois aux UK. Tous ces tournois seront soumis à des protocoles de sécurités et à des nombreux test définis dans la stratégie de santé du complète du Tour qui continuera d’évoluer, conformément aux différentes directives du gouvernement britannique.

Le premier tournoi du « UK Swing est le Betfred British Masters organisé par Lee Westwood, qui se jouera à Close House, près de Newcastle dans le nord-est de l’Angleterre, du mercredi 22 juillet au samedi 25 juillet – une semaine plus tôt que l’origine prévu. Il sera suivi de l’Open d’Anglais au Marriott Forest of Arden et du Championnat d’Angleterre au Marriott Hanbury Manor, avant que le Celtic Manor Resort de Newport accueille des tournois consécutifs de l’European Tour – le Celtic Classic et le Wales Open. Il s’agit d’un retour en temps opportun dans la station balnéaire du sud du Pays de Galles, car cette année marque également le dixième anniversaire de la victoire spectaculaire de l’Europe contre les États-Unis lors de la Ryder Cup 2010 au même endroit.

Le Swing britannique conclura ensuite avec le Championnat du Royaume-Uni au Belfry, un autre lieu riche de l’histoire de la Ryder Cup, ayant accueilli quatre compétitions avec une Europe triomphant en deux (1985 et 2002), les États-Unis ayant remporté en 1993, avec le match de 1989 se terminant par une égalité 14-14.

The UK Swing

Les détails des tournois ultérieurs sur la tournée européenne de septembre à novembre seront annoncés plus tard….
Cependant, la série Rolex; l’Aberdeen Standard Investments Scottish Open au Renaissance Club se déroulera désormais du 8 au 11 octobre et le BMW PGA Championship au Wentworth Club se déroulera la semaine suivante, du 15 au 18 octobre.
Il y a également de nouvelles dates pour les deux derniers tournois de l’année. Le Nedbank Golf Challenge organisé par Gary Player est maintenant programmé du 3 au 6 décembre au Gary Player Country Club de Sun City, et le championnat DP World Tour de fin de saison, à Dubaï, aura lieu du 10 au 13 décembre au Jumeirah Golf Estates, où sera couronné le Champion de la Race to Dubai 2020.

Et les caddies dans tout ça…

Todd Montoya caddie de Brian Stuard sur le PGA Tour

Cela concerne, pour l’instant les tours américains (PGA Tour et Korn Ferry Tour), qui demandent aux cadets de changer leur façon de travailler, de garder leurs distances avec les autres, d’utiliser généreusement les trois paquets de lingettes désinfectantes que le tournoi leur a fournis dans le genre de sac cadeau le plus étrange.

Mais le feront-ils? Il n’y a pas de règle en soi, donc il n’y a rien à appliquer. Comme l’a dit un cadet: «Y a-t-il une pénalité de coup?»

C’est tout nouveau et différent pour les caddies comme John Curtis, qui travaille pour Dylan Frittelli. Le Tour a envoyé un texte mercredi matin aux joueurs, leur rappelant ainsi qu’à leurs cadets de pratiquer la distanciation sociale, d’éviter les contacts physiques, de nettoyer les clubs et les râteaux de bunker et même les sacs de golf. Les High fives? Très peu recommandé. Curtis n’a pas serré de main depuis son retour d’Afrique du Sud pour retourner travailler chez Colonial.

« Je n’ai pas touché de drapeau toute la semaine », a expliqué Curtis.

Les habitudes sont difficiles à changer, et les cadets en ont beaucoup. Tim Tucker et Bryson DeChambeau doivent soudainement décider qui touche les clubs. Paul Tesori et Webb Simpson doivent maintenant déterminer qui va chercher une nouvelle balle. Qui feuillette le livre des métrages – Harry Diamond ou Rory McIlroy?

Jamais la relation cadet-joueur n’a été aussi compliquée dans un sens aussi humain. « Je sens que je veux respecter la distance de tout le monde », a déclaré Geno Bonnalie, le caddie de Joel Dahmen. «Je veux que le golf reste. Si cela signifie aller trop loin par précaution… »

Conclusion

De la même façon les autres Tours comme le Korn-Ferry Tour, ou le Challenge Tour (6 tournois annulés ou reportés) ont été particulièrement impactés. Le Korn-Ferry Tour à repris en même temps que le PGA Tour. Le Challenge reprendra lui en Juillet avec l’Euram Bank Open du 16 au 19 juillet.

