Du « Desert Swing » au PGA Tour: Patrick Reed est-il de retour parmi les grands ?

Patrick Reed (WARREN LITTLE | Crédits : Getty Images via AFP)

Alors que le PGA Tour est passé à l’offensive ces derniers mois, notamment pour tenter de récupérer quelques têtes d’affiche. Ils ont encore une fois fait preuve de suffisance et sous-estimé les ressources d’un certain Patrick Reed. En effet, celui-ci, en quelques semaines, s’est rappelé au bon souvenir du PGA Tour, qui ne semble pas vouloir lui faire de cadeaux, et a décidé de revenir par la fenêtre de la cuisine. Bref, du Reed dans le texte ; explications.

L’offensive du PGA Tour

Le Boss, Brooks Koepka (2018 – Ryder Cup – Golfiest)

Depuis, l’arrivée dans le monde du golf, le LIV Tour s’est fait un malin plaisir et une spécialité de recruter, à grand renfort de dollars, les têtes d’affiche du PGA Tour, savamment marketées par celui-ci. D’où quelques tensions. Un certain calme a fini par s’établir sous couvert d’une rumeur de pseudo fusion entre les deux tours.

Et puis, au fil de la fin d’année 2025, une rumeur insistante de la défection (du LIV Tour) d’un certain Brooks Koepka, dit le boss, a de plus en plus pris de l’ampleur. Jusqu’à ce qu’elle soit caractérisée par une communication officielle… du PGA Tour (23 décembre 2025) :

Oui, c’est stupéfiants, aucune communication officielle du principal intéressé. Une petite stupéfaction pour les quelques fans de golf qui ne s’occupaient pas de préparer les fêtes de fin d’année.

En quelques jours, voire des semaines, le PGA Tour a établi son plan d’attaque et a annoncé le « Returning Member Program » pour le 12 janvier 2026. En gros, ce programme prévoit que tout vainqueur de majeur depuis 2022 ayant rejoint LIV Golf peut demander une réintégration, à condition de respecter plusieurs obligations, notamment :

  • Une donation caritative importante
  • Une période de renonciation à l’équité du « Player Equity Program » (pendant 5 ans) : un montant calculé et attribué au joueur en fonction de son exposition médiatique
  • Une demande formelle de réintégration
  • Un examen individuel des dossiers

L’idée derrière est tout simplement de faire un appel du pied puissant à quelques happy few qui étaient en cours de renégociation de leur contrat avec le LIV Tour: Brooks Koepka, Bryson DeChambeau, Jon Rahm et Cameron Smith. La Perche est belle, mais après un suspense, à peine entretenue par les médias, seul Brooks Koepka va la prendre et réintégrer le PGA Tour.

Mais ce programme ne s’applique pas à Patrick Reed, dont la dernière victoire en majeur remonte au Masters 2018. C’est le début des soucis pour le PGA Tour

Patrick Reed quitte le LIV Tour

Un fan de Patrcik Reed lors de la Ryder Cup 2018 (Golfies)

Le 28 janvier 2026, le LIV Tour annonce le départ de Patrick Reed.

Patrick Reed lui-même a fait un post sur son compte Instagram dans lequel, il est plus clair sur sa volonté de revenir jouer sur le PGA Tour :

« I’m a traditionalist at heart, and I was born to play on the PGA Tour, which is where my story began with my wife, Justine.”

“I am moving forward in my career, and I look forward to competing on the PGA Tour and DP World Tour. I can’t wait to get back out there and revisit some of the best places on earth.”

Patrick Reed

Le gars est déterminé à retourner sur un circuit compétitif, mais comme tout le monde l’a remarqué, le « Returning Member Program » du PGA Tour n’est pas pour lui…

Qu’à cela ne tienne, comme il a joué son dernier tournoi sur le LIV Tour le 24 août 2025, le PGA Tour a confirmé qu’il serait éligible à revenir après un an de suspension, soit à partir du 25 août 2026, en tant que non-membre, sous réserve d’invitations ou de qualifications lors des « Monday Qualifiers ».

