Traduction de l’article « 10 boring things tour pros dot to get better at golf », paru sur le site GolfDigest.com et écrit par le journaliste Luke Kerr-Dineen.
J’ai traduis cet article, car je suis sur qu’il peut apporter beaucoup de choses aux « Guerriers du Week-end ».

Être très bon au golf c’est vraiment très amusant. On voyage à travers le monde pour jouer les plus beaux parcours, on gagne des fortunes et on atteint la gloire.
Mais devenir très bon au golf est une tâche monotone. Cela nécessite des heures d’entrainement, seul. Des réveils matinaux et d’innombrables répétitions à s’entrainer sur des choses simples et ennuyeuses pour essayer de s’améliorer un petit peu.
Il y a quelques semaines, j’ai demandé à un groupe de joueurs et d’entraineurs quelles étaient ces choses simples et ennuyeuses afin que le reste d’entre nous puisse en tirer des leçons. Peut-être même, les réaliser à l’entrainement.
Voila ce qu’ils ont dit :
1) Sam Burns: tracer une ligne de craie

C’est la première chose qui est venue à l’esprit de Sam Burns lorsque je lui ai posé la question. Il n’a pas hésité, et on comprend facilement pourquoi.
De nombreux pros s’entraînent à tracer une ligne au sol pour s’assurer que leur putt par bien sur la bonne ligne, et voir la balle rouler d’un côté ou de l’autre. Et ainsi, corriger si nécessaire.
« Tracer une ligne à la craie est assez ennuyeux, mais vraiment utile. C’est une pratique quotidienne et votre putting s’améliorera probablement beaucoup. »
Sam Burns
Sam Burns le fait, ce qui est logique : il est premier en « Strock Gained/putting » sur le PGA Tour cette saison.
2) J.T Poston: travailler votre alignement

En voici un ennuyeux, souvent négligé par les golfeurs amateurs : la visée.
Si vous ne visez pas là où vous pensez vouloir être, vous risquez de faire de mauvais swings pour compenser. Pire : vous pourriez faire de bons swings qui envoient la balle là où vous ne le souhaitez pas.
On voit souvent les joueurs travailler sur cet aspect en plaçant une série de bâtons d’alignement au sol. Un le long de leurs pieds, par exemple, et un autre le long de la ligne de cible. C’est un moyen simple de synchroniser ses yeux avec l’endroit où vous souhaitez qu’ils soient.
« Faire les mêmes choses au practice tous les jours, comme travailler son alignement… la régularité est ennuyeuse. Mais c’est ce qui fait la force des joueurs, car c’est important. Scottie en est l’exemple parfait. »
J.T.Poston
3) Scottie Scheffler: faite attention a votre Grip

Vous savez ce que Scottie travaille beaucoup ?
Son grip.
Comme la plupart des golfeurs, il a tendance a se modifier avec le temps, ce qui peut affecter son « takeaway » et d’autres positions lors de son « backswing ».
C’est pourquoi il emporte un fer 7 supplémentaire avec un grip d’entraînement (cf. photo ci-dessus) pour s’entraîner et vérifie minutieusement la position de ses mains avant chaque balle de practice.
« Pour moi, ce sont juste des points de contrôle. Je ne cherche pas à trouver quelque chose en arrivant à un tournoi. J’essaie de faire les mêmes choses que j’ai toujours faites. Avoir un bon Grip a toujours été un de mes fondamentaux. »
Scottie Scheffler
4) Brian Harman: penser à la récupération

Franchement, celle-ci m’a un peu surpris, mais c’est une bonne chose.
Travailler son golf, pour les joueurs du circuit comme pour nous tous, est stressant.
Il est facile de négliger les soins personnels et la récupération, mais c’est essentiel pour guérir, explique Brian Harman.
« Un endroit paisible où se reposer est très important. On est souvent ballotté ici, et avoir un endroit où se retrouver seul pour se ressourcer est vraiment important. »
Brian Harman
5) L’entraineur Sean Foley: activer votre corps

