Les perdus de vue !!

Les perdus de vue !!

Le sport de haut niveau est en perpétuel mouvement. Bien évidement, le golf professionnel n’y échappe pas. Ainsi, les têtes d’affiches d’un jour ou les stars annoncées, peuvent parfois disparaitre, momentanément ou définitivement de l’espace médiatique. Vous l’avez remarqué, certains joueurs professionnels, après des périodes fastes, disparaissent ponctuellement ou définitivement. J’ai pris plusieurs joueurs (américains et européens), ayant disparus, pour comprendre les principales raisons.

La galaxie américaine

Le PGA Tour étant très rémunérateurs (dix fois plus que le DP World Tour), il semble évident qu’une partie des perdus de vue le soient aussi à cause de ces gains conséquent. Lorsque ton compte est bien rempli, tu es plus enclin à siroter des caïpirinhas au bord de ta piscine…

Les perdus de vues, dans leur volonté de come-back, ont des résultats mitigés.

Rickie Fowler (45 millions de dollars de gain sur le PGA Tour)

Rickie, en 2018, lors de la Ryder-Cup (photo – Golfiest)

Joueur excessivement médiatique et sympathique. Ou injustement médiatisé, pour d’autres, car il n’a pas assez gagné sur le Tour. Mais le Rickie avait calmé un grand nombre de ses détracteurs en gagnant le Players (2015). Avant de gagner, en 2019, le West Management Open de Phoenix.

Ensuite, à partir de 2020,  le processus de disparition s’est enclenché et cela jusqu’à mi 2022. Le joueur a enchainé les CUTS manqués et surtout, pour un joueur de ce standing, il n’a pas été en mesure de se qualifier pour certains majeurs: Masters, US Open et The Open. Bref, il n’a joué que 3 majeurs depuis 2020.

Evidement, il vient tout juste de me faire mentir en revenant dans le TOP 50 mondiale. Mais la route a été longue et pénible. Les principales raisons semblent être les suivantes :

  • Une perte de son jeu de fer qui était une de ses forces. Elle semble liée à son changement d’entraineur de jeu long (passage de B.Harmon à John Tillery). Il est depuis revenu avec B.Harmon
  • Et aussi une perte de son putting, en descendant à 184ième place au putting sur le circuit

Heureusement, depuis il est revenu avec Butch Harmon.

Brandt Senedeker (40 millions de dollars de gain sur le PGA Tour)

Brandt Snedeker (de retour sur le PGA Tour) – (photo – @Gallo Image)

Je me souviens très bien de sa victoire à la FedEx Championship en 2012, il avait fait une « master class » de petit jeu et de putting. Cette victoire avait été assez inattendue, étant donnée les grosses pointures présentes. Au-delà de cette victoire, ce qui avait défié la chronique était le putteur utilisé par Brandt Snedekker. Un putter à 20$  avait permit à Snedekker de remporté un gain de plus de 10M€. Belle rentabilité.

Ensuite, Brandt Snedekker à continué à gagné au moins un fois par saison jusqu’en 2018. Il a notamment rejoint le club très fermé des joueur réalisant un tour en 59 lors du Wyndham Championship. Après plus rien. Il est aujourd’hui à la 675ième place mondiale.

Un seul tournoi joué sur la saison 2022-2023 (Fortinet – 70ième). Il a perdu sa carte PGA en 2022.

Les principales raisons sont les multiples blessures à la hanche et au dos de Brandt. Elles sont apparues dès 2018. Il a été opéré du dos et semble vouloir revenir progressivement sans aucune annonce précise (source : Scott Hamilton, son coach a publié une vidéo juste après Fortinet)

Jimmy Walker (27 millions de dollars de gain sur le PGA Tour)

Jimmy Walker lors du RBC Heritage 2023 – (photo – NBC Sport)

J’ai toujours aimé ce joueur du PGA Tour, texan jusqu’au bout des ongles. Il avait commencé à brillé en 2014 en remportant le AT&T Pebble Beach face à Dustin Jonhson. Il a atteint son apogée en remportant son premier majeur le PGA Championship en 2016.

Et puis la tuile, en 2017, il relève être atteint de la maladie de Lyme. Cette maladie est complexe à traiter mais surtout excessivement fatigante. Ce qui n’est pas vraiment compatible avec une carrière de sportif de haut niveau.

Par conséquent, il s’est accroché pour continuer à jouer sur le PGA Tour malgré cette maladie. Les résultats n’ont pas forcément été à la hauteur. Il évolue donc cette saison 2022-23 à l’aide d’une exception (i.e. exception due à ses gains sur le PGA Tour).

Cette saison s’annonce un petit mieux. Il a même été en tête au dernier RBC Heritage, après le deuxième tour, avant de s’écrouler (25ième) et laisser la victoire à M.Fitzpatrick. C’est en fait le résumé de cette année avec 19 tournoi joués pour 9 CUTS réalisés et 6 TOP 25.

Il est actuellement 107th à la FedEx Cup, est ce que cela sera suffisant pour continuer. Est-ce qu’il à la volonté de continuer ? Nous le serons dans les prochains mois.

Jason Day (55 millions de dollars de gain sur le PGA Tour)

Jason Day, lors de sa dernière victoire au Texas en mai 2023 – (photo – M.Madrid/Press Sport)

Tout le monde, ou presque, se souvient de son premier Masters en 2011, où il restera court de 2 coups pour laisser la victoire à Charl Schwartzel. Au delà, de la puissance dégagé et affiché au monde entier lors de ce Masters, la qualité de son petit jeu autour des greens à été impressionnante.

La suite de sa carrière sera faite de nombreuses victoires, jusqu’à l’obtention de son Graal, son premier majeur : le PGA Champioship en 2015. En réalisant un performance exceptionnelle (68, 67, 66 et 67) en devançant l’américain Jordan Spieth et l’empêchant ainsi de remporter son troisième majeur de suite… Il deviendra en 2015 numéro un mondial. Ensuite et ceux jusqu’à 2019, il sera en rythme de croisière avec quelque victoires et trois TOP 10 en majeurs.

2019 sera l’année de la bascule vers les problèmes physiques, notamment des blessures récurrentes au dos. Des douleurs qu’il semblait trainer depuis une dizaine d’année.

Il va alors entamer une reconstruction de son swing pour solliciter beaucoup moins son dos. A partir de 2020, il va s’adjuger les services de Chris Como, ancien coach d’un certain Tiger Woods. Malgré, l’investissement du garçon, que l’on devine sans faille, il va être confronté à une nouvelle épreuve. Sa mère gravement malade, va décéder (en 2022) à la suite d’un cancer.

Les difficultés et les épreuves se seront dressées sur le chemin de l’australien. Mais l’année 2023 sera l’année du retour de Jason Day, il remporte en mai l’AT&T Byron Nelson. Il est maintenant 5ième de la FedEx Cup. Le chemin aura été long, espérons que l’on retrouvera pour un certain temps ce diable de joueur australien.

Les Européens

Certes, les gains sur le circuit européens sont dix fois moins important mais cela n’empêche qu’ils peuvent rentrer en compte, lors de leur réflexion, lorsque les joueurs s’interrogent sur leur avenir.

Austin Connelly (700 000€ de gain sur le DP World Tour)

Austin Connelly, en 2017 lors du British Open – (photo – Dave Thompson/AP)

Ce nom ne vous rappelle sans doute pas grand-chose. Mais, comme beaucoup d’amateurs, j’avais été enthousiasmé par ce golfeur canadien brillant, lors de The Open de 2017. Il terminera à la 14ième place.

Il a pu y participer en passant par les qualifications, et ensuite, il a fait une très belle semaine.

En effet, lors des trois premiers tours de The Open, il sera successivement T6, T6 et T3 en postant des 66, 72 et 66. Le public anglais était particulièrement enthousiasme de ce « Journey Man ». Malheureusement, un mauvais dernier tour (73), sera la fin de la belle aventure et c’est Jordan Spieth qui s’imposera.

Ca sera la plus belle performance de ce joueur dans un tournoi majeur. Ensuite, il finira la saison en étant finaliste du KLM Open, en perdant contre un certain Romain Wattel.

Enfin, en 2019, il reviendra jouer The Open mais ne passera pas le CUT. Depuis, c’est un vrai perdu de vue.

Paul Dunne (3 millions d’euros de gains sur le DP World Tour)

Paul Dunne, lors de sa victoire en 2017 au British Masters – (photo – RM)

Cet irlandais, petit protégé de Graeme McDowell, avait pointé le bout de son née lors de The Open de 2015. Alors, encore amateur, il a posté deux premières tours en 69 puis lors du troisième tour, un magnifique 66. Il est alors leader (en -12) et devient le premier amateur, depuis 1927, à mener The Open. Malheureusement, il fera un dernier tour en 78 et finira à la 30ième place. Mais le monde du golf a mit un visage sur le nom de Paul Dunne.

Il passe alors professionnel dans la foulé. En 2017, il passe près de sa première victoire et perd contre Eduardo Molinari en play-off dans le Trophée Hassan II. Il finira par remporter sa première victoire, le British Master (2017), devant un Rory Mcllroy. En 2018, il participera à ses deux derniers majeurs : The Open (67ième) et le PGA Championship (CUT manqué).

Le processus de disparition se déclenche alors en 2019, il franchi seulement 4 fois le CUT sur ses 18 participations. Ensuite, à partir de 2020 et cela jusqu’à aujourd’hui, il ne passera pas plus de 30% des CUTS et avec des places au delà de la 30ième place. Bref, la descente vers l’anonymat du classement mondiale continue, il est aujourd’hui à la 1329ième place mondiale.

MLV (5 millions d’euros de gains sur le DP World Tour)

MLV en Corée 2023 – (effet photo pas maîtrisé – Golfiest)

Le bonhomme avait atteint, en 2019, la 65ième place mondiale, ce qui permettait de situer le niveau du joueur. On attendait la suite avec une certaine impatience. Puis le COVID s’est emparé de l’actualité. Pourtant, il a bien commencé l’année 2020 en faisant un TOP 10 (Omega Dubai Desert Classic). Malgré ce bon début, l’année 2020 va être difficile avec 4 CUT manqués et des classements au-delà de la 40ième place. Elle se finira, quand même sur une bonne note, avec une deuxième place à la DP World de Dubai.

Les problèmes rencontrés en 2020 se sont semble-t-il accentué en 2021 avec 10 CUT manqués et des classements au-delà de la 20ième place. Même si en 2021, les CUT manqués ont continué (8), les résultats se sont légèrement améliorés en fin d’année avec deux TOP 20.

Malheureusement, ses résultats ne suffisent pas, à Mike Lorenzo-Verra, pour garder sa carte.