Mais il pourrait aussi réintégrer, au 1 janvier 2027, le PGA Tour via le TOP 10 de la Race to Dubai du DP World Tour.

Le plan se met doucement en place et le compétiteur féroce qu’est Patrick Reed, encore plus dans l’adversité, est déjà tendu vers ses objectifs.

Le déboulé, de Patrick Reed, sur le DP World Tour

En seulement trois semaines de compétition sur le DP World Tour, Patrick Reed a prouvé qu’il était de retour en remportant des titres majeurs, notamment le Qatar Masters et le Dubai Desert Classic, ce qui confirme sa forme exceptionnelle et son retour en force.

Alors que c’était la rentrée des classes pour une grande partie de l’élite européenne du golf, lors du « Desert Swing », Patrick Reed a montré à tous ce petit monde qui était le patron, résultats :

TournoiDatesRésultat
Qatar Masters5–8 février 2026🥇 1er
Bahrain Championshipfin janv. 2026🥈 2e (playoff)
Dubai Desert Classic25 janv. 2026🥇 1er

Le niveau de jeu affiché durant ces trois semaines a tout simplement été impressionnant : du Tee au Green, une grande classe.

Qatar Masters

La bouille de vainqueur ! (photo by Karim Jaafar for AFP)

Il a dominé le tournoi de bout en bout et mené après chaque tour. Il s’est même payé le luxe d’être « bogey-free » lors de certaines journées. Enfin, lors de la dernière journée, il a repris le contrôle sur le « back nine » grâce son putting après un « front nine » difficile (18 putts).

Bahreïn Championship

D’une grande régularité sur le circuit, tout le monde le voyait déjà remporter son deuxième tournoi consécutif sur le DP World Tour. Ça n’a finalement pas été le cas puisque cela s’est terminé par un playoff à trois, et que Patrick Reed a été le premier à sortir du playoff. Il termine tout de même « second ».

Dubai Desert Classic

La deuxième bouille de vainqueur. (Photo by Walled Zein for Anadolu via Getty Images)

Une victoire solide avec une gestion parfaite des conditions. Bref, « Captain America » est de retour.

En bref, pour les dubitatifs, il a retrouvé son ADN : un jeu de fer précis et agressif quand il le faut, mais surtout régulier.

Comme évoqué plus haut, son putting a été décisif dans les moments clés, soit en reprenant le contrôle (au Qatar) soit en convertissant des opportunités importantes (à Dubaï) ou encore en lui permettant de rester dans la course comme à Bahreïn.

Reed a putté au bon moment, tel qu’il est, un joueur très fort mentalement qui adore les situations sous pression. Enfin, il a retrouvé sa grande science stratégique sur les parcours. Il a su parfaitement lire les conditions de jeu (vent,position du drapeau) tout en évitant les gros scores. Bref, il a aussi fait preuve d’une grande patience.

Patrick Reed est de retour mais avec une petite aire de vengeance. Pour rappel, aux officiels du PGA Tour, malgré ces règles de retour très particulières, il est là et sera bien présent sur le circuit. Tout du moins à partir de 2027.

En effet, ses performances sur ces trois semaines, lors du « Desert Swing », lui ont permis d’empocher la bagatelle de 2 259 points à la Race to Dubaï. Ce qui lui permet, virtuellement, de se réserver une place dans le top 10 des « spots » du DP World Tour, qui garantit une carte pleine pour le PGA Tour en 2027.

Est-ce que Patrick Reed va jouer sur le PGA Tour avant 2027 ?

La question est légitime pour tous les fans de ce joueur fantastique. Elle doit aussi parcourir le « board » du PGA Tour, qui se demande s’il ne va pas bénéficier d’une exemption d’un sponsor ou s’il ne va pas se qualifier pour l’un des tournois via les « Monday Qualifier ».

