Drôle de reprise chez les pros…

Le PGA Tour en mode désinfection.

Après une mise à pied de plusieurs mois en raison du COVID-19, le golf professionnel est de retour cette semaine. Ça commence avec le PGA Tour au Charles Schwab Challenge qui s’annonce comme une expérience incomparable. Les responsables du PGA Tour se sont donnés beaucoup de mal pour réinventer ce que cela signifie d’organiser un tournoi de golf sûr pour toutes les personnes impliquées, et le Colonial Country Club de Fort Worth est la première tentative de mettre en œuvre leur plan pour un événement à échelle réduite. Il n’y a pas de FANS mais beaucoup de stations de désinfection, alors que les joueurs, les cadets et les bénévoles entrent dans ce nouveau monde …

PGA Tour, la reprise… sans spectateur !!

C’est pas du tout la même ambiance sans spectateur…

Pour la première fois en un peu moins de trois mois, le PGA Tour, est donc de retour au légendaire Colonial Country Club de Forth Worth, au Texas. La maison de Ben Hogan et la veste à carreaux accueillent le retour du golf avec un champ de joueurs impressionnant (16 des 20 meilleurs mondiaux) le tout bien sur télévisé mