10 choses ennuyeuses que font les pros, du PGA Tour, pour s’améliorer

Traduction de l’article « 10 boring things tour pros dot to get better at golf », paru sur le site GolfDigest.com et écrit par le journaliste Luke Kerr-Dineen.

J’ai traduis cet article, car je suis sur qu’il peut apporter beaucoup de choses aux « Guerriers du Week-end ».

Scottier Scheffler – Photo: Al Chang/ISI Photos

Être très bon au golf c’est vraiment très amusant. On voyage à travers le monde pour jouer les plus beaux parcours, on gagne des fortunes et on atteint la gloire.

Mais devenir très bon au golf est une tâche monotone. Cela nécessite des heures d’entrainement, seul. Des réveils matinaux et d’innombrables répétitions à s’entrainer sur des choses simples et ennuyeuses pour essayer de s’améliorer un petit peu.

Il y  a quelques semaines, j’ai demandé à un groupe de joueurs et d’entraineurs quelles étaient ces choses simples et ennuyeuses afin que le reste d’entre nous puisse en tirer des leçons. Peut-être même, les réaliser à l’entrainement.

Voila ce qu’ils ont dit :

1) Sam Burns: tracer une ligne de craie

Sam Burns

C’est la première chose qui est venue à l’esprit de Sam Burns lorsque je lui ai posé la question. Il n’a pas hésité, et on comprend facilement pourquoi.

De nombreux pros s’entraînent à tracer une ligne au sol pour s’assurer que leur putt par bien sur la bonne ligne, et voir la balle rouler d’un côté ou de l’autre. Et ainsi, corriger si nécessaire.

« Tracer une ligne à la craie est assez ennuyeux, mais vraiment utile. C’est une pratique quotidienne et votre putting s’améliorera probablement beaucoup. »

Sam Burns

Sam Burns le fait, ce qui est logique : il est premier en « Strock Gained/putting » sur le PGA Tour cette saison.

2) J.T Poston: travailler votre alignement

J.T Poston

En voici un ennuyeux, souvent négligé par les golfeurs amateurs : la visée.

Si vous ne visez pas là où vous pensez vouloir être, vous risquez de faire de mauvais swings pour compenser. Pire : vous pourriez faire de bons swings qui envoient la balle là où vous ne le souhaitez pas.

On voit souvent les joueurs travailler sur cet aspect en plaçant une série de bâtons d’alignement au sol. Un le long de leurs pieds, par exemple, et un autre le long de la ligne de cible. C’est un moyen simple de synchroniser ses yeux avec l’endroit où vous souhaitez qu’ils soient.

« Faire les mêmes choses au practice tous les jours, comme travailler son alignement… la régularité est ennuyeuse. Mais c’est ce qui fait la force des joueurs, car c’est important.  Scottie en est l’exemple parfait. »

J.T.Poston

3) Scottie Scheffler: faite attention a votre Grip

L’outil de travail préféré de Scottie.

Vous savez ce que Scottie travaille beaucoup ?

Son grip.

Comme la plupart des golfeurs, il a tendance a se modifier avec le temps, ce qui peut affecter son « takeaway » et d’autres positions lors de son « backswing ».

C’est pourquoi il emporte un fer 7 supplémentaire avec un grip d’entraînement (cf. photo ci-dessus) pour s’entraîner et vérifie minutieusement la position de ses mains avant chaque balle de practice.

« Pour moi, ce sont juste des points de contrôle. Je ne cherche pas à trouver quelque chose en arrivant à un tournoi. J’essaie de faire les mêmes choses que j’ai toujours faites. Avoir un bon Grip a toujours été un de mes fondamentaux. »

Scottie Scheffler

4) Brian Harman: penser à la récupération

Brian Harman

Franchement, celle-ci m’a un peu surpris, mais c’est une bonne chose.

Travailler son golf, pour les joueurs du circuit comme pour nous tous, est stressant.

Il est facile de négliger les soins personnels et la récupération, mais c’est essentiel pour guérir, explique Brian Harman.