Au delà des différentes approches de reprise, souvent liés à l’aspect économique, on peut se demander comment les Tours vont passer l’épreuve du COVID-19. En effet, cette crise sanitaire impact très fortement l’économie. Il est aujourd’hui très difficile de faire des prévisions fiables. Par conséquent, les différents Tours professionnels de golf risquent d’être impactés plus ou moins fortement.

Comment ressortira l’European Tour de cette crise ? Est ce que le PGA Tour sera toujours aussi flamboyant ? A suivre…

THE GOLFIEST

Tiger Woods « comeback », mission accomplie !

Tiger Woods est donc revenu à la compétions lors de SON « HERO WORLD CHALLENGE », mais qu’est ce que l’on peut en retenir ?

Tigers Woods lors du premier tour du Hero World Challenge.

Après une communication rondement menée autour de son « comeback », le premier tour de compétition à Albany (Bahamas) a donné un premier aperçu.

En effet, après plus de 10 mois sans compétition et plusieurs opérations du dos, le score de son premier tour est flatteur : 69 soit 3 sous le par.

Même si l’an dernier, à la même époque, il avait fait un départ brillant avant de sombrer dans le bas du classement. Pour finir quelque mois plus tard sur le flanc et arrêter la compétition pendant presque un an. On peut retenir les points suivants :

Le meilleur…

  1. DRIVING : Tiger Woods a touché 7 « fairways » sur 13, ce qui n’est pas mal du tout. Après quatre opérations chirurgicales au dos, il serait logique qu’il ne soit pas en mesure de « driver » loin et précisément. Mais le Tigre a dépassé (en distance) le dernier champion en titre de la « FedExCup », Justin Thomas, plusieurs fois.  Seul le « drive » au 15ème trou s’est lourdement égaré à gauche dans un « lie » injouable. Bref, un premier signe encourageant.
  2. PUTTING : en le voyant « putté », on a cru qu’il avait déjà joué une demi-saison tellement son « putting » semblait au point. Il a fait une poignée de « putt » pour sauver des pars à des distances pas évidentes. Mais aussi de jolie « putts » pour enquiller des « birdies ». Soit 28 « putts » pour son premier tour. Un statistique plutôt bonne après une absence aussi longue !!
  3. IRON : il faut regarder le deuxième coup sur le par 5 du troisième trou. Un coup de fer-2 de 240 mètres environ dans le vent. Il a déposé la balle sur le « green » pour se donner un chance d' »eagle »…
  4. BOUNCING BACK : dans l’attitude le Tigre était aussi présent. Par exemple après avoir fait « bogey » sur le trou n° 15, immédiatement après il a réussit à faire un « birdie » au 16. L’an dernier, il n’arrivait pas à revenir dans la partie après plusieurs erreur et laissait filer son tour. Son état de fatigue était sans doute à l’origine de cela.

Le pire …

  1. CHIPPING: pour revenir dans le cercle des vainqueurs, Tiger devra améliorer grandement son « chipping ». Sur certains « chips » autour des « greens » le résultat était souvent surprenant (trop long ou trop court)…
  2. PAR 5 : il a été mauvais sur les par 5, puisque les deux uniques « bogeys » ont été réalisés sur des par 5 (le 9 et le 15).

 

Tiger Woods et son caddie lors du deuxième tour.

Quant est-il du deuxième tour ?

Le deuxième tour a été bien meilleur.  En effet, avec un score de 68 (soit un coup de mieux que lors du premier tour) dont 1 « eagle », 4 « birdies » et deux « bogeys », le Tigre ne pouvait le résumer que d’un seul mot : « Successfull » (source PGA Tour).

Tiger Woods à produit un jeu de grande qualité. Il a commencé par faire trois « birdies » en quatre trous. Il a fait ensuite trois bons par dont un avec un « chip » vraiment pas évident sur le trou 8. Ensuite, il redonné de l’espoir à ses « fans » en réalisant un « eagle » sur le 9, grâce un coup de bois-3 déposé sur le « green » à plus de 240 mètres et dans le vent…

Il a alors pris la tête du tournoi…seul !! La foule c’est empressée de crier « He’s back! ».