Étant donné l’ambiance, entre « Captain America » et le PGA Tour, on peut se demander comment ça va se passer.

En effet, malin comme il est, Patrick Reed avait décidé de poursuivre un certain nombre d’acteurs médiatiques partenaires du PGA Tour en 2022. Cette plainte, pour un montant de 750 millions de dollars, visait notamment Brandel Chamblee (Golf Channel), Damon Hack (Golf Channel), Shane Bacon (Golf Channel), Golf Channel, Golfweek…

Bien évidemment, sans jamais attaquer directement le PGA Tour. Cependant, les tribunaux américains ont été très clairs : ils ont rejeté la plainte une première fois en 2022, puis confirmé en appel en 2023, avant de la rejeter définitivement en 2025.

Toutes ces pérégrinations juridiques ont planté le décor, et ses différents revers font penser qu’il était en croisade personnelle. On comprend mieux pourquoi le PGA Tour ne l’a pas accueilli à bras ouverts. Ce qui laisse à penser que le PGA Tour va sans doute peser de tout son poids pour éviter que Patrick Reed obtienne une exemption d’un sponsor d’ici 2027.

Cependant, il reste une solution pour Patrick Reedde jouer sur le PGA Tour (une fois sa suspension purgée – août 2026) : les « Mondays Qualifiers ». Alors, certes, la saison du PGA Tour sera déjà bien avancée, mais il restera quelques épreuves, notamment les « Fall Series » d’octobre à novembre (8 tournois).

Et là, « Captain America » a une très belle carte à jouer !

King of « Monday Qualifiers »

Un petit rappel sur les principes des « Monday Qualifiers » :

  • Ce sont des tournois de qualification joués le lundi précédant un tournoi du PGA Tour
  • C’est un seul tour (18 trous), le score le plus bas gagne
  • Entre 100 à 150 joueurs pour seulement 4 places dans le tournoi principal
  • Tout le monde peut s’inscrire : pros sans statut, joueur du Korn Ferry Tour, amateur élites
  • Les quatre meilleurs scores (parfois moins selon le tournoi) obtiennent une place dans le champ du tournoi

Bref, c’est l’un des moyens les plus difficiles au monde pour entrer sur le PGA Tour, avec un taux de réussite moyen d’environ 5 %.

Vous l’avez sans doute déjà compris : c’est là que l’on retrouve l’ADN de Patrick Reed.

Au début de sa carrière (2011-2013), n’ayant pas encore de carte PGA Tour, Reed a dû passer par les « Mondays Qualifiers » pour entrer dans les tournois. Et comme vous le devinez, il fait quelque chose d’exceptionnel : il a réussi 6 « Mondays Qualifiers » sur 8 tentatives. Reed tournait donc à 75% de réussite contre 5% habituellement…

Bref, si le cœur lui en dit, une fois sa suspension purgée, Patrick Reed pourrait essayer de se qualifier via un processus qu’il connaît et maîtrise parfaitement. Aura-t-il le cœur de le faire ?  Où attendra-t-il patiemment 2027 ?

Seul lui le sait. Mais il semble, encore une fois, que le PGA Tour ait très largement sous-estimé les velléités de retour de Patrick Reed. Ce n’est jamais bon de parier contre Patrick Reed ; un certain Rory McIlroy s’en souvient encore et a mis du temps à s’en remettre.

Conclusion

Quoi qu’il en soit, nous allons revoir Patrick Reed sur le PGA Tour. Pour les amateurs de ce formidable joueur, comme moi, c’est une grande nouvelle. Ses performances, son jeu agressif et son mental redoutable en font un joueur à suivre, capable de battre n’importe qui.

Maintenant, en attendant, j’espère qu’il va continuer à jouer et à performer sur le DP World Tour pour jouer les troubles fêtes en fin d’année et être le second Américain après Colin Morikawa à remporter la Race.