« Un endroit paisible où se reposer est très important. On est souvent ballotté ici, et avoir un endroit où se retrouver seul pour se ressourcer est vraiment important. »

Brian Harman

5) L’entraineur Sean Foley: activer votre corps

Sean Folley

Au moins, quand on pratique le golf, on fait littéralement ce qu’on a envie de faire. Mais le golf n’est pas les échecs. C’est un sport, et que l’on le veuille ou non, il faut passer du temps en salle de sport.

« Faire des exercices d’activation en salle pour préparer son corps, c’est ennuyeux. S’étirer, c’est ennuyeux. Le faire tous les jours, 50 semaines par an, c’est vraiment ennuyeux », explique Sean Foley, enseignant classé n° 3 par Golf Digest.

« Tout le monde est bon au golf parce qu’il est passionné par ce jeu, mais je pense que ceux qui deviennent excellents sont ceux qui excellent dans les aspects qu’ils n’aiment pas. »

Sean Folley

6) Corey Conners: travailler votre tempo

Correy Conners

Correy Conners possède l’un des swings les plus fluides du golf, mais cela n’est pas le fruit du hasard.

Le Canadien a déclaré qu’il passait des heures au practice avec son père, à s’entraîner à faire une pause entre son « backswing » et son « downswing ».

« Il a toujours pensé qu’avec un bon rythme dans son swing, il n’était pas nécessaire d’avoir une mécanique de swing parfaite. Travailler le tempo et le rythme est assez ennuyeux. Il n’y a rien de trop sophistiqué ni de trop tape-à-l’œil, mais je pense que c’est vraiment important. Cela m’a toujours aidé à frapper la balle avec plus de force et cela peut aider le golfeur de tous les jours. »

Correy Conners

7) L’entraineur Justin Parsons: travaille ta posture

Justin Parsons

À quand remonte la dernière fois où vous avez vérifié votre posture de swing au golf ?

Les pros le font tout le temps, plusieurs fois par jour. Essayez vous-même devant un miroir et vous réaliserez rapidement à quel point cela peut être fastidieux. Mais les pros ne le font pas par intérêt. Ils le font parce que c’est important.

« Lorsque votre corps est déséquilibré au moment de la mise en place, la première chose qu’il essaie de faire lorsque vous commencez à bouger est de trouver l’équilibre. Adopter une bonne posture est un détail sur lequel ces gars se concentrent chaque jour. »

Justin Parsons

8) Luke Donald: travailler vos Wedges

Les pros s’efforcent de frapper la balle plus loin au départ afin de se mettre à portée de score avec leurs wedges, mais cela ne fonctionne que si vous maîtrisez parfaitement vos wedges.

Ce qui, bien sûr, demande de l’entraînement.

La plupart des pros y parviennent simplement en frappant plusieurs wedges à différentes distances.

Dustin Johnson a amélioré son jeu de wedge en frappant des coups à moins de 90 mères à intervalles aléatoires.

J.T. Poston le fait en progressant par paliers de cinq mètres.

Luke Donald, l’un des meilleurs joueurs de wedge de tous les temps, le faisait par paliers de trois mètres.

« Plutôt que de frapper toujours au même endroit, ce qui n’est pas très similaire à ce que vous rencontrez dans votre partie de golf, j’essaie de créer des jeux qui ressemblent davantage à des situations réelles du golf. Créez de la variabilité et attribuez lui un score. Vous pourrez ainsi déterminer où vous vous situez et ce que je dois améliorer ou non. »

Luke Donald

9) L’entraineur Adam Schriber: faire beaucoup de putts courts

Adam Schriber et son poulain J.J Spawn (source adamschriber.com)

Dans le même ordre d’idées, les pros s’entraînent sans relâche à leurs putts courts, chaque jour.

Pourquoi?

Parce qu’une différence de 5 % entre réussir 92 % de leurs putts à moins de 1,5 mètre et réussir 87 % de leurs putts, c’est la différence entre être dans le Top 10 du circuit et ne pas figurer parmi les 100 premiers.