A ce moment-là, j’ai bien cru que le vent avait tourné. Ce passage à vide l’a sans doute agacé, il est donc allé chercher sa carte au « Q School » du Tournoi Européen en Novembre 2022. Il a terminé 13ième et cette belle performance lui permet de retrouver le Tour Européen.

Le voila donc de retour, avec pour cette nouvelle saison, déjà deux TOP10 (7ième en Corée pour le Genesis Open et 4ième au Soudal Open). Plus récemment, il a fait un T12 au KLM Open. Un retour au premier plan de bonne augure pour cet amoureux du DP World Tour.

Les prométeurs amateurs

Ollie Schienerdjans (4 millions de dollars de gain sur le PGA Tour)

Ollie Schniederjans durant le Phoenix Open en 2018 – (photo – ANDREW REDINGTON)

J’avais découvert ce prometteur jeune amateur lors de The Open de 2015. Il avait tout pour devenir un grand talent du circuit américain. Il envoyait la balle à des miles et avait un très bon petit jeu. Il terminera 12ième de cet Open. Bref, une première plein de promesse.

La suite ne sera pas aussi brillante qu’imaginiée. Ces deux meilleurs saisons se dérouleront entre 2016 et 2018 , pendant lesquelles il réalisera 8 TOP 10. Mais la saison 2019-20, lui sera fatal, il va perdre sa carte. Depuis, 2020, il évolue sur le Korn Ferry Tour, sans pour avoir d’excellent résultats. L’espoir américain s’est transformé en un très bel exemple de perdue de vue

Les exemples de ce type sont nombreux (ex: Jordan Niebrugge (The Open 2015)) à la fois sur le circuit américain et européen. Comme dans beaucoup de sport, le passage vers le monde professionnel est souvent très délicat à réaliser.

Conclusion

Cette liste pourrait être complétée par d’autres noms comme ceux de Victor Dubuisson, Romains Wattel, Hunter Mahan, Bubba Watson…

Le Golf est le sport le plus difficile du monde. Alors, lorsque vous le pratiquez à haut niveau, les difficultés peuvent devenir insurmontables. Elles sont aussi bien mentales que physiques. On dit souvent que l’on voit les vrais champions lorsqu’ils sont au pied du mur. Certains, trouvent la solution et laissent derrière eux ces mauvais moments pour être encore plus performant. D’autres, malgré leur investissement n’y arrivent pas et arrêteront leur carrière. Ce sont, ces moments charnières qui construisent, bien souvent, l’histoire de ces formidables champions.

Enfin, cela est surtout vrai sur le lucratif circuit américain, les gains astronomique des joueurs, même ceux qui ne gagnent pas, peuvent d’envisager sereinement les mauvais jours. Jack Nicklaus l’a bien compris, lorsqu’il déclarait en 2020: « Je pense que beaucoup de gars, ils ont l’air – ils sont là-bas, ils ne gagnent pas de tournoi et ils gagnent 3 ou 4 millions de dollars en un an. Et beaucoup d’entre eux disent, je ne veux pas travailler aussi dur que Tiger Woods a travaillé. Ils disent, je sais que je ne peux pas rivaliser avec eux de toute façon, je suis assez heureux là où je suis. Je ne pense pas que cela devrait être ainsi. Je pense que tout le monde devrait essayer – tout le monde est différent, mais je pense qu’ils devraient essayer d’être les meilleurs. C’est ce que j’ai toujours essayé d’être. Cela ne faisait aucune différence pour quoi nous jouions quand je jouais. Je me fous des prix en argent. C’était que je voulais gagner, et je voulais être le meilleur – je pense que beaucoup d’argent décourage un peu cela. »

THE GOLFIEST

Mon Michel, je te présente les forces en présence !!!

Alors que la Ryder Cup n’est plus qu’une question de jours, on s’impatiente, on piaffe… de voir s’affronter en France les meilleurs golfeurs du moment. Alors, bien évidement, on se laisse emporter par un semblant de chauvinisme européen (si si, ça peut exister) et on rêve d’une victoire Européenne sur les stars américaines. Avec comme acteur principal, « notre » parcours du National !!

Nous ne sommes bien évidement pas convaincu de ce scénario. Au vu des forces américaines en présence, il faudra bien plus qu’un parcours préparé spécialement « contre » eux. Cette équipe sera menée par un stratège golfique, Jim Furyk, et ses valeureux et très expérimentés vice-capitaines (David Duval, Zack Johnson, Matt Kuchar, Davis Love III, Steve Stricker). De l’autre côté, le capitaine Thomas Bjorn, a une équipe redoutable avec l’un des meilleurs golfeur du moment l’italien Francesco Molinari. Cette équipe sera aussi accompagné de nombreux et expérimentés vice-capitaines (Luke Donald, Padraig Harrington, Robert Karlgsson, Graeme McDowelle, Lee Westwood) puisque le capitaine n’a pas souhaité retenir notre Thomas Levet…. Mais allons au delà de nos rancœurs et essayons de vous présenter les force en présence :

La dream team des USA !!

On le sait depuis la dernière Ryder Cup, les américains ont bien compris l’importance de l’EQUIPE pour s’imposer dans cette épreuve. Rien d’étonnant donc, d’avoir nommer, un joueur du PGA Tour reconnu et apprécié de ses paires mais aussi un fin stratège, Jim Furyk (15 victoires sur le PGA Tour et 1 majeur).

Ce bon vieux Jim, va avoir une équipe de premier ordre (oui, au moment de la photo Tony Finau était aux toilettes) :

La petite équipe américaine…

Brooks Koepka, le pénible…

Le petit Brooks

Autant le dire tout de suite, même dans un moment d’euphorie, aucun d’entre nous n’aurait envie de se frotter au Brooks en Match Play…

Sa saison 2018 est simplement phénoménal :

  • 3 participations en Majeur (heureusement, il était blessé pour Augusta); deux victoires (US Open et PGA Championship) et une 39ème place à The Open;
  • 1 participation en WGC; un TOP 5 pour le Brooks au Bridgestone invitational ;
  • PGA Tour; une deuxième place derrière Justin Rose au Fort Worth Invitational.

Voila la « petite » saison du floridien qui n’a pas pu complètement s’exprimer, à cause de sa blessure au poignet en début de saison.

Lors de la dernière édition de la Ryder (2016), il avait remporté avec Brandt Snedeker tout ses matches.

En simple, il avait disposé tranquillement du pâle Danny Willett...

Les forces du Brooks :

  • Envoie la balle loin voir très loin et droit !!
  • Petit jeu et putting sans grande faiblesse (voir le dernier US Open);
  • Connait bien l’Europe et le golf européen (à évoluer sur le Challenge et l’European Tour);
  • Semble toujours calme et tranquille.

Les faiblesses du Brooks :

  • Non applicable.

Dustin « Groovy » Johnson !!

Dustin « Groovy » Johnson quand il rentre le putt de la victoire…

Le pote de Brooks, il s’entraîne avec le même préparateur physique, est un joueur qui va être difficile a manier lors de cette Ryder Cup.

Il n’est plus numéro 1 à cause de Justin Rose mais il est toujours aussi bon.

Le floridien le plus cool de la planète avec (Brook Koepka) fait une saison 2018, elle aussi remarquable :

  • PGA Tour, 3 victoires en 2018 (Sentry Tournament of Champions, FedEx St Jude Classic, RBC Canadian Open), ce qui lui permet de s’approcher des 20 victoires (19 pour Dustin) sur le PGA Tour synonyme de membre à vie….
  • Majeurs : 1 Top 10 au Masters et 3ème à l’US Open ;

En ce qui concerne, ses performances en Ryder Cup (sa quatrième à Paris), elles sont la aussi remarquable (sauf peut être en 2012 où il perd ses matches en double) mais il n’a jamais perdu en simple.

Les forces du Dustin :

  • Envoi loin ses balles;
  • La « pression » ne semble pas avoir d’effet sur le garçon;
  • N’a jamais perdu en simple.

Les faiblesses du Dustin :

  • Un des américains qui ne connait pas le National. Mais on peut facilement imaginer que le bon vieux Jim va lui faire un débrief.

Justin Thomas connait le National….

Justin Thomas n’a pas peur du National….

Un autre candidat qu’il ne va pas être facile à manœuvrer lors de cette Ryder Cup, le Justin !!!

Au vu du « petit » palmarès et de sa saison 2018 impressionnante :

  • PGA Tour, vainqueur du Honda Classic sur un des parcours les plus sélectif du circuit;
  • WGC, victoire au WGC-Bridgestone-Invitational avec 4 coups d’avances.

Et la cerise sur le « piece of cake », le garçon a fait le déplacement pour le dernier HNA Open de France.

Résultat, il a indiqué que le parcours n’est pas décevant et il l’a battu lors des trois premiers tours et fait le par lors du derniers.

Certes, il n’a pas d’expérience en Ryder Cup, puisque ça sera sa première fois à Paris. Mais sa haine de la défaite et sa capacité à bien jouer sous pression vont lui être d’une grande aide.

Les forces de Justin :

  • Il est aussi un gros frappeur ;
  • Un putting diabolique;
  • Il sait gagner.

Les faiblesses de Justin :

  • Première fois en Ryder Cup à l’extérieur.

Patrick Reed n’a peur de rien !!

Faut pas le chauffer le Patrick !!

On connaissait déjà le talent du Texan.

Il a confirmé en début d’année en remportant le Master contre Rory Mcllroy et contre l’Amérique entière. En effet, le garçon n’est pas vraiment aimé au USA. En cause, quelque casseroles universitaires qu’il traînerait. Mais peut importe, ce joueur sait se sublimer quand tout le monde est contre lui…

Après sa victoire au Masters, malgré la difficulté de « digérer » se genre d’événement, il a fait 2ème au Valspar Championship et 4ème à l‘US Open. Cette dernière performance reflète tous son talent. Alors que les cadors étaient à la ramasse (sauf Brooks Koepka) il a sorti un dernier tour en 68 sur le terrible parcours de Schinnecock Hills.

Enfin, son talent en Ryder Cup, n’est plus a démontrer. Lors de la dernière édition, il a remporté son match contre Mcllroy et a électrisé le public.

Les forces de Captain America :

  • Un golfeur exceptionnel avec un mental hors norme;
  • Un « wedging » impressionnant;
  • Plus c’est dur, plus il est bon. Le challenge du National devrait lui plaire.

Les faiblesses de Captain America :

  • S’il est pas dans une bonne semaine…

Bubba Watson, le retour du génie !

Bubba !!