THE GOLFIEST

LE CHOIX DE VICTOR

Victor Perez sous ses nouvelles couleurs

Alors que la fin de saison approche et que l’unique actualité golfique « intéressante » était la dernière bataille menée par nos Français sur le PGA Tour, Victor Perez a fait l’actualité. On était pourtant habitué à la grande discrétion du bonhomme, voire à une discrétion trop grande. Mais l’annonce (18 nov.) de son départ pour le LIV Golf a eu une résonance tout autre. La surprise, ainsi que les réactions, ont été nombreuses. Sans compter le rôle de la fédération de golf dans le relais de cette nouvelle. Essayons d’y voir plus clair.

Pourquoi le LIV Golf ?

Victor au LIV Golf

Pour ceux qui ont oublié, Victor Perez a remporté trois victoires sur le DP World Tour (2019, 2022 et 2023). Sur les 25 dernières compétitions, 64% de cuts passés, 1 Top 10 et 6 Top 20. Bref, dans le ventre mou, voire très mou, du classement, et par conséquent une 108e place à la FedEx et une 159e place sur le DP World Tour. Bref, une saison 2025 beaucoup moins bonne que 2024 et une difficulté constante à performer dans les majeurs : 30% des cuts passés (sur 16 majeurs) et 2 Top 20.

Alors sans doute, l’équation de l’âge (mais quand même, 33 ans), de la difficulté de performer sur le PGA Tour (i.e. il ne suffit pas de passer les cuts, il faut faire des Top 5, 10 ou gagner) et de garder ses droits de jeu a poussé Victor Perez à rejoindre le LIV Golf.

En fait, la raison est plus simple et on a tendance à l’oublier : Victor Perez est golfeur professionnel. Par conséquent, le golf est son gagne-pain ; il doit donc générer suffisamment de revenus pour subvenir à ses besoins. La difficulté du PGA Tour, ainsi que du DP World Tour, fait que les revenus ne sont garantis que si tu passes le cut et surtout si tu conserves tes droits de jeu. Alors, la perspective d’avoir une rémunération beaucoup plus régulière, puisqu’il n’y a pas de cut, et sans doute plus élevée, a fait pencher la balance en faveur du LIV Golf. Il y a aussi un paramètre important : les tournois étant moins nombreux sur le LIV Golf, le temps passé loin de tes proches est moins important. Ça n’est pas négligeable dans un choix. Bref, Victor Perez, semble-t-il, a été fort rationnel.

On le verra plus tard, mais Victor Perez a aussi été séduit par l’aspect collectif (rejoindre l’équipe …) et un peu festif du LIV Golf.

Et l’histoire du Golf, Victor?

Idée de cadeau pour Victor Perez.

Maintenant qu’on a mis les « caillasses » sur la table, que l’aspect financier est la véritable raison, qu’en est-il du sportif ?

Pour beaucoup d’entre nous, le LIV Golf est davantage un circuit d’exhibition qui promeut aussi le golf. Bien sûr, d’une autre façon. Son format est loin de convaincre et surtout, il est peu ou pas diffusé en Europe. Donc, voir Victor Perez, rentrer une sortie de bunker sur un dernier tour, on oublie.

Alors oui, nous, les amoureux du golf, de son histoire, de ses champions, de ses coups exceptionnels… on a beaucoup de mal avec le LIV Golf. Même si on comprend l’aspect financier.

Ce n’est pas Victor Perez, aussi grand champion qu’il l’est, qui va faire venir davantage de diffuseurs pour ce circuit.

Mais au-delà de ces aspects déjà longuement évoqués, la tristesse et peut-être la colère sont là, car ça fait un français de moins dans le golf de haut niveau (PGA Tour, DP World Tour). Même si Victor Perez avait réalisé une saison 2025 un peu moins bonne, rien n’était catastrophique. Il aurait sans doute perdu ses droits de jeu sur le PGA Tour, mais il pouvait rester sur le DP World Tour. Ça n’était pas déshonorant et ce ne serait pas le premier à faire des allers-retours pour finalement s’établir sur le PGA Tour.