« Il faut les répéter encore et encore. Frappez tous ces putts de moins d’un mètres, c’est vraiment ennuyeux, mais c’est le seul moyen de s’améliorer. »

Adam Schriber

10) Matt Fitzpatrick: suivez vos statistiques

Les 3 meilleurs coups, de Matt Fitzpatrick, lors de son dernier tour et de sa victoire à l’US Open 2022 (Source: clippd.com)

Pour progresser au golf, la moitié de la bataille consiste à savoir dans quels domaines s’améliorer.

Et pour cela, il faut suivre ses statistiques.

Matt Fitzpatrick est connu pour avoir enregistré manuellement chacun de ses coups sur le parcours, puis les avoir saisis dans un tableur pour les analyser. La plupart des joueurs ont une équipe d’entraîneurs qui analysent les chiffres après chaque partie, et c’est à eux de se réunir chaque semaine pour tout analyser.

« C’est quelque chose que j’ai toujours fait, car je pense que cela me donne un avantage. »

Matt Fitzpatrick.

« Passer en revue les données avec votre équipe semaine après semaine, c’est ennuyeux, mais ça leur permet de payer leurs factures. »

Sean Foley

Merci de votre attention et de votre lecture.

Bon entrainement.

THE GOLFIEST

Dave Pelz, la science au service du Golf !

Dave Pelz (source pelzgolf.com)

Dans une grande discrétion, comme l’homme l’était sans doute, Dave Pelz est parti (à 85 ans) le 23 mars. Il est l’un des plus grands coachs de petit jeu mais surtout un très grand innovateur dans le golf. Ses innovations étaient avant tout basées sur la science. En effet, son parcours de grand scientifique, avant de devenir coach de golf, lui a permis de démontrer factuellement ce que certains d’entre eux présentaient. Bref, il a mit la science au service du golf.

Des étoiles au golf

Dave Pelz (la flèche rouge), dans les équipes de la NASA (source pelzgolf.com)

Golfeur invétéré (il joue son premier tournoi a 7 ans), Dave Pelz, poursuit son parcours académique jusqu’à entrer à l’université d’Indiana. Durant ces quatre années de cursus golfique, il étudia principalement la physique mais aussi les mathématiques, l’astronomies et la philosophie. Ne vous trompez pas, sa principale raison d’intégrer Indiana State, était de pouvoir jouer un jour sur le PGA Tour.

Comme tous les élèves de ce cursus, vient le moment de se demander s’il pourra embrasser une carrière professionnelle. Pour cela, Dave Pelz, a regardé les faits et c’est assez vite rendu compte que ça ne serait pas le cas :

« J’ai continué à me faire battre par les golfeurs du Top 10, notamment un gars de l’université d’Ohio, un certain Jack Nicklaus. « 

Dave Pelz

Il trouve alors un travail a la NASA (Space Flight Center) dans la banlieue de Washington DC. Il laissera de côté pendant plusieurs année le golf, il ne pouvait pas s’offrir des droits de jeux dans un club privé. A la place, il se lance dans la course automobile… Au bout de 2 ans et de 3 crashs, il se rend compte que si tu as un mauvais jour au golf, tu es déçu mais tu es toujours en vie mais un mauvais jour en course automobile, on vous enterre.

Il reprend donc le golf, il refait des tournois et le soir ; il met ses connaissances scientifiques au service de l’amélioration de son jeu. Il jouera jusqu’au niveau national et se qualifiera pour l’US Open amateur (Ridgewood Country Club). Il sera malheureusement éliminé au deuxième tour car son putter, de sa propre confection, n’était pas conforme…

Avant de se lancer dans le golf définitivement, en 1975, il aura passé 14 ans à la NASA. Il a fait des recherches sur l’atmosphère terrestre et les planètes. Il sera nommé par la NASA, chercheur principal. Il a dirigé des programmes internationaux de recherche scientifique avec les italiens (satellites San Marcos) et allemand (satellites Aeros).

Des balbutiements de son activité aux premiers succès

Une fois sa décision prise, de se lancer complètement dans le golf, Dave Pelz a été patient pour en vivre correctement. Mais surtout pour que ses méthodes soient reconnues. En effet, sa société a commencé à faire des profits dans les années 90.