On aime ou pas. Mais la question n’est pas vraiment là. Il faut reconnaître que ce golfeur produit un jeu complètement hallucinant avec des trajectoires hors normes et un feeling de folie autour des greens.

Il avait un peu disparu des radars à cause de plusieurs problèmes personnels. Cependant son retour est tout feux tout flammes :

  • PGA Tour, 2 victoires en 2018 (Genesis Open, Travelers Championship);
  • WGC, 1 victoires (WGC-Dell Technologies);
  • Majeurs, un seul T5 au Masters (pas de CUT passé pour les autres).

Certes, il est moins en vu actuellement, mais on a retrouvé le Bubba qui est capable de ce sublimer.

A contrario, la Ryder Cup n’est pas vraiment sa tasse de thé. En effet lors de l’édition de 2014, il avait seulement joué en simple et s’était incliné contre Martin Kaymer. Enfin, le National ne lui a pas laissé un grand souvenir lors de son passage en 2011 à l’Open de France…

Les forces de Bubba :

  • De nouveau en confiance ;
  • Un golfeur difficile à battre lorsqu’il est en confiance ;
  • Envoie la balle loin….

Les faiblesses de Bubba :

  • N’est pas fan des ambiances un peu hostile qu’il risque de rencontrer au National ;
  • N’aime pas le vent…

Jordan Spieth, il était une fois un tueur de sang froid…

Jordan…Spieth !

Moins en vu que les dernières saisons mais ses trois meilleurs résultats 2018 devrait en calmer quelqu’un :

  • 3ème au Masters;
  • 3ème à l’Houston Open;
  • 9ème à The Open;

On peut rajouter sa 12ème place au PGA championship. Certes, il n’a pas gagner depuis 2017 mais il reste un golfeur avec une intelligence de jeu hors norme et un putting de folie.

La Ryder Cup, il connait, il avait fait des étincelles lors de la dernières éditons en double avec son compère Patrick Reed. Il n’a pas gagné en simple puisqu’il a perdu contre Henrik Stenson.

Les forces de Jordan :

  • Une intelligence de jeu qui devrait s’exprimer au National (qu’il a reconnu en Juillet avec son capitaine);
  • Un petit jeu et un putting impressionnant.

Les faiblesses de Jordan :

  • N’a pas complètement retrouvé son Top niveau…Mais il faudrait pas qu’il le retrouve au National…

Rickie, t’es trop sympa !!

Rickie….

Il y a une interrogation sur sa participation à la Ryder Cup. En effet, il est dans les points et donc qualifié d’office. Mais il vient de se retirer de la deuxième épreuve des « palyoffs » de la FedExCup à cause d’une blessure aux obliques (muscles latéraux au niveau des abdominaux).

Mais en attendant, le Rickie fait une saison 2018 mitigée. Il n’a pas encore gagné cette année mais a fait des performances remarquées dans les majeurs :

  • Masters, 2ème;
  • US Open, 20ème ;
  • The Open, 28ème ;
  • PGA Championship, 12ème.

Et sur le PGA Tour, il termine 2ème au OHL Classic et 4ème au Sentry Tournament of Champions. Bref, moins en vu que les saisons précédentes (saison 2014, 4 TOP 10 dans les Majeurs) mais il reste un joueur toujours aussi dangereux.

Ça sera sa quatrième Ryder Cup (s’il est rétablit) après sa participation aux éditions de 2010, 2014 et 2016. La aussi des résultats mitigés dans cette épreuve mais une expérience importante.

Les forces de Rickie :

  • Il est sympa et il joue bien ;
  • Il aime jouer dans le vent.

Les faiblesses de Rickie

  • Une participation à confirmer ;
  • Il ne connait pas le National.

Webb Simpson, le discret vainqueur du Players 2018 !!!

Webb Simpson et son épouse lors de sa victoire au Players 2018

Encore un golfeur revenu après une période difficile. En effet, la fin des « Belly Putter » l’avait contraint à changer de technique de putting et par conséquent il avait dégringolé au classement mondial….

Jusqu’à cette victoire au Players 2018 avec 4 coups d’avances…. Et avec des statistiques impressionnantes :

  • Driving Accuracy (moyenne sur la semaine) 85%
  • Greens in Regulation (moyenne sur la semaine) 77%

Sur un parcours comme le TPC Sawgrass, ca calme. Le garçon a donc signé son retour au plus haut niveau. Il avait déjà donné quelque signe en terminant 4ème du Sony Open (Hawai) et il a confirmé en faisant 2ème au Whyndham Championship.

Ensuite en Majeurs, ses performances sont constantes :

  • Masters, 20 ème;
  • US Open, 10 ème;
  • The Open, 12 éme;
  • PGA Championship, 19 ème.

Enfin, il connait la Ryder Cup puisqu’il a participé aux éditions 2012 (2 points – 2 victoires – 2 défaites) et 2014 (0.5 point – 0 victoire – 1 nul – 1 défaite).

Les forces de Webby :

  • Joueur précis surtout au Driving et avec ses Hybrides ;
  • Il aime les parcours difficiles (TPC Sawgrass, Schninnecock Hill,…) .
  • Bon putter malgré l’abandon du Belly Putter

Les faiblesses du Webby :

  • Ne connait pas le national ;
  • Expérience mitigé de la Ryder Cup

Les captain’s pick du bon vieux Jim

La presse américaine n’a pas été surprise un poil de voir choisit (au moment de la mise en page, seulement 3) : Bryson Dechambeau, Tiger Woods et Phil Mikelson.

Le bon vieux Jim avait sans doute brouillé les pistes en emmenant, lors de sa reconnaissance du National (Juillet 2018), les Kevin Kisner et compagnie… Mais finalement, il est resté très classique.

Bryson DeChambeau, l’ingénieur du golf !

Bryson et sa casquette vintage !!

Le garçon à fait du chemin depuis son match-play perdu contre Romain Langasque pour l’Open Britanique Amateur. Eh oui, il n’a pas traîné le Bryson !! La comparaison avec l’ex prodige du golf français, Romain Langasque, fait mal !!

Tout de suite remarqué avec ses fers à longueur unique et se swing si particulier. Mais aussi son hyper technicité dans tout ce qu’il entreprend dans le golf (putter fait maison, compas utilisé pour lire le carnet de green,…). Il aussi été décrié. Mais aujourd’hui les résultats sont là :

  • 3 victoires sur le PGA Tour :
    • Vainqueur du tournoi Memorial Tournament de Jack Nicklaus ;
    • Vainqueur du The Northen Trust premier tournoi de la FedEx Cup;
    • Vainqueur du Dell Technologies Championship deuxième tournoi de la FedEx Cup.
  • Sur les Majeurs :
    • Masters, 38ème;
    • US Open, 25ème;
    • The Open, 50ème,
    • PGA Championship, CUT.

La carrière du Bryson est donc lancée. Il sera l’un des « rookies » de la Ryder Cup mais on parle déjà d’une possible association avec The Tiger. En effet, il joue avec les mêmes balles.

Les forces du Bryson :

  • Un état de forme remarquable ;
  • Un hyper préparation des événements.

Les faiblesses du Bryson :

  • Un première Ryder Cup et à l’extérieure…
  • Un putting parfois erratique.

Le Tiger is back !!

Le Tigre est de retour !!
Le Tigre est de retour.

Inutile de faire un point sur son palmarès, l’intérêt n’est pas là. Les armoires sont pleines de trophées.

On piaffait d’impatience pour son retour mais lui même ne savait pas s’il en serait capable. En effet, ses multiples opérations du dos et son manque de compétition ne laissaient présager rien de bon.

Mais c’était sans compter sur sa détermination.

Résultats, on a senti que quelque chose était en marche lors de ses premières sorties mais il n’y avait pas encore la consistance nécessaire pour convaincre. Ce sont des dernière performances en Majeurs qui ont achevé la démonstration (6ème à The Open et 2ème au PGA Championship).

Malgré ça, on sait que son bilan dans cette épreuve (la Ryder Cup) est plutôt négatif (13 victoires en 33 matches en simple, 5 victoires en 8 foursomes, 4 victoires, 8 défaites et 1 nul en fourballs). Alors, est-ce que le retour du Tigre en Ryder sera une bonne chose pour la US Team ?

Les forces du Tigre :

  • Etre le Tigre ;
  • Un jeu et une envie retrouvés.

Les faiblesses du Tigre :

  • La Ryder n’est pas son dada ;
  • Il jouera avec qui ?

Phil Mickelson, le fantasque gaucher !

Phil dit le gauché fou !!

Mis a part la presse américaine, qui croyait à ce pick ?!

Même si le Phil avait remporté le WGC-Mexico Championship  en début d’année et ensuite terminé 2ème au AT&T Pebbel Beach Pro Am et 3ème au Safeway Openet. La suite n’a pas été vraiment à la hauteur du bonhomme… On s’attendait à ce qu’il joue les premières places dans les Majeurs où il n’a pas fait mieux qu’une 24ème place à The Open.

Mais le bon vieux Jim a sans doute voulu éviter de se mettre le public à dos (le Phil est adoré) et renforcer son équipe avec un bon vieux routier de la Ryder-Cup (38 rencontres – 14 victoires / 6 nuls / 18 défaites).

Après, le Captain’ Pick ne t’assure pas de jouer mais donne à l’équipe américaine un atout supplémentaire.

Les forces du Phil :

  • Une expérience en Ryder-Cup ;
  • Une présence golfique qui peut impressionner.

Les faiblesse du Phil :

  • Un niveau de jeu qui parfois peu interpeller ;
  • Un golfeur qui ne joue jamais en Europe (sauf pour The Open).

Alors cette American Team !?!

Si cette équipe a des faiblesses ça serait plutôt du côté de Bubba Watson (par rapport à son rendez-vous manqué avec le National), Jordan Spieth du fait de ses performances récentes et enfin Rickie Fowler qui ne semble pas dans une forme Olympique. Pour le reste, c’est du costaud et ce sont des garçons aguerries aux combats type Match Play et qui ne sont pas vraiment impressionné par les distances proposés par le National… Certains comme Brooks Koepka et son pote Dustin Johnson, ne devraient même pas être impressionné tout court, par le public ou le parcours.

L’équipe européenne va devoir redoubler d’ingéniosité et de courage pour s’imposer.

On le sait depuis peu, le dernier à rejoindre cette dream team n’est autre que Tony Finau (encore un gros frappeur). Un gars solide qui a eu de très bon résultats sur les Majeurs cette année…

Bref, ne vous enfuyez pas tout de suite et prenez connaissance de l’équipe des héros européens.

 

La team des héros européens !!