Au moins, quand on pratique le golf, on fait littéralement ce qu’on a envie de faire. Mais le golf n’est pas les échecs. C’est un sport, et que l’on le veuille ou non, il faut passer du temps en salle de sport.
« Faire des exercices d’activation en salle pour préparer son corps, c’est ennuyeux. S’étirer, c’est ennuyeux. Le faire tous les jours, 50 semaines par an, c’est vraiment ennuyeux », explique Sean Foley, enseignant classé n° 3 par Golf Digest.
« Tout le monde est bon au golf parce qu’il est passionné par ce jeu, mais je pense que ceux qui deviennent excellents sont ceux qui excellent dans les aspects qu’ils n’aiment pas. »
Sean Folley
6) Corey Conners: travailler votre tempo

Correy Conners possède l’un des swings les plus fluides du golf, mais cela n’est pas le fruit du hasard.
Le Canadien a déclaré qu’il passait des heures au practice avec son père, à s’entraîner à faire une pause entre son « backswing » et son « downswing ».
« Il a toujours pensé qu’avec un bon rythme dans son swing, il n’était pas nécessaire d’avoir une mécanique de swing parfaite. Travailler le tempo et le rythme est assez ennuyeux. Il n’y a rien de trop sophistiqué ni de trop tape-à-l’œil, mais je pense que c’est vraiment important. Cela m’a toujours aidé à frapper la balle avec plus de force et cela peut aider le golfeur de tous les jours. »
Correy Conners
7) L’entraineur Justin Parsons: travaille ta posture

À quand remonte la dernière fois où vous avez vérifié votre posture de swing au golf ?
Les pros le font tout le temps, plusieurs fois par jour. Essayez vous-même devant un miroir et vous réaliserez rapidement à quel point cela peut être fastidieux. Mais les pros ne le font pas par intérêt. Ils le font parce que c’est important.
« Lorsque votre corps est déséquilibré au moment de la mise en place, la première chose qu’il essaie de faire lorsque vous commencez à bouger est de trouver l’équilibre. Adopter une bonne posture est un détail sur lequel ces gars se concentrent chaque jour. »
Justin Parsons
8) Luke Donald: travailler vos Wedges

Les pros s’efforcent de frapper la balle plus loin au départ afin de se mettre à portée de score avec leurs wedges, mais cela ne fonctionne que si vous maîtrisez parfaitement vos wedges.
Ce qui, bien sûr, demande de l’entraînement.
La plupart des pros y parviennent simplement en frappant plusieurs wedges à différentes distances.
Dustin Johnson a amélioré son jeu de wedge en frappant des coups à moins de 90 mères à intervalles aléatoires.
J.T. Poston le fait en progressant par paliers de cinq mètres.
Luke Donald, l’un des meilleurs joueurs de wedge de tous les temps, le faisait par paliers de trois mètres.
« Plutôt que de frapper toujours au même endroit, ce qui n’est pas très similaire à ce que vous rencontrez dans votre partie de golf, j’essaie de créer des jeux qui ressemblent davantage à des situations réelles du golf. Créez de la variabilité et attribuez lui un score. Vous pourrez ainsi déterminer où vous vous situez et ce que je dois améliorer ou non. »
Luke Donald
9) L’entraineur Adam Schriber: faire beaucoup de putts courts

Dans le même ordre d’idées, les pros s’entraînent sans relâche à leurs putts courts, chaque jour.
Pourquoi?
Parce qu’une différence de 5 % entre réussir 92 % de leurs putts à moins de 1,5 mètre et réussir 87 % de leurs putts, c’est la différence entre être dans le Top 10 du circuit et ne pas figurer parmi les 100 premiers.
« Il faut les répéter encore et encore. Frappez tous ces putts de moins d’un mètres, c’est vraiment ennuyeux, mais c’est le seul moyen de s’améliorer. »
Adam Schriber
10) Matt Fitzpatrick: suivez vos statistiques

Pour progresser au golf, la moitié de la bataille consiste à savoir dans quels domaines s’améliorer.
Et pour cela, il faut suivre ses statistiques.
Matt Fitzpatrick est connu pour avoir enregistré manuellement chacun de ses coups sur le parcours, puis les avoir saisis dans un tableur pour les analyser. La plupart des joueurs ont une équipe d’entraîneurs qui analysent les chiffres après chaque partie, et c’est à eux de se réunir chaque semaine pour tout analyser.
« C’est quelque chose que j’ai toujours fait, car je pense que cela me donne un avantage. »
Matt Fitzpatrick.
« Passer en revue les données avec votre équipe semaine après semaine, c’est ennuyeux, mais ça leur permet de payer leurs factures. »
Sean Foley
Merci de votre attention et de votre lecture.
Bon entrainement.