La « Performance Error Index » (PEI)

Sa première découverte, notamment en suivant plusieurs professionnels lors de tournois, est de constater que la beauté du swing n’était en rien un facteur de succès et encore moins synonyme de bonne carte de score. La clé était l’évaluation précise de la performance d’un coup. C’est-à-dire le pourcentage ou le taux d’erreur d’un coup (ex : pour un Fer 7). A partir de là, il est en mesure déterminer « Percentage Error Index » (PEI)  d’un joueur en faisant la moyenne des taux d’erreur de chaque club.

La mesure de la performance du swing est née avec le PEI.

Ça va être la base de ses plus de 20 ans de recherche, qu’il commencera par alimenter en suivant les professionnels du PGA et LPGA Tour sur les tournois et en notant ses données sur des cahiers les différentes statistiques….

L’importance du petit jeu

Grace à l’analyse de ces données, il va montrer que le facteur déterminant de la carte de score n’est ni le « Driving », ni le « putting » mais le petit jeu. En effet, dans toutes les données collectées, il n’y avait pas seulement le pourcentage d’erreur mais aussi la distance parcourue en vol de la balle et où est ce qu’elle termine.

Parmi ses données, il va mette à jour la dispersion des coups : les golfeurs réalisent la plupart du temps des coups avec la bonne distance mais pas la bonne direction.

Dispersion pour des coups de fers 7, 8 et 9 (source – Dave Pelz’s Short Game Bible)

A partir de ce schéma, il est facile de comprendre l’importance du petit jeux sur notre carte de score. Il démontrera aussi, à l’aide de ses données collectées, le taux de conversions du putting (i.e. putts rentrés en fonction de la distance).

Le taux de conversion du putting (source – Dave Pelz’s Short Game Bibble)

Le scientifique passionné du jeu est lancé, plus rien ne l’arrêta. Aussi bien en termes d’innovation (17 brevets) qu’en termes de coaching de joueurs professionnels.

Les règles de Dave

Grace à ses expériences et aux données collectées, au fil du temps, Dave Pelz a édicté 5 règles (basées sur ses recherches) qui peuvent faire améliorer votre petit jeux :

Un swing d’horloger pour maîtriser ses distance

Le swing d’horloger

Ajouter plus de wedge (dans votre sac) pour couvrir les écarts de distance

En parlant de wedges, Pelz avait une longueur d’avance en suggérant aux joueurs d’en avoir davantage. La plupart des joueurs avaient autrefois un pitching wedge et un sand wedge – peut être un wedge de plus, tout au plus – puis une multitude de clubs dans leur sac.

Pelz a inversé la tendance, démontrant que les golfeurs avaient trop de longs clubs pour trop peu de coups. En remplaçant les fer 2 et 3 par des gap wedges et des lob wedges, on pouvait réduire l’écart de distance entre ses clubs là ou en avait le plus besoin. Vingt ans plus tard c’est la norme.

Tripler le « break » que vous observerez sur vos putts

Imaginez un putt cassant de droite à gauche. Vous pensez qu’il va casser à environ 30 centimètres, alors vous imaginez une ligne droite allant de la balle à un endroit à trente centimètre du trou. C’est normal, mais le problème, c’est que vous avez tout simplement sous-estimé ce putt.

Dans ses recherches, Pelz à montré que la balle ne suit pas une ligne droite pour ensuite tourner. Elle commence à tourner progressivement dès qu’elle quitte la face du putter.

Au lieu de sous-estimer le putt puis de compenser, Pelz à constaté que la plupart des golfeurs amateurs devraient tripler la valeur de la cassure qu’ils lisent.

Alors, ce putt que vous pensez casser à trente centimètres? Vous avez probablement plus de chances de le réussir en jouant 90 centimètres de cassure.