Le capitaine Thomas Bjorn, on l’a déjà évoqué, a choisit en majorité des vice-capitaines britanniques et n’a pas souhaité s’appuyer sur l’expérience de Thomas Levet… Mais, comme Jim Furyk, il n’a pas à rougir de son équipe. Avec notamment, un petit italien que l’on peut considéré comme le meilleur joueur de cette saison 2018 :

L’équipe, la seule, que l’on se doit de soutenir !!

 

L’immense Francesco Molinari !!

Eh Francesco !!

Il a depuis quelque temps, décidé de se concentrer sur le PGA Tour, bien lui en a pris. Après quelque mois d’adaptation, l’italien installé à Londres, réalise des performances impressionnantes :

  • 4 TOP 10 sur le PGA Tour dont une victoire au Quicken Loan National ;
  • Vainqueur de The Open;
  • European Tour : vainqueur du BMW PGA Championship et de l’Italian Open.

Ça calme les cons ce genre de performances, il gagne sur les deux Tours et en plus gagne le Majeur The Open. Bref, il est le meilleur golfeur européen du moment et il sait battre les américains chez eux.

Enfin, il connait bien la Ryder Cup…. Il va participer à sa troisième édition après 2010 (0.5 points 0 victoires – 2 nulls – 1 défaite) et 2012 (0.5 points 0 victoire –  2 nuls – 1 défaite).

Les forces de Francesco Molinari :

  • Avec ses performances, il va porter l’équipe européenne;
  • Pas de faiblesse identifiés sur les derniers mois.

Les faiblesse de Francesco Molinari :

  • NA.

Le Numero 1, Justin Rose !!!

Justin the machine..

Cet anglais est une machine, qui réalise des performance à la fois sur le PGA Tour et le Tour Européen.

  • PGA Tour, 1 victoire en 2018 (Forth Worth Invitational devant le Brooks Koepka) ;
  • Majeurs:
    • Masters 12ème ;
    • US Open 10ème;
    • The Open 2ème;
    • PGA Champonship 19ème
  • European Tour, 2 TOP 10 (Aberdeen Standard Investissemet ….)

Un pilier de l’équipe européenne depuis bien longtemps. Ce garçon connait très bien la Ryder Cup, ça sera sa cinquième édition. Il détient un record de point en Ryder Cup, 12 points (2008 – 2 points ; 2012 – 3 points ; 2014 – 4 points ; 2016 – 2 points).

Les forces de Rosey :

  • Pas vraiment de faiblesse des performances constantes depuis des années;
  • Une expérience de la Ryder Cup inestimable;
  • Un leader pour l’équipe.

Les faiblesses de Rosey :

  • Il est anglais, mauvaise blague…
  • NA

Tyrell Hatton, the crazy one !!

Le psychopathe du golf…

On ne peut pas dire que le garçon est un élément typiquement britannique.  Son attitude sur un parcours va quelque fois à l’encontre du célèbre flegme britannique… Il parle, crie, s’énerve sur un parcours sans compter le nombre de fois où il maugrée suite à des putts qui ne rentrent pas. Son caddie doit en voir de toutes les couleurs… Bon c’est un pote d’enfance mais quand même !!

Bref, une partie avec le bonhomme est quelque chose de rafraîchissant. L’homme est bouillant et dans une épreuve comme la Ryder Cup ça peut être intéressant…

Malgré ce caractère bien trempé les résultats sont là et bien là en 2018 :

  • Majeurs (en 2017, il n’avait pas passé le CUT dans aucun des 4 majeurs…)
    • Masters 44ème
    • US Open 6ème
    • The Open 51 ème
    • PGA Championship 10ème
  • WGC
    • Mexico Golf Championship T3
    • Dell Technologies Match Play – T9
  • European Tour
    • Aberdeen Standard Investments Scottish Open, 9ème ;
    • HNA Open de France, 16ème ;
    • Abu Dhabi HSBC Championship presented by EGA, 15ème.

Les résultats parlent pour lui. Certes il n’a aucune expérience en Ryder Cup mais au vu de ses performances en Majeurs ça devrait l’aider. Par ailleurs, avec l’armada de vice-capitaine, il devrait être au point pour le rendez-vous.

Les forces du gaillard :

  • Un tempérament de feux ;
  • On se demande parfois de qui a peur Tyrell ;
  • Un jeu de fer au point.

Les faiblesse du gaillard :

  • Première Ryder Cup ;
  • Un tempérament de feux.

Tommy Fleetwood, l’homme qui aurait pu battre Brooks Koepka….

Tommy dans le rôle de Robinson…

 

Installé depuis presque un an en Floride avec sa petite famille, l’anglais n’est pas passé loin de remporter son premier Majeur lors du dernier US Open (Schinnecock Hill). En effet, jusqu’au 18ème trou il était en mesure de pousser le Brooks en « playoff » après, qui sait…

Avec son style reconnaissable à des kilomètres (grip court, coups tenus) cet anglais est un véritable « robot » lorsqu’il s’agit des mises en jeu. Il a complété cette force par une maîtrise du putting… Lors du dernier US Open, on l’a vu rentrer des ficelles monstrueuses.

Il a commencé la saison 2018 en s’imposant de nouveau au Abu Dhabi HBSC Championship puis :

  • Majeurs
    • Masters 17ème;
    • US Open 2ème;
    • The Open 12ème;
    • PGA Championship 35ème.
  • WGC (World Golf Championship)
    • Mexico Championship, 14ème;
    • Match Play, 17ème;
    • Bridgestone Invitational, 14ème.

Et comme sa volonté est de s’installer sur le PGA Tour, eh bien le garçon à terminé 4ème du Honda Classic (Gros teste du PGA Tour) et 4ème du Zurich Classic of New Orleans….

Certes, il n’a encore jamais participé à une Ryder Cup mais il a gagné sur le National et ses performances en Majeurs démontres ses qualités.

Les forces de Robinson :

  • Une machine au driving;
  • Un putting de classe mondiale;
  • Il connait le National.

Les faiblesses de Robinson :

  • Première Ryder Cup…

Jon Rahm, la nouvelle star du golf européen ?

La nouvelle star !!

On le sait, ce golfeur a un talent de dingue et les américains ne sont pas tromper en n’en faisant une de leur tête de gondole pour leur PGA Tour

Le garçon a gagné deux fois cette année et sur chacun des deux tours :

  • PGA Tour: CarreerBuilder Challenge;
  • European Tour : Open de Espana.

Ses performances dans les Majeurs ont été plus irrégulière même s’il elles restent très bonnes :

  • Masters, 4ème ;
  • US Open, CUT;
  • The Open Championship,  CUT;
  • PGA Championship, 4ème.

Enfin, ses performances en WGC sont plus ternes puisqu’il n’a jamais fait mieux que la 17ème place mais à passé à toujours passé le CUT.

Sa puissance et son petit jeu mais surtout son esprit de compétition lui permette de s’imposer contre n’importe qui et n’importe où. Après, il peut comme à The Open cette année complètement perdre les pédales et perdre son golf très rapidement….

Les forces de la nouvelle star :

  • Une puissance et un petit jeu impressionnant ;
  • Un esprit de compétition, un grinta comme dirait les fouteux, hors norme.

Les faiblesses de la nouvelle star:

  • Une capacité à péter un plomb qui peut inquiéter ;
  • Première participation à la Ryder.

Rory Mcllroy, le patient nord irlandais…

Ou es tu Rory ?

Le talent du nord irlandais n’est plus a démontré mais depuis son loupé du Masters, il semble perdu… Nous pensons qu’il lui faudrait un vrai caddie…

Son échec au Masters ne semble pas avoir été digéré. Depuis, les résultats sont assez erratiques. A tel point, que le Captain Thomas Bjorn a du déclarer que Rory reste son meilleur joueur, histoire de le protéger.

Pourtant, le début de saison a été couronné de succès par une victoire au Arnold Palmer Invitational qui laissait entrevoir une saison brillante. Mais le Texan Patrick Reed est venu gâcher la fête.

La suite a vu « seulement » une deuxième place à The Open, mais pour un joueur de ce calibre c’est largement insuffisant.

Le nord irlandais connait bien évidement la Ryder Cup et y a été initié par le grand Graeme McDowell. Et de quelle manière puisqu’il a gagné en 4 participations un total de 11 points (2010 – 2 points ; 2012 – 3 points ; 2014 – 3 points ; 2016 – 3 points). C’est donc une pièce maîtresse de l’équipe européenne.

Les points forts du Rors :

  • Lorsqu’il drive normalement, il est injouable (demander à Rickie…);
  • Ses performances en Ryder-Cup.

Les points faibles de Rors :

  • Un putting qui peut être vraiment mauvais;
  • Des résultats qui laisses perplexes.

Le stakhanoviste du Golf, Alex Noren !!

Alex Noren, le travailleur !!

Cet homme ne s’arrête jamais de travailler et les résultats finissent par tomber en 2017 puis sont confirmés 2018 :

  • European Tour:
    • 1 victoire au HNA Open de France
  • PGA Tour :
    • 2ème au Farmers Insurance Open (après un paly off d’anthologie avec Jason Day)
    • 3ème au Honda Classic
  • WGC :
    • 3ème au Dell Technologies Match Play

Bref, un golfeur européen capable de s’imposer n’importe où.

Sa sera sa première Ryder Cup mais au vu de ses performances en match play lors du WGC sa devrait aller.

Les forces du Noren :

  • Des performances constantes sur les deux tours ;
  • Un européen qui aime le match play;
  • Un gros caractère.

Les faiblesses du Noren :

  • Il en a pas montré dernièrement ;
  • Sa premier Ryder Cup.

Thorbjorn Olesen, le promesse européenne…

La promesse…

Le golfeur danois est la promesse d’un golf européen florissant, passé professionnel en 2009 et passé par le Challenge Tour, il s’est rapidement installé dans l’élite du golf Européen. Il avait du sauver sa carte, il y a deux ans mais semble habité par une nouvelle dynamique et une plus grande implication dans son golf…

Pas de grosse performance dans les Majeurs cette année excepté une 12ème place à The Open. Mais une victoire dans un Rolex Series, l’Italian Open et des bons résultats sur le Tour Européen ont scellés sa qualification direct dans les huit.

Çà sera aussi sa première participation à la Ryder Cup.

Les forces du Danois :

  • Un jeu qui semble être plus constant ;
  • Une résistance à la pression ;
  • Il connait le National.

Les faiblesses du Danois :

  • Sa première Ryder Cup.