Il y avait encore de la marge pour Victor Perez, par exemple dans ses performances dans les majeurs. Par conséquent, avec l’objectif ultime d’obtenir de bons résultats dans ces épreuves afin d’obtenir une éventuelle participation à la Ryder Cup.

L’histoire du golf est faite de ses champions qui atteignent leur sommet un jour, puis retombent au plus bas avant de revenir au plus haut.

Enfin, notre chauvinisme naturel n’apprécie guère qu’un des « frenchies » du PGA Tour s’en aille, un peu la queue entre les jambes, par la petite porte dérobée.

Merde Victor, t’avais encore du jeu dans les mains !!!

La disparition programmé du Victor

La plus belle victoire de Victor Perez !!!

C’est malheureux à dire, ça me rend triste, mais Victor Perez va progressivement disparaître du paysage médiatique et du cœur des golfeurs français.

Lors de ses années sur le DP World Tour et le PGA Tour, Victor Perez a fait preuve d’une grande discrétion. Peu d’apparitions médiatiques, à l’exception des médias francophones dédiés au golf. Bref, un discret qui travaille dans l’ombre.

Alors, avec la faible visibilité médiatique du LIV Golf en Europe, il sera très difficile de suivre Victor Perez. Peut-être que l’Équipe fera quelques articles en français sur le LIV Golf, mais au-delà de l’aspect de la découverte, il faudra que les résultats suivent. Pour l’instant, ça peut changer avec les transferts ; il ne rejoint pas une équipe qui a obtenu de très bons résultats.

Peut-être que ça lui convient ? Peut-être qu’il cherche une exposition médiatique anglo-saxonne ?

Je ne sais pas s’il pourra ou aura la volonté de disputer un tournoi du DP World Tour, mais ça pourrait être une idée pour éviter le trou noir médiatique.

Est-ce qu’il participera à l’Open de France ?

L’annonce relayée par la fédération

Voilà, le crime de laïse majesté pour certain. Je me suis aussi demandé : est-ce que c’est le rôle de la fédération de faire ce genre de communiqués et d’interviews ?

Finalement, après avoir lu de nombreuses réactions et avoir pris un peu le temps de réfléchir, je me dis que c’est une façon assez élégante de la part de la fédération de rendre hommage à Victor Perez et de le remercier.

C’est vrai, le Victor a aussi porté les couleurs de la France dans toutes les compétitions qu’il a disputées à travers le monde. Alors, annoncer son départ vers le LIV Golf et faire une interview de clôture élargit la carrière de haut niveau du golf de Victor Perez.

Certes, les autres médias, essentiellement Canal+ et L’Équipe, l’on évoque, mais la fédération, et tant mieux, semble se soucier des golfeurs professionnels français.

Après, l’interview n’est pas d’un grand intérêt et n’aborde pas, on se demande pourquoi, l’importance de l’aspect financier notamment pour les golfeurs professionnels. Mais aussi tous les sportifs professionnels. Lire que Victor Perez a notamment été convaincu par le LIV Golf par l’aspect compétition d’équipe, l’aspect festif, des destinations comme l’Australie… C’est un peu prendre les licenciés pour des idiots.

CONCLUSION

Victor Perez a fait son choix, et seul lui sait pourquoi, même si l’on peut assez bien imaginer. Je respecte ce choix. Mais en tant que spectateur attentif du golf compétitif, je suis triste de voir partir ce golfeur français, qui m’a fait vibrer et rêver, vers un tour qui ne m’attire pas et que je ne regarde pas. Je garderais de Victor Perez cette victoire à l’Abu Dhabi Championship ainsi que cette grande discrétion. Bon vent, Victor Perez.

THE GOLFIEST