Attention aux mauvaises balles

De nos jours, les balles de golf sont fabriquées avec des tolérances incroyablement impressionnantes. Mais lorsque Pelz a fait son appariation au début des années 90, ce n’était pas tout a fait vrai. Pelz à identifier comment les coutures des balles les alvéoles irrégulières et les balles de golfs déséquilibrées affectent la capacité d’un putt à rouler droit. Il a suggéré de tester les balles de golf que vous utilisez en les faisant flotter dans l’eau salée… comme l’a fait un certain Bryson DeChambeau.

Ajouter de la vitesse supplémentaire pour battre le « lumpy donut »

Le green est vaste, mais le trou n’en occupe qu’une infime partie. Cela signifie qu’a un moment donné, tous les golfeurs ayant joué ce jour-là se rassembleront autour de cette petite zone autour du trou.

Pelz, appelle cela l’effet « lumpy donut », une zone d’environ 30cm à 1,80m tout autour du trou (car jamais personne ne marche jamais directement sur le trou). La forte circulation piétonnière affaisse le sol et rend le green encore plus bosselé à cet endroit. La balle déviera de sa trajectoire dans cette zone si elle avance trop lentement.

Pelz conseille donc aux golfeurs de compenser cet effet en frappant leurs putts avec un peu plus de vitesse.

L’objectif doit être de frapper la balle de manière à ce qu‘elle dépasse le trou de 43cm, soit suffisamment rapide pour la faire passer à travers le beignet bosselé. Ces 43cm, la mesure que beaucoup considère encore aujourd’hui comme la référence absolue.

Ils lui doivent beaucoup surtout un certain Phil Michelson

La liste des joueurs professionnels (homme et femme) qui ont travaillé avec Dave Pelz est longue comme le bras. Certains noms sortent du lots, comme :

Bref, en découvrant cette liste, vous comprenez l’influence majeur de cet innovateur du petit jeux.

Plus récemment (il y a maintenant 10 ans) il avait accepté de travailler avec Captain America (Patrick Reed). C’est sans doute ce qui a permis à Patrick Reed de s’imposer au Masters de 2018. Un élève de Pelz, de plus (14 élèves), à s’imposer dans de ce tournoi. Voila l’hommage de Patrick Reed à Pelz :

« Grâce à la science, à la recherche et aux expériences, tout ce qu’il m’a appris est resté valable et le restera toujours, car Dave n’a jamais soutenu ce dont il n’était pas sûr à 100 %. Il ne se laissait pas influencer par le vent, il était le vent. Chaque fois que je le rencontrais, il m’émerveillait, car sa présence, sa sincérité, son humour bienveillant et sa motivation en faisaient le meilleur coach que j’aurais pu espérer. »

Patrick Reed – Mars 2025 – source pelzgolf.com

Patrick Reed et Dave Pelz

Mais le plus médiatique de ses élèves est Phil Mickelson. Le génie du petit jeux mélangé à la science a donner des résultats incroyables. Et surtout, j’imagine, des discussions folles entre ces deux protagonistes.

Alors que le Masters va se dérouler cette semaine, une victoire de Phil Mickelson serait la meilleur façon de rendre hommage à un de ses mentors.

Conclusion

Dave Pelz a eu un influence considérable sur le golf moderne; il a démonter l’importance du petit jeu et a aussi été, en parallèle, un grand innovateur dans son sport. Les titres gagnés par les joueurs ayant fait appel à ses services sont considérables. J’espère que les joueurs plus récents, comme Patrick Reed ou Phil Mickelson seront lui rendre une hommage à la hauteur en figurant du mieux qu’ils peuvent aux Masters. L’œuvre de Dave Pelz est pléthorique, si il y a quelque chose à lire, c’est la « Dave Pelz’z Short Game Bible ». Il finira par vous convaincre de la nécessité de travailler votre petit jeu, plus que votre Driving. Vous pourrez par exemple, mesurer votre « Short-Game Handicap » et vous comparez ainsi aux performances des professionnels.

THE GOLFIEST

Drive pour la galerie et putt pour la victoire !!