Les captain’s pick du Thomas

Il restait un espoir pour qu’un frenchie se glisse dans la dernière porte ouverte. Mais, c’était en vain…

L’homme à déclaré, en direct de Londres (sic), qu’il cherchait de l’expérience. Donc à part Ian Poulter pour lequel il n’y avait pas de doute (victoire cette année sur le PGA Tour), les trois autres sont des concentrés d’expérience de Ryder Cup; Paul CaseySergio Garcia et Henrik Stenson.

Myster Ryder-Cup, Ian Poulter !!

Myster Ryder-Cup !!

Cet homme est un symbole pour toute l’Europe du golf !! Jamais nous douterons de l’engagement sans limite de Ian Poulter pour la Ryder Cup.

Depuis son installation en Floride et sa blessure à l’épaule ses performances n’étaient pas suffisantes mais sa saison 2018 signe sans doute un retour au plus haut niveau :

  • PGA Tour
    • 1 victoire à l’Houston Open
    • 7ème place au RBC Heritage
  • WGC
    • Dell Technologies Match Play, 5ème

Malheureusement, dans les Majeurs les résultats n’ont pas été à la hauteur. C’est pour ça que le garçon n’était pas initialement dans les huit.  Mais avoir une telle expérience de la Ryder-Cup et être capable de s’imposer chez les américains, ça a de la valeur. Voila donc les principales raison de son « pick ».

Les forces de Ian Poulter :

  • C’est le Myster Ryder-Cup ;
  • De belles performances sur le circuit américain.

Les faiblesses de Ian Poulter :

  • NA en Ryder-Cup.

Paul Casey, l’européen du PGA TOUR

Paul Casey !!

La encore un joueur qui sait « performer » sur les deux circuits bien qu’il soit installé depuis longtemps sur le circuit américain :

  • PGA Tour :
    • une victoire au Valspar Championship devant le Tigre ;
    • deuxième au Travelers Championship ;
    • cinquième au Wells Fargo Championship.
  • European Tour:
    • neuvième à l’Abu Dhabi HSBC Championship;
    • septième au Porsche European Open.
  • WGC :
    • T12 au Mexico Championship
    • T17 au Match Play Dell Championship

Bien évidement, les performances de l’anglais en majeur n’ont pas vraiment été à la hauteur de ses attentes à part une 15ème place au Masters. C’est la aussi pourquoi, il n’était pas dans les huit.

Mais l’anglais connait bien la Ryder Cup, ça sera sa troisième édition.

Les forces du Paul Casey :

  • Un grosse frappe de balle;
  • Golfeur européen qui s’est déjà imposé face aux américains;
  • Expérience de la Ryder Cup.

Les faiblesses Paul Casey :

  • Est capable de passer complètement à coté…
  • Ne connait pas le National.

Le frère de Sergio Garcia…

Le frère de Sergio Garcia …

Sur le coup, ce pick nous étonnes, voir nous fait un peur. En effet, les résultats de l’espagnol en 2018 sont catastrophiques…

Aucun CUT passés dans les Majeurs en 2018 !! Certes des places d’honneur sur le PGA Tour et quelque lumières lors des WGC. Mais pour le reste, Sergio Garcia est fantomatique et traverse cette saison comme un zombie.

Il est maintenant Papa et a de nouvelles responsabilités mais son niveau de jeux est particulièrement inquiétant.

Les forces du frère de Sergio :

  • Un joueur de classe mondiale ;
  • Une expérience et une « grinta » très utile en Ryder.

Les faiblesse du frère de Sergio :

  • Une saison 2018 catastrophique ;
  • Un niveau de jeu qui ne semble pas se redresser.

Henrik Stenson, dit Ice man !!

Ice Man !!

Un des pilier de l’équipe européenne mais qui n’était pas dans les points donc rattrapé par le Captain…

Après une victoire à The Open en 2017 et une opération au genou en fin de saison dernière, sa saison 2018 est plus difficile.

Cependant, il termine en Majeurs 5ème au Masters et 6ème à l’US Open. Il a confirmé ces bons résultats avec une 4ème place au Arnold Palmer Invitational et une 2ème place au WGC HSBC Champions.

Enfin, il a gagné un total de 8 points en Ryder-Cup, depuis sa première participation en 2006.

Les forces du Ice Man :

  • Un niveau de jeu plus que bon;
  • Un expérience de la Ryder-Cup ;
  • Il connait le National.

Les faiblesse du Ice Man :

  • Est-ce qu’il sera en forme ?

Alors ces héros européens, il te donne envie ?!?

Cette équipe est véritablement impressionnante avec le meilleur joueur du monde en 2018, Francesco Molinari. Elle est très bien complétée par des gars plus que solide, Justin Rose, Tyrell Hatton, Tommy Fleetwood, Jon Rahm ou encore Alex Noren. Certes, il n’ont pas tous l’expérience de Justin Rose en Ryder Cup mais ils sont capables de tenir la dragée haute aux joueurs américains. Est-ce que sa sera suffisant ? 

La réponse pourrait se trouver dans les éléments suivants :

  • Si Rory Mcllroy arrive a retrouver un niveau de jeu plus proche de son standing ça devrait grandement aider et être bénéfique aux joueurs européens ;
  • Le rôle des Captain’s Pick seront déterminant, comment vont ils être utilisés ? Est ce qu’il seront là pour coacher, conseiller ou jouer ? Au risque de créer des tensions dans l’équipe ?!? Si Ian Poulter joue, c’est un des huit qui ne jouera pas…

Enfin, la gestion et la stratégie de l’équipe seront aussi déterminantes.

The Golfiest

 

 

Brooks Koepka, la victoire en sifflotant…

La victoire !!!

L’US Open 2018 s’est déroulé du 11 au 17 juillet au Schinnecock Hills Golf Club. dans la banlieue de New-York. Pour ce deuxième Majeur de la saison, toutes les attentes étaient permises. Mais la surprise a été de taille puisque vainqueur de l’édition 2017, Brooks Koepka, s’est a nouveau imposé. Un exploit de taille, déjà réalisé il y a maintenant une trentaine d’année par un certain Curtis Strange.

Mais quant est-il des autres « candidats » ? Est-ce que Tiger Woods a été à la hauteur de ses bons résultats lors de ses dernières sorties ? Est-ce que Dustin « Groovy » Jonhson était prêt a montrer que son retour sur la plus haute marche n’était pas du à un hasard ? Est ce que Rory Mcllroy et les européens ont réussi une performance ? Est ce que les « Young Guns » américains ont pris le contrôle ? Et les deux seuls « frenchies », qu’ont-ils fait ?

Quand Brooks Koepka calme tout le monde !!

Le petit Brooks au départ…

On avait perdu le garçon depuis sa blessure au poignet de début de saison, il en avait même raté le Masters. Il est revenu doucement pour faire un très bon résultat au Texas au Fort Worth Invitational en terminant deuxième derrière le « british », Justin Rose. Au vu de ce résultat, on savait qu’il était en grande forme. En effet, le parcours de Fort Worth est particulièrement exigeant (un peu comme le National…).

Après on connait les qualités du garçon, une puissance d’extra terrestre qui lui permet d’envoyer des coups à des distances incroyables (mais droits) et surtout un caractère à toutes épreuves. Sans doute, une confiance à la Floridienne !!

Il n’en fallait pas plus pour que le Brooks après un premier tour difficile plante un 66 lors du deuxième tour :

Avec un tel jeu de fer et un putting à toute épreuve, il ne pouvait plus rien lui arriver… Sauf un troisième tour cauchemardesque en 78, à cause d’un vent plus que capricieux et des drapeaux positionnés (par l’USGA) de façon très limites. Mais on va pas revenir sur ce débat, puisque l’idée même de l’USGA, c’est que personne ou presque ne batte le parcours lors de la semaine de l’US Open.

Le dernier tour a été une démonstration de Brooks Koepka et une victoire sur son pote DJ (Dustin « Groovy » Johnson) qui n’a pas réussit à rentrer les putts importants.

Au delà de ses qualités de frappeurs, l’américain a montré une qualité de petit jeu exceptionnel. Il s’est sortie de situations plus que compliquées en réalisant des approches ou des sorties de « rough » hors normes. Pour enfoncer le clou, il a rentré un nombre de putt très important… Bref, dès la mi parcours, on a sentie que les jeux étaient fait et que Brooks Koepka avait prie l’ascendant sur son pote DJ, sur les éventuels autres prétendant (ex: Tony Finau, Daniel Berger) et sur le parcours. Résultat un nouvel US Open mais avec le style et la classe :

Le garçon a donc fait mentir ses derniers détracteurs qui ne voyaient qu’en lui un « bourrin » uniquement capable d’envoyer des missiles avec son Drive… Il a clairement envoyé un message et risque de gagner d’autres « Majeurs » dans les prochaines années. Mais surtout, il va être l’une des pièces mairesses de l’équipe américaine de Ryder-Cup. Il risque de ne faire qu’une bouché du parcours du Golf National…

En effet, il connait très bien le golf européen puisqu’il n’a pas hésité à se former sur le Challenge Tour puis l’European Tour pour finir sur le PGA Tour. Il a bien évidement aussi fait pas mal de musculation et augmenter son volume musculaire depuis ses jeunes années européennes (regarde la « diff » au niveau de bras du garçon…) :

Le petit Brooks lorsqu’il jouait en Europe….

Malgré les critiques incessantes sur les golfeurs qui font de la musculation, les gens commencent à comprendre qu’ils font ça pour être plus performants sur les parcours de plus en plus difficiles et exigeant physiquement (ex: distances plus importantes, « rough » très épais). Mais surtout, ça ne leur enlève pas leur feeling autour des greens, la preuve en est, Brook Koepka et ses approches magiques ou ses putts de fous. Donc, il est possible d’avoir un physique de troisième ligne et de jouer plus que correctement au golf !!

Tiger Woods n’a pas fait le poids…

Tiger in the dark zone !!

Le parcours a clairement gagné dans cette confrontation et dès le premier trou du premier tour, le Tigre était en difficulté. Il ressort du trou n°1 avec un TRIPLE BOGEY !! Suivi d’un DOUBLE… Bref, il ne reviendra jamais dans la course et finira assez éloigné du CUT avec un +10.

Un US Open 2018 a oublié pour le Tigre sauf peut être au niveau de l’ambiance et l’accueil du public.

Pourtant, les statistiques des deux tours ne sont pas mauvaises sauf pour les greens en régulations :

  • 71% de fairway touchés (la moyenne du champs de joueurs est à 70%) ;
  • 44% de greens en régulation (contre 53% pour le champs de joueurs );
  • 308 yards ( xx mètre) de distance au driving (contre 298 pour le champs de joueurs);
  • nombre de putts 1.61 (contre 1,75)

Bref un résultat très loin des attentes au vu des dernières sorties du Tigre….