Mais à partir du trou 12, les « greens » était sans doute devenus plus rapide et les « bogeys » sont apparus… Certes, Tiger a alors perdu la tête du tournoi mais termine dans les 5 premiers.

Ce résultat est clairement encourageant. Par ailleurs, son « caddy », Joe Lacava a déclaré qu’il avait vu de véritables progrès de son champion depuis sa dernière visite en Floride :

« A month ago in Florida, he was hitting it pretty good but not to this extent,” LaCava said (source GolfDigest). “Two weeks ago [here] it got better and longer. » “This is as good as I’ve seen it. It’s encouraging.”

 

Tiger Woods lors du troisième tour du HERO WORLD CHALLENGE.

La bataille du troisième tour !!

Difficile journée pour le Tigre !! Dans une journée très venteuse, il n’a pas été le seul à lutter.

Mais, il lui a fallut attendre le 14ème trou avant de faire son premier « birdie »… Il a finit par rendre un carte de 75 (soit 3 au dessus du par) dont 5 « bogeys » et deux « birdies ». Il a montré une certaine impatience voir une certaine nervosité lors de ce troisième tour.

Deux premier trous donneront deux premiers « bogeys », comme début, on a connu mieux. Le Tigre était faible sur le « chipping » et le « putting »… Avec quelque « drive » lâchés à droite et à gauche et bizarrement des sorties de « bunker » assez approximative…

Le vent ne l’a pas aidé dans son jeu de fer lorsqu’il a cherché à trouver la bonne profondeur de ses coups.

Bref, un journée à oublier, mais que le Tigre à terminé avec deux birdies au 14 et au 17.

Le quatrième tour et ensuite !?!

Tiger Woods lors du dernier tour du HERO WORLD CHALLENGE.

Les jours se suivent et ne se ressemble pas. En effet, je ne sais pas si c’est la nouvelle couleur de chemisette arborée par Tiger, mais le jeux était là !!

Pour ce dernier tour, il a produit sur les neuf premiers trous 3 « birdies » et un « eagle » sur le « petit » par 4 (350 yards – 320 mètres) du 7 en faisant une superbe mise en jeux :

Bref, un allez en 31, de quoi assurer le spectacle et enthousiasmer les fans !!

La suite sera un peu plus poussive, puisqu’il commencera par un double « bogeys » au 10 pour ensuite faire 3 « birdies » au 11, 14 et 15 mais malheureusement finir sur deux « bogeys » au 17 et 18.

Tiger Woods au 15, réalisant un sortie de bunker pour « birdie » donné.

Le Tigre termine donc sa semaine de reprise en 9ème position dans son tournoi exhibition mais en ayant montré de très jolies choses. Il a été loin d’être ridicule au « dirving » et au « putting », voir très performant par moment. Cependant, il lui reste quelque réglage à faire sur la profondeur de ses « wedges »…

Bref, tous cela est véritablement enthousiasment pour la saison 2018 et pourquoi pas la pour la « RyderCup 2018 » !!

On finirait presque par en oublier le vainqueur du « HERO WORLD CHALLENGE », Rickie Fowler. L’américain a calmé tous le monde en postant un 61 dont 8 « birdies » sur les 9 premiers trous !! Impressionnant, bravo Rickie !! (un « putting » de folie et un sortie de « bunker » in…)

The dough for Justin Thomas !!!

Le vainqueur de la dernière FedEx Cup, Justin Thomas !!

La « FedEx final Cup » s’est donc terminée avec la victoire de…. Justin Thomas !!!

En effet, à l’issue des 3 premiers tournois de la FedEX, seuls 30 joueurs restaient en lice pour s’affronter dans le dernier tournoi à Atlanta sur le parcours d’East-Lake.

Les trois premiers tournois ont été remportés par :

  • David Leishman, remporte le troisième tournoi, le BMW Championship ;
  • Justin Thomas (déjà lui), remporte le deuxième tournoi, le Dell Tech ;
  • Dustin Jonhson le premier tournoi The Northen Trust.