Les beaux jours commencent à revenir (si, si …) le printemps est bientôt là et vous êtes fin prêt pour les prochaines compétitions. Pour certains, un changement de matériel a même été opéré, ainsi de nouveaux fers ou un nouveau driver sont dans le sac !!
Mais pas de nouveau putter ? C’est moins souvent à priori….Cette partie du jeux est tellement sensible et importante que le changement ne s’opère pas aussi facilement.

Qu’en est-il du putting et de son importance ? Peut-on gagner sans être bon dans ce domaine ? Qui sont les meilleurs ? Que peux ton apprendre d’eux ?

LE PUTTING, TU CHÉRIRAS !!

Chez les professionnels, le putting représente entre 40 et 45% de leurs coup (en moyenne). C’est dire l’importance de cette partie du jeu. Elle est souvent négligée ou approchée comme une espèce de science occulte… Il ne faut donc surtout pas la négliger mais la travailler pour être performant sur le parcours et lors des compétitions.

Prenons par exemple, les 3 derniers tournois de l’European Tour : le WGC – Mexico Championhip, le Tswhane Open et le Hero Indian Open.

Qu’est ce que l’on peut en déduire sur l’importance du putting ?

En considérant, sur ces 3 tournois, la statistique “le nombre moyen de putts par tours” (”Putts Per Round”), nous constatons :

Pour le WGC Mexico, dans les 4 tours, on retrouve dans les 5 premiers, les joueurs qui font le moins de putt par tour donc les meilleurs à cette statistique de “Putts Per Round”. Par exemple, la remonté de Phil Mickelson lors du 3ème Tour, vient du fait qu’il a un “Putts Per Round” de 26.7; qui est le meilleur score du 3ème tour !! Et Justin Thomas, qui fait une énorme remonté lors du dernier tour, et bien c’est aussi à cause de la meilleur performance en “Putt Per Round” (26.8) de ce dernier tour. Il terminera deuxième du tournoi ;

– Pour le Tshwane Open, dans les 4 tours, on retrouve dans les 5 premiers certains des 10 premiers en “Putt per Round”. Un bon contre exemple est la performance de Sebastien Gros (4ème) avec un très mauvais “Putt Per Round” (67 ème) mais premier en Green en Régulation (89%) et en Driving (355 Yds)!!!

– Enfin, sur le Hero Indian Open, on constate sur les deux derniers tours que les meilleurs en “Putts Per Round” occupent les premières places. Le vainqueur de ce tournoi, l’anglais Matt Wallance, a été premier et deuxième sur cette statistique… Et pendant, ce temps là, le leader des deux premiers tours Emiliano Grillo, descendait à la 4ème place (43ème au « Putts Per Round » sur le R3) puis à la 6ème place (55ème au « Putts Per Round » sur R4) à cause de son putting…

Bref, l’importance du putting, n’est plus a démontrer. Le putting est la clé d’une victoire !!

QUI SONT LES PLUS GRANDS « PUTTERS » DE L’HISTOIRE ?

On va faire un petit TOP 3, pour appuyer la démonstration réalisée un peu plus haut :

1) TIGER WOODS

Pendant que vous êtes tranquillement assis, vous allez probablement vous rappeler une demi-douzaine de “putts de oufs” que Tiger a fait dans sa carrière:

– Valhalla sur le premier trou des play-off contre Bob May au Championnat 2000 de la PGA;

– le birdie sur le 72ème trou de l’Open des États-Unis 2008 pour forcer un match de « playoff » le lundi contre Rocco Mediate;

– celui pour arracher le Bay Hill Invitational 2008 à Bart Bryant;

– ou le “put de ouf” sur l’île du TPC Sawgrass

Tiger est le plus grand « putter » de tous les temps car il fait les putts qu’il devrait faire et ceux qu’il ne devrait pas. De 2004 à 2008, la distance moyenne des Putts fait (i.e. qui tombent) par Tiger, une statistique un peu cérébrale qui calcule la distance totale des putts fait pour un tournoi donné, est de 6 pieds (1,80 m) plus longue que la moyenne du Tour. Il est un expert à faire de longs putts que d’autres golfeurs manquent.