Rory Mcllroy sombre à Schinnecock !!

Le naufrage….

Le nord irlandais n’a pas été l’ombre d’une menace pour ce parcours. Malgré une campagne de communication très bien orchestrée, le résultat est catastrophique. Même s’il a expliqué avoir un plan de jeu très bien défini (i.e. plutôt conservateur). Il ne passe pas le CUT. Quel aurait été le résultat s’il avait attaqué ? On ne sera jamais. Mais il termine avec un +10 !!

On peut seulement se demander si Rory Mcllroy s’est bien remis de son échec au Masters. Et on reviendra pas sur le fait qu’il ne semble toujours pas vouloir changer de caddie…

Bref, un naufrage !!

Tommy Fleetwood, le flamboyant 63 !!

La deception du Tommy sur le 18 lors du dernier tour !

Il avait annoncé la couleur avec un 66 planté lors du deuxième tour. Il était ainsi revenu dans le TOP 10. Bien évidement, il a subit comme les autres le troisième tour mais restait à porté des leaders à la veille du dernier tour.

Le dimanche a été brillant, des coups superbes et des « ficelles » rentrées dans tous les sens. Le résultat, il lui restait en arrivant au 18 à faire un « birdie » pour revenir à +1 et pousser éventuellement l’américain Brooks Koepka en « playoff ».

Grace à un coup d’approche impressionnant au 18, un « draw » de 180 mètres, planté à moins de trois mètres du drapeau les espoirs étaient permis. Malheureusement, l’anglais ne rentrera pas le dernier « putt » synonyme de prolongation :

Il restera à Tommy Fleetwood une impressionnante ovation du public sur le 18 pour ce superbe tour. C’est sur, ce garçon va gagner un majeur, la seul incertitude est quand…

Bravo Monsieur Fleetwood, voila un vrai plus pour l’équipe européenne !!

Dustin « Groovy » Johnson craque dans le dernier tour…

L’outil de malheur de Dustin, le putteur !

Il avait impressionné et rassuré le public avec ses deux premiers tours sous le par. Il était d’ailleurs le seul à avoir réalisé cette performance. Annoncé donc comme le grand favori pour le « moving day »… On connait la suite, du vent, des drapeaux placés dans des endroits très limites avec pour résultat, la majorité des joueurs qui exploseront en vol. Donc, malgré un troisième tour, comme les autres, mauvais. Il avait toutes ses chances de pouvoir s’imposer le dimanche en partageant les premières places et en partant avec son pote, Brooks Koepka.

Mais, il n’a pas fait illusion bien longtemps en ratant les putts qu’il fallait rentrer et en ayant des coups d’approche moyens… La messe était dite au trou n°16 (par 5) où il a un troisième coup facile pour faire birdie et essayer de troubler Brooks Koepka… Malheureusement, son coup est trop court de quelque mètre et ressort du green, il ne fera que par et abandonnera toutes chances de s’imposer…

Cependant, il faut constater que le nouveau numéro 1 mondial est à nouveau présent avec un podium l’US Open 2018 et une victoire juste avant.

Bravo Dustin « Groovy » Johnson ! Et maintenant, il faut retourner au putting green…

Les « young guns » américains !!

Faut pas chauffer le Patrick … surtout le dimanche !!

On attendait, Jordan Spieth, Justin Thomas, Rickie Fowler… mais c’est le texan Patrick Reed qui a sonner la charge !! Et de quelle manière, 5 birdies sur le 7 premiers trous… De quoi donner des sueurs froides aux floridiens Koepka et Jonhson !! En fait plus c’est difficile, plus Patrick Reed est bon, l’adversité il adore ça !!

Capt’ain America a impressionné par son niveau de jeu lors du dernier tour avec des drive monstrueux, des long fers énormes, le wedging comme d’habitude… et un putting de fou. Merci Capt’ain America pour ce spectacle !!

Pour les autres, ont a donc frôlé la grosse « marade ». En effet, Jordan Spieth n’a pas passé le CUT à cause d’une approche-putt très mal négocié au 18 lors du deuxième tour. Et son pote, Justin Thomas, a livré une semaine bien fade puisqu’il termine à la 25ème place. Enfin, Rickie Fowler à fait le « yoyo » avec sa carte de score; 73 – 69 – 84 – 65. Les chiffres parlent d’eux même.

Mais c’est sans compté sur l’immense réservoir du golf américain. En effet, les deux « petits » nouveaux ,Tony Finau et Daniel Berger (le fils du Tennis Man et qui envoie la balle a des kilomètres…), ont réalisé un troisième tour de qualité (66) qui leur a donné la possibilité de se mêler à la bataille du dimanche. Malheureusement, ils n’ont pas fait vraiment illusion face au monstre floridien.

Enfin, on ne va pas reparler du Phil Mickelson Gate… et qui n’a pas été disqualifié à cause d’une mystérieuse raison. Par conséquent, il a pu jouer le dimanche avec le petit Rickie :

Si t’es pas disqualifié le samedi.. tu peux jouer le dimanche !!

Les autres européens.

Au delà, de la performance de classe mondiale de Tommy Fleetwood, d’autres européens se sont distingués. Ce qui est de bonne augure pour la prochaine Ryder Cup étant donné la force actuelle de l’armée américaine.

La première surprise est venue de Mister Ryder Cup, Ian Poulter, qui a occupé la premier place de l’US Open jusqu’au n°8 du deuxième tour… Où là, une horrible sortie de bunker lui a coûté un triple « bogey » et il ne s’en est jamais remis. Il terminera à la 25ème place de cet US Open si brillamment commencé. Mais l’homme est en forme !!

En parlant de Ryder Cup, la paire Justin Rose-Henrik Stenson a de nouveau terminé dans le TOP 10 d’un Majeur. C’est d’abord le britannique qui a perdu son fantastique putting des deux premiers tours au plus mauvais moment et ensuite le suédois n’a pas non plus été en réussite dans ce secteur de jeux lors du dernier tour.

Le putting je te dis, le putting !!!

Mais l’autre bonne surprise, vient encore d’un britannique, Tyrrell Hatton, qui termine à la 6ème place !! Sans s’énerver, il est en train de s’installer progressivement mais surement dans le « gratin » des joueurs européens !!

Et les frenchies…

Commençons par le sujet qui fâche, Alexander Levy !!

Il était qualifié directement, grâce à son classement. On espérait donc une performance à la hauteur de ses espoirs de selection en équipe européenne de Ryder Cup… En effet, il a démontré sa capacité à être performant sur le circuit européen (5 victoires déjà) mais il fallait absolument qu’il arrive à « performer » au niveau supérieur, c’est à dire dans les événements du type Majeur !!

Est-ce que l’enjeu était trop important ? Est ce qu’il n’était pas bien physiquement ? Le résultat n’est clairement pas à la hauteur, CUT manqué et de beaucoup puisqu’il termine à +17 (le CUT était à +8).  Ce résultat arrive au plus mauvais moment. C’est maintenant le « money time » pour la sélection. Il y aura sans doute d’autre moment mais çà risque d’être difficile après cette déception et celle du PLAYERS.

La bonne surprise vient du bordelais Mathieu Pavon (le fils du footballeur) qui termine 25ème !! Après s’être qualifié en Angleterre, il a réussit l’exploit d’être le seul français a passer le CUT et finit dans les 30 premiers. C’est simplement extraordinaire. Au delà, de son niveau de jeu que l’on connait et qu’il est capable d’élever pour jouer les troubles fêtes sur le Tour Européen. C’est l’interaction qu’il a eu avec le public de cet US Open 2018. Il semblait enjouer de jouer devant un tel publique. Bravo Monsieur Pavon !!

Un petit cadeau pour finir : les meilleurs coups de l’US Open 2018 !

The Golfiest

 

Captain America, alias Patrick Reed, remporte le Masters !!

Patrick dans les bras de sa mère… Non, je déconne, de son « caddie » !!

 

Le Masters d’Augusta (Georgie – USA) s’est terminé par la victoire de l’américain Patrick Reed, plus connu sous le pseudo Captain America !!

Captain America, le vrai !!

Alors, oui, le Texan à une réputation (passée) sulfureuse mais son jeu, durant ce Masters, a été exceptionnelle. En effet, produire 3 premiers tours (69, 66, 67) d’un tel niveau à Augusta est tout simplement incroyable. Son dernier tour, dimanche, la tension aidant, n’a pas été aussi bon mais lui a permit de l’emporter. Il s’est imposé grâce à  ses mises en jeux, la qualité de son « wedging » et bien sur avec un putting royal. Enfin, sa force mentale a été déterminante dans le dernier tour, puisqu’une grande partie du public a affiché, sans l’ombre d’un doute, son soutien à Rory McllroyPatrick Reed s’est sans doute servi de cette adversité (comme celle d’une partie des médias) à son encontre pour trouver plus facilement la motivation nécessaire !!

Au delà de la performance du Texan, il y a ce détail particulier sur son équipement… En effet, Patrick Reed n’a pas de contrat avec un équipementier pour ses clubs ou ses balles. Il n’a pas renouvelé son précédant contrat avec Callaway. Il l’a très bien expliqué, CNBC, le lendemain de sa victoire :

« Je voulais essayer quelque chose de différent cette année », a déclaré Reed. « Il y a tellement de grand équipementiers. Quand vous faites un « deal » comme celui-ci (sous entendu avec un équipementier), vous êtes bloqué, vous devez utiliser le même équipement. Il est difficile de croire qu’il y a une entreprise qui fabrique 14 clubs parfaits et une balle de golf parfaite pour chaque joueur. » 

« Donc, ce que j’ai fait cette année, j’ai signé un partenariat avec Nike uniquement pour les vêtements, cela m’a libéré pour utiliser tout l’équipement que je veux. Je suis en mesure de mettre 14 clubs et une balle de golf dans mon sac de golf qui, selon moi, me conviennent parfaitement. »

Et sinon, le Patrick avait quoi dans son sac pour gagner ce Masters :

Driver: Ping G400 LST (Aldila Rogue Silver 125MSI 70-X), 9.2 degrees

Bois-3 : Nike VR Pro, 15 degrees

Fer(3): Titleist 716 T-MB; (4): Callaway X Forged 13; (5-PW): Callaway MB1

Wedges: Artisan Golf (51, 56 degrees); Titleist Vokey SM5 (61 degrees)

Putter: Odyssey White Hot 3

Balles: Titleist Pro V1

Et là, normalement, si tu es un « aficionados du matos », tu te dis, mais je ne connais pas ces Wedges Artisan Golf. Nous non plus.