A l’issue de ces trois tournois, 30 joueurs restaient donc pour se disputer d’une part le titre du « Tour Championship » (quatrième et dernier tournoi) et d’autre part la « FedEx Cup » ou la première place de ces « playoffs » !!

Si on regarde plus précisément la liste de ces 30 derniers joueurs (du PGA Tour) retenus pour cette finale de fin de saison, on retrouve bien évidement une majorité d’américains, quelques européens et des joueurs internationaux (australiens, sud-africain, japonais et vénézuélien). En ce qui concerne les joueurs européens, on a a pu admirer les espagnols (John Ram, Sergio Garcia), les anglais (Justin Rose, Paul Casey). C’est à dire les deux nations majeurs du golf européens. Le meilleur européen, l’espagnol John Ram, réalise un cinquième place !!!

L’espagnol, John Ram, lors du deuxième tours !!

Par ailleurs, le « Tour Championship » à été remporté par un « rookie », Xander Schauffle. Ce jeune californien de 23 ans avait déjà fait une apparition remarqué lors du premier tours. On avait alors pensé que c’était le point culminant de sa saison. Mais c’était bien vite oublié qu’il avait déjà remporté un titre lors de la saison régulière, le « Greenbrier Classic » en Juillet dernier.

Il a remporté le « Tour Championship » avec un dernier tours en 68. Cela ne lui a pas suffit pour gagner la « FedExCup », mais il est entré dans l’histoire de la PGA.

On retiendra aussi, sa personnalité vraiment rafraîchissante !!

Enfin, il repart avec un chèque de 3,5 millions de dollars et une troisième place à la « FedEx Cup ».

Xander Schauffele jutste après son avoir réaliser son dernier put du « Tour Chapionship »

Sinon, quoi d’autre :

  • Paul Casey, l’anglais aurait du éviter ses commentaires sur son incapacité à « fermer » les tournois en réalisant un bon dernier tour le dimanche… En effet, le leader du « Tour Championship » depuis 54 trous a perdu le tournoi dès le début de son dernier tour. Il a fait des « bogeys » sur trois des 9 premiers trous… Enfin, un « bogey » sur le par 3 du 15, en envoyant sa mise en jeu dans l’eau, a définitivement mis fin à son espoir de s’imposer à « East Lake ». Il pouvait ainsi dire en revoir aussi à la « FedEx Cup ». Sa cinquième place est décevante dans le sens ou il était le seul dans le TOP 10 a avoir réalisé un score au dessus du par lors du dernier tour.
  • Jordan Spieth, il avait juste besoin de rentrer un « putt » d’environ 4 mètres pour faire « birdie » au 18 et se mettre en position de remporter la « FedEx Cup » sans avoir remporter aucune des quatre épreuves. Mais pour la première fois, le roi du « putting » n’a pas réussit à faire tomber ce dernier « putt » et a laissé la victoire à son copain, Justin Thomas. Le dernier tour de Jordan Spieth a été un  beau spectacle (67) mais cela n’a pas suffit pour remporter le titre, il pourra regretter son deuxième tour à 70…
  • Hideki Matsuyama, la star japonaise, n°2 mondial, a réalisé pour la quatrième fois consécutive, un « finish » plus que décevant (26 ème). Ses espoirs de gagner la « FedEx Cup » se sont envolés dès son premier tour à 75… Ce fut un fin décevante malgré une solide saison réalisée par le Japonnais. C’est un inquiétant pour l’équipe international qui va affronter la grosse « US Team » lors de la « Président Cup ».

Enfin, le parcours de « East Lake » semble être le grand vainqueur de ce « Tour Championship ». En effet, depuis 2016, et l’inversement du parcours (i.e. les neufs derniers trous sont devenus les premiers), le spectacle est au rendez-vous.  La fin du parcours avec le par 3 du trou n°15, suivi des difficiles par 4 du 16 et du 17 et pour finir le par 5 du 18 qui est atteignable en 2 coups (pour les pro !!!) donnent un finish plein d’excitation !!!

Le par 5 du 18 qui illustre bien le « risk and reward » !!