2) Jack Niklaus

Le jeu de Jack Nicklaus a toujours été synonyme de puissance, mais contrairement à la plupart des joueurs de ce type, il était un un grand stratège. Jack Niklaus avait pour règle d’or de tout faire pour éviter les trois putts.
“I’m one of the greatest two-putters”, a-t-il déjà dit.
S’il ne t’avait pas déjà battu depuis le tee et le green, il gagnait avec un putt sorti de nulle part. La grandeur de Nicklaus est plus sur le drame qu’autre chose. Il a fait UN putt sur les six des neuf derniers greens au Masters de 1986 pour revenir huit points et ainsi remporter son 18e majeur record.

3) Jordan Spieth

Les statistiques de Jordan Spieth sont incroyables, par exemple en 2016 :

  • 5% de 3 putts pour toutes ces tournois en 2016 alors que les autres joueurs sont à 8% ;
  • 12% de 1 putts pour tous ces tournois en 2016 alors que les autres joueurs sont à 7%…

Mais ses victoires grâce à son putting sont mémorables comme par exemple le dernier « The Open » :

Bref, ces trois grands joueurs ont rempli leur palmarès des plus grand trophées notamment à cause de leur putting.

A cette courte liste, on peu ajouter aussi, Ben Crenshaw, Bobby Jones, Arnold Palmer, Severiano Ballesteros,…

 ET SINON, QUI ÉTAIT LE MEILLEUR « PUTTEUR » EN 2017 ?

Dans l’ordre on a :

  1. Justin Thomas : meilleur joueur de l’année (PGA Tour) et 5 victoires en 2017 ;
  2. Jordan Spieth (comme par hasard) : il a décroché un majeur, The Open, en 2017;
  3. Jason Day : par une année 2017 extraordinaire mais plusieurs TOP 10 importants comme au AT&T Byron Nelson, à l’USPGA Championship, au Northern Trust Open, et au BMW Championship;
  4. Rickie Fowler : vainqueur du Honda Classic et du Hero World Challenge, il a aussi décroché 10 Top 10 ;
  5. Brooks Koepka : vainqueur de l’US Open en 2017 ;
  6. Anirban Lahiri : malgré une année sans victoire de très bon résultats sur le PGA Tour…

ET, ILS FONT QUOI LES BONS « PUTTEURS » POUR ETRE BONS… JUSTEMENT ?

Prenons, deux démons du putting, Jordan Spieth et Tiger Woods, rien que ça !!

Dans un des numéros de GolfDigest (Juin 2017), Jordan Spieth expliquait sa « routine ». En gros, ça donne  :

  • La lecture… du putt of course : « Quand je lis un putt, je suis très attentif. C’est un processus en trois étapes: d’abord, je regarde de derrière la balle pour déterminer la ligne. Deuxièmement, je marche le long du côté droit du putt pour évaluer la vitesse car il est plus facile de voir la pente. Troisièmement, je marche derrière la trou, où je peux alors juger la ligne d’une autre perspective. Quand je suis confiant à propos de ma lecture – je sais où je veux commencer le putt et quelle vitesse je veux mettre – j’interviens. Je m’avance toujours de derrière la balle jusqu’à la ligne, tenant le visage de mon putter dans ma main gauche légèrement comme je suis sur la photo (ci-dessous). C’est mon habitude. Se déplacer de la même manière à chaque fois, peu importe ce que vous faites, est la seule chose sur laquelle vous pouvez avoir un contrôle total si vous vous donnez la peine de faire l’effort. » (Jordan Spieth – GolfDigest 2016).