Pour ceux qui ne sont pas familiers d’Artisan Golf, c’est une nouvelle société fondé par Mike Taylor, un ancien de Nike. Taylor a presque 30 ans d’expérience dans l’industrie et a fait des wedges pour Reed quand les deux étaient avec Nike. Taylor a également fait des wedges pour Tiger Woods et Rory McIlroy, entre autres (rien que ça). Les clubs sont réalisés dans l’ancien centre Nike Oven à Fort Worth et, selon Taylor, ils ont travaillé ensemble pendant l’inter saison sur son équipement.

 

Pendant ce temps là, le prétendant au « Grand Slam », le nord-irlandais Rory Mclloy s’est complètement écroulé !!

Pourtant, il avait réalisé un troisième tour plein de promesses (65) avec des approches et un « putting » de grande classe.

Ce troisième tour était annonciateur d’une belle bataille puisqu’il le terminait par un birdie sur le 18. Ainsi, Rory était assuré d’être en dernière partie avec le Texan et n’était plus qu’à quelques coups de celui-ci avant le dernier « round ». Bref, un scénario idéal pour Rory, qui lui donnait la possibilité d’imposer son rythme et ainsi de se rapprocher de son « graal »…

Lors de la conférence de presse du samedi soir, Rory avait même joué au petit jeu « C’est P.Reed qui va à subir la pression… ». Bref, le grand classique, je n’ai rien à craindre il sera (le texan) beaucoup plus nerveux que moi…

Et bien, au vu du résultat, le nord-irlandais s’est complètement fait bouffer par l’enjeux et n’a pas réussit à produire un partie de grande qualité. Les mises en jeux ont été erratiques (la première sur le 1 était symptomatique), les coups de fers de plus en plus à gauche de la cible et un putting vraiment pas bon.

Enfin, dans ce sport si professionnel et demandant une grande résistance au « stress », on se demande pourquoi Rory Mcllroy est toujours accompagné d’un caddie amateur… Pour la lecture de certains putts ou la réalisation de certains coups ça ne doit pas aider…

Et sinon, les autres…

Je vous rassure tout de suite, il n’y avait pas de français engagé dans ce majeur !!

Rickie dans son jardin !!

Mais d’autres américains et deux européens se sont largement distingués. Commençons par le second (Rory termine 5ème), Rickie Fowler, a jusqu’au bout essayer, de pousser Patrick Reed à la faute. Il a terminé sur le 18 par un birdie  :

Mais ca na pas suffit, malgré deux derniers très bons tours de Rickie (65 et 67), l’écart creusé par le Texan n’a pas pu être rattrapé. Cependant, à la remonté du 18 par Rickie, on prend conscience que le chouchou du public était certainement pas le vainqueur Texan…

Le podium a été complété par l’inévitable, autre Texan, Jordan Spieth !!! Un dernier tour commencé sur les chapeaux de roue avec 2 birdies d’entrée… La suite, un 64 produit lors du dernier tour d’Augusta, une véritable performance… qui aurait été exceptionnelle sans ce « boggey » au 18 :

Enfin, l’inévitable suédois Henrik Stenson qui faisait son grand retour a terminé 5ème avec Rory Mclroy… Ce qui  sa meilleur performance dans cette épreuve !!

Vous constatez, comme nous, que le Masters a été dominé par les américains. Il reste encore 3 tournois du Grand Chlem pour voir les européens briller et constituer les forces vives de l’équipe Européenne pour la Ryder Cup.

Ah oui, nous allions oublié, l’un des favoris des « bookmakers », Bubba Watson, a terminé à la 6ème place.

Bubba Golf !!

Vivement le prochain Masters !!

The Golfiest.

 

 

Tiger Wood’s comeback : what else !!

Jason et son pote Tiger !!

Le « Tour Européen 2016-2017 » s’est terminé sur un final plein de suspens. Il reprend doucement à Hong-Kong (UBS Hong-Kong Open) comme le « PGA Tour » en Australie. Mais tous le monde n’attend plus qu’une seule chose, le retour de Tiger Woods !!

Eh oui, ça fait maintenant plus d’un an, que personne n’a revu le Tigre dans une compétition officielle. Nous ne reviendrons pas sur ses opérations successives au dos ainsi que ses problèmes extra-sportif. Mais, l’idée que le vainqueur de 14 Grands-Chelems puisse arrêter sa carrière avait commencé à prendre forme au fil de ses absences répétées.

Alors, depuis qu’il a annoncé son progressif retour à l’entrainement, le « buzz » est en marche !!

Le sommet des commentaires, des attentes et des fantasmes a été atteint avec la publication par Tiger de son « stinger » nouvelle mouture :

Bref, toutes les hypothèses étaient évoquées ainsi qu’un possible retour en 2018, mais pour faire quoi?

Tous les acteurs médiatiques ont élaboré les scénarios les plus fous. Le plus belle exemple, vient du site GOLF.COM. En effet, delui-ci a publié une couverture d’anticipation, avec une victoire de Tiger Woods au Masters de 202O :

Sports Illustrated inspired us to try our hand at this bold prediction thing. Check back with us in three years… 🤣 🤣

Publié par GOLF.com sur jeudi 2 novembre 2017

 

Le gars n’est plus en compétition depuis plus d’un an mais on parle de lui comme le « next big thing » dans le golf.

La validation de son retour à été entériné, définitivement, par l’annonce de sa participation à son « Hero World Challenge » (au Bahamas – du 30 novembre au 7 décembre 2017).

Il est vrai que le « pouvoir » médiatique de Tiger Woods sur le golf est considérable. Par exemple, un Masters avec ou sans Tiger n’a pas du tout le même intérêt pour les télévisions, les radios… En effet, un Masters sans Tiger Woods c’est 25% d’audience en moins… Ça peut en effrayer certains !!

Alors, maintenant que son retour est effectif, qu’est ce que l’on sait de plus ?

En fait, pas grand chose. Un grand « ami » de Tiger, Brandel Chamblee a déclaré lors d’un interview au sujet de son « comeback » :

« If you do an internet search of the greatest sports comebacks from injury, you’ll get a litany of injuries. The one thing you will not get is a bad back followed by great athletic achievement. » (source GOLF.COM).

« A bad back by a 41-year-old, four back surgeries in the last three or four years, followed by the emotional stress of the scandal and the controversies that have followed him around and likely some addictions, followed by the chipping yips, which various people have texted me, all caps, exclamation points, that he is over. I’ve seen no evidence that he’s over it. » (source GOLF.COM)

Ça va faire plaisir à l’intéressé.

Mais les réactions ne se sont pas fait attendre… Est-ce qu’elles sont directement liées aux prises de positions radicales de Mr Chamblee ? Difficile à dire.

Ainsi, les potes de Tiger ont fait des déclarations encourageantes sur son état de forme. Ce qui a bien évidement amplifié la « tornade » médiatique qui tourne depuis l’annonce du dit retour…

Rickie Fowler a été le premier

Rickie et son pote Tiger !!

Petit récapitulatif :

Bref tous le monde était sur les nerfs et se demandait quelle serait la prochaine information délivrée sur l’homme aux 14 majeurs….

Mais heureusement, Rickie Fowler s’est exprimé brièvement (sur le site Golf.com avec le journaliste Dylan Dethier) au sujet des distances envoyés par Tiger depuis le « Tee ». Rickie a été (semble-t-il) « overdrivé » plusieurs fois par le Tigre lors d’une séance d’entrainement commune sur le parcours du « Medalist » en Floride. Autant vous dire, que le chiffon rouge était agité, l’alerte donnée !!  On avait de nouvelles informations sur l’état de forme de Tiger.

Certes, auparavant Tiger était plus long que Rickie notamment lors de la dernière compétition commune (en 2016). Mais il faut reconnaître qu’après quatre opérations du dos, le gars continue de dépasser le « kid »…

Bien sur, nous confirmerons tous ça lorsque nous le verrons jouer dans une semaine… Tiger will come back inside the ropes !!

Et puis sont apparues les déclarations de Jason Day !!!

Ancien n°1 mondial et vainqueur d’un majeur, le garçon s’est de quoi il parle lorsqu’il s’exprime sur ce qui touche la petite balle blanche… Par ailleurs, Jason Day a construit une relation très spécial avec le Tigre, notamment en échangeant des centaines de SMS au sujet du jeu, des parcours, du mental…

Jason Day a déclaré que son pote était plus que prêt pour son retour :

« I did talk to him and he did say it’s the best he’s ever felt in three years, » (source Jason Day)

« He doesn’t wake up with pain anymore, which is great, »  (source Jason Day) 

Et Jason Day, en grand professionnel, a dit aussi quelque chose de très juste. En effet, l’atmosphère très relax du « Hero World Challenge » est le parfait endroit pour faire son retour :

« There’s no pressure, »  « I think it’s a 17- or 18-man field, there’s no cut, he’s playing at a tournament where last year I think he had the most birdies at. » (source Jason Day).

Alors on va croiser les doigts pour que Tiger Woods revienne rapidement à un bon niveau et pourquoi pas au niveau que nous avons connu  :

La « President » quoi ?! La « President Cup »…

Les présidents à la « Predident CUP »…

La « President Cup » est une série de match de golfs (masculin) entre une équipe représentant les Etats-Unis et une équipe représentant le reste du Monde moins l’Europe (i.e. Asie, Afrique, Amérique centrale et du sud, Océanie, Mexique et Canada). En effet, l’Europe et les Etats-Unis s’affrontent dans une compétition similaire et beaucoup plus populaire la « Ryder Cup »…

Cette « President Cup » est hébergée alternativement aux Etats-Unis et dans les pays représentés par l’équipe internationale.

La version 2017 de la « President Cup » s’est donc déroulée dans le prestigieux golf du « Liberty National » à côté de New-York dans le New-Jersey.

Adam Scott sur le parcours… avec NY en arrière plan.

Même si le cadre était magnifique, il n’y a eu aucun suspens !!

Les Etats-Unis ont remporté, une nouvelle fois, la « President Cup ». En effet, leur équipe a dominé, voir archi-dominé l’équipe internationale bien trop faiblarde… D’ailleurs, l’équipe internationale n’a remporté qu’une seule fois ce trophée depuis qu’il existe, en 1998 (en Australie) !!