La lecture (avec une belle chemise jaune…)

  • La routine : « Tout d’abord, ce qui importe est la cible visée par le putter. Sans objectif presque parfait, je ne pense pas que quiconque pourrait réussir, même par accident. Je place le putter d’abord avec ma main droite seulement. Alors que je vise et regarde ma ligne, mes pieds s’installent. C’est un point qui mérite d’être souligné: mon corps s’adapte à la position du putter, jamais dans l’autre sens. Puis j’ai mis ma main gauche, sous ma droite, pour prendre une prise en main croisée. Tout devrait se sentir équilibré, mon poids distribué uniformément dans mes pieds et mes épaules au niveau. Je pourrais prendre quelques coups de pratique, ou je ne pourrais pas. Ce que je fais toujours, c’est une légère pression vers l’avant, en balançant légèrement la poignée vers la cible, pour commencer mon coup. Cette presse est mon déclencheur, mon repère, pour laisser l’obscurité prendre le dessus. » (Jordan Spieth – Golf Digest 2016)

La routine

  • La roule : « Quand je marche autour d’un green d’entraînement sur le circuit de la PGA, je peux dire d’emblée qui est un bon « putteur ». Vous pouvez tout voir dans la finition. Les gars qui puttent super bien font des accélérations impressionnantes à travers la balle, ainsi la tête de putter et l’épaule finissent en bas et en avant. Même sur les putts doux et courts, un coup assertif est immédiatement reconnaissable. D’un autre côté, les gars qui espèrent juste faire des putts ont tendance à laisser la tête du putter et l’épaule remonter après l’impact. C’est comme si vous pouviez les voir reculer pour regarder, curieux de savoir où va la balle. Une finition forte et basse avec la tête de putter basse n’est pas quelque chose aux quelles je pense lors de la réalisation de mon putt; c’est juste une tendance universelle que j’ai remarquée parmi les meilleurs. Comme je l’ai dit plus tôt, je ne pense à rien quand je putt. C’est un endroit où vous arrivez soudainement après beaucoup de préparation progressive. » (Jordan Spieth – GolfDigest 2016).

La roule

Le secret de Tiger Woods au putting, le même « fuckin » grip depuis toujours !! Dans son livre, « How I Play Golf », il est parfaitement illustré par la photo suivante :

Grip de Tigre !!!

CQFD sur le putting.

The Golfiest

 

Comment s’échauffer en 20 minutes pour faire un golf ?

Le Coach, Jason Guss.

Le Golf est un sport et donc comme tous les sports avant une partie… il faut s’échauffer. Mais le golf est un sport qui prend du temps. Par conséquent, il nous arrive d’être à court de temps par ce nous aimerions passer au « Proshop », prendre un café et s’échauffer…

Bref, il est assez fréquent d’avoir uniquement 20 minutes pour s’échauffer.

ALORS QUE FAIRE ?

Jason GUSS a trouvé la solution. En effet, ce jeune enseignant américain préconise :

  • de commencer sa séance au « Putting Green » :
    • prendre 5 balles et les positionner à environ 1m 50, lorsque vous en rentrez 3 sur 5, passer à l’excercice suivant;
    • faire deux « chips » en dehors du green, vous devez les réussir (i.e. avoir « putt » donné)  successivement pour passer à l’exercice suivant ;

Cela complète la séance d’échauffement du petit jeux. Si l’horloge n’a pas atteint les 20 minutes, allez au « Practice » pour s’échauffer au  grand jeu :

  • Jason GUSS préconise de frapper les coups dans l’ordre suivants : Driver puis PW, Driver puis Fer 7, Driver puis Fer 5, Driver puis Hybrid, Driver puis Bois 3.

Vous ne pouvez pas passer au tir suivant que si vous avez réussit le précédant. Si vous ne frappez pas correctement un coup, vous devez recommencer la séquence. Par ailleurs, il est important de faire sa routine avant chaque coup.

QUEL EST L’AVANTAGE DE CE TYPE DE PRATIQUE ?

D’après Jason Guss : « En faisant varier le club à chaque fois que vous frappez un coup, vous simulez un tour/une partie de golf » (source GolfDigest). « En recommençant, après avoir fait une erreur, vous ajoutez de la pression. L’échauffement rapide du petit jeu à le même objectif, c’est à ajouter de la pression. Ce que peut de gens incluent lors de l’échauffement »

Bref, plus vous vous entraînez avec une pression supplémentaire, moins vous serez découragez lors des « up and down » ou durant les « match play » avec vos potos !!

The Gofiest.