Cette épreuve, a vu un affrontement complètement déséquilibré entre deux équipes qui sur le « papier » pouvait laisser présager à une confrontation plus intéressante…

La vue du practice…

L’armada américaine affublée de ses « stars » (i.e. Justin Thomas, Jordan Spieth, Dustin Jonshon, …) n’a fait qu’une bouché d’une équipe internationale bien trop inconsistante :

  • Cette équipe internationale manque de vrai « leader » charismatique comme peuvent l’être (pour l’Europe) Sergio Garcia ou Ian Poulter… Pendant cette semaine, les Jason Day ou Adam Scott ont été plus qu’absent à ce niveau là !
  • Des joueurs de l’équipe internationale n’était simplement pas présent lors de cette compétition. Le meilleur exemple, Anirban Lahiri, ce joueur indien du PGA TOUR est passé complètement à coté de l’épreuve. Notamment en plombant son partenaire Charl Schwartzel (le sud africain). Pour ne rien aranger, Anirban Lahiri, à la suite du premier trou de son match avec Charl Schwartzel contre la paire américaine Kevin Chapelle et Charley Hoffman s’est vue disqualifier pour jouer le trou suivant… En effet, il a été pénalisé pour avoir réalisé un coup d’entrainement dans un bunker… Règle 7-2, le joueur ne peut faire des coups d’entrainement, uniquement sur le « green »…
  • La paire Luis Oosthuizen / Branden Grace s’est inclinée pour la première fois dans cette épreuve. Certes contre la paire américaine Justin Thomas / Rickie Fowler mais c’est la première fois qu’il s’inclinait dans cette épreuve. Sans doute un signe indien !

Branden Grace lors de la « President Cup ».

  • Enfin, Hideki Matsuyama le n°3 mondial n’était pas dans le coup non plus. Un peu à l’image de sa fin de saison, pas très brillante…

Malgré cela, le spectacle était au rendez vous (dans un cadre superbe) et avec des supporters venus en masse.

Les supporters internationaux !!

Mais, encore un fois, le suspens, la tension… qui peuvent être liés à ce type d’épreuve ont rapidement disparu. Le déséquilibre était trop grand !! Ça ne grandit pas cette épreuve…

Finalement de cette « President Cup », il faudra juste garder en mémoire cette impressionnante armada américaine qui va débarquer dans moins d’un an en Europe pour disputer la « Ryder Cup » !!

JUSTIN THOMAS, from the back nine !

Le vainqueur du dernier Grand Chelem de la saison, le PGA Championship, est donc l’imprévisible Justin Thomas !!

Ce jeune américain de 24 ans, originaire de Louisville dans le Kentucky rejoint donc ses illustres aînés, Tiger Woods, Jack Nicklaus,… en s’imposant aussi jeune dans un tournoi Majeur.

Il faut savoir, que très tôt, cet américain s’est illustré en devenant le troisième plus jeune joueur (16 ans 3 mois et 24 jours) à passer le « cut » d’un tournoi de la PGA en août 2009 (i.e. Wyndham Championship). Il est aussi le fils du « Head Pro » du « Harmony Country Club » à Ghosen dans le Kentucky.

Il est passé professionnel en 2013 et a obtenu sa carte sur le Web.com Tour via les « qualifying school ». Il a gagné son premier titre professionnel au « National Children’s Hospital Championship » en 2014. Justin Thomas finira cinquième de la saison régulière 2014 du Web.com Tour, et troisième après les Web.com Tour Finals, et obtiendra ainsi sa carte pour le PGA Tour pour la saison 2015.

Il obtiendra sa première victoire, sur le PGA Tour, le 1st novembre 2015 en remportant le « CIMB Classic » de Kuala Lumpur, Malaisie. Le tout, en devançant d’un coup l’australien Adam Scott. Thomas a défendu avec succès son titre en 2016 pour son second titre sur le PGA Tour.

Il faisait partie des potentiels favoris choisis par la presse américaine pour ce dernier majeur. En effet, il s’était imposé deux semaines de suite en début de saison:

  • 8 janvier 2017, il remporte le « SBS Tournament of Champions », avec 3 coups d’avance sur le japonais Hideki Matsuyama ;
  • 15 janvier 2017, il remporte le « Sony Hawai Open », avec 7 coups d’avance sur l’anglais Justin Rose.

Sinon, que connait-on du bonhomme :

  • Justin Thomas est en fait un « enfant » de Tiger Woods… il rêve de jouer sur le PGA Tour depuis qu’il a vu, à 7 ans, le grand Tiger s’imposer en 2000 au « PGA Championship » de Vahalla. Justin Thomas a une cassette VHS du tournoi qu’il estime avoir regardé une cinquantaine de fois ;
  •  Justin Thomas passait la plupart de ses journées d’été a jouer au golf pendant que son père de professeur de golf, travaillait. A la fin de la journée, ils jouaient en faisant des petits challenges pour un dollar ;
  • Il pourrait être déjà le joueur de l’année 2017, avec 3 victoires (déjà) sur le PGA Tour, incluant un 59 lors de sa victoire au « Sony Open » et ensuite un 63 à l’US Open de Erin Hills. La victoire au PGA Championship, lui permet d’être le joueur avec le plus de victoires parmi tous les vainqueurs de majeur cette année (i.e. Sergio Garcia, Bruce Koepka, Jordan Spieth) ;
  • Avec seulement 145 « pounds » ( 65 Kg), Justin Thomas est l’un des plus gros frappeurs sur le Tour. C’est complètement dingue de penser que Justin Thomas puisse envoyer la balle aussi loin. Il est classé premier en distance au « Driving » lors de cette semaine Quail Hollow (328 yards = 299 mètres) et 7 ème sur le PGA Tour cette année (310 Yards = 283 mètres, 10 yards de mieux que la moyenne). Je vous invite à regarder cette petite vidéo, vous allez halluciner :

  • C’est un des «potos » de Jordan Spieth et cela depuis qu’ils ont fait l’Evian Junior Masters en France quand il avaient 14 et 13 ans.

Et sinon comment s’est dessinée la victoire de l’extra terrestre…

Au départ du dernier tour, Justin Thomas étaient dans le Top 10 (4ème) à 2 coups de la tête (comme Luis Oosthuizen), occupée par l’américain Kevin Kisner à – 7 sous le part. Par ailleurs, plusieurs fins limiers n’étaient pas loin comme Chris Stroud, Hideki Matsuyama (à 1 coup) Francesco Molinari, Gary Woodland, Patrick Reed… étaient eux à 5 coups de la tête, donc rien n’étaient joué….

Malgré un début de partie mitigée, 2 « bogeys » lors des 3 premiers trous, la suite sera beaucoup plus lumineuse. Il a reconnu, que son début (i.e. Drive dans le bunker) était sans doute du à l’adrénaline et à sa volonté d’en découdre….

Ensuite, les choses sont rentrées dans l’ordre puisque il a fait « birdie » au 7 et au 9, ce qui lui a permis de revenir à – 6 et d’être placé pour la dernière ligne droite. Enfin, il a enchaîné un « back-nine » de folie avec 3 birdies dont un superbe sur le par-3 du 17 (de 221 yards) avec un drapeau particulièrement difficile. Il a suffit à Justin Thomas un « petit » coup de fer 7 et d’un putt et il était ainsi « leader » avec 3 coups d’avance… Ainsi, il a pu finir avec un « bogey » au 18 et de remporter la mise.

Pendant ce temps, Kevin Kisner sombrait à + 3 pour la journée (cruel après avoir mené durant les 3 premiers jours) et Hideki Matsuyama à +1 échouait à nouveau dans sa quête de premier majeur :

TOP 10 du PGA Championship 2017

On peut donc tirer le bilan suivant de ce dernier majeur :

  • Patrick Reed (Captain America) : un dernier tour à 67 avec ses « fist – pumps » habituelement réservés à la Ryder Cup… ont enchanté les spectateurs. Malheureusement, un  » bogey » pour finir lui coûte la deuxième place en « solo ».
  • Luis Oosthuizen : malgré un dernier tour à 70, il termine 2 ème, encore une fois d’un majeur…En effet, le Sud Africain a terminé deuxième dans les quatre majeurs…
  • Rickie Fowler : lors du dernier tours, il a fait quatre « birdies » consécutivement entre le 12 et le 15 pour se rapprocher momentanément des « leaders ». Cela s’est avéré trop court et trop tardif. Mais son 67, lui a donné son septième TOP 5 dans un majeur… S’il regarde en arrière, pour savoir pourquoi il n’est pas vainqueur cette semaine, il doit juste se retourner vers son premier tour et ce TRIPLE « bogey » sur le 5…
  • Rory Mcllroy : Il a eu un solide dimanche pour passer dans le Top 25, mais après cette blessure à la côte qui l’a dérangé toute l’année, quoi faire ? Le quadruple vainqueur de majeur a déclaré qu’il retourne en Irlande du Nord pou voir son entraîneur et évaluer son planning pour le reste de la saison : « Je ne sais pas ce que je vais faire. Vous pourriez ne pas me voir jusqu’à l’année prochaine. Vous pourriez me voir dans quelques semaines » (source GolfDigest).

Bien évidement, on ne va pas oublier notre petit Frenchy, Alexander Levy, qui n’a malheureusement pas passé le « cut »… Pourquoi ? Difficile à dire… Son « driving », un de ses points forts n’était pas au rendez-vous. Mais comment expliquer qu’un déjà multiple vainqueur sur le Tour Européen ne passe pas le « Cut », je ne comprends pas. Un problème mental  ?

Cela met encore plus en valeur la performance de Mike Lorenzo-Vera, qui a passé le « Cut » à l’Open…

Alors, félicitations à Justin Thomas que l’on devrait voir briller (encore) dans peu de temps…

2017 PGA Championship, pour qui ?!?

Alors que le dernier majeur de la saison va se jouer cette semaine, la presse américaine se lance dans ses habituels pronostics. Vous trouverez ci-dessous leurs prédictions :

Tournament Predictions: 2017 PGA Championship

On a d’un côté les « experts » qui choisissent les favoris suivants: Rickie Fowler, Hideki Matsuyama, Xander Schauffele, Kevin Kisner et Jordan Spieth. De  l’autre côté les « professeurs » qui eux choisissent leur poulain: Dustin JohnsonRory McIlroyJordan Spieth, Henrik Stenson et Jon Rahm. Et enfin, les « lecteurs » (les gars comme toi et moi) ont désigné leur chouchou: Hideki MatsuyamaRickie FowlerJordan Spieth, Dustin JohnsonJustin Thomas.

Pour ma part, je mettrai bien une pièce sur D. Johnson (si il retrouve son groove…), Rory Mcllroy (s’il retrouve de la justesse avec ses « wedges » et son « putting », évidement), Jordan Spieth (pour l’histoire)  et l’imprévisible Justin Thomas.

 Les autres me semblent pas vraiment dans le coup ou un peu fatigués.
Allez, rajoutons quand même, le belge Pieters Thomas.
Qui vivra verra ! Alors rendez-vous dimanche 13 voir lundi 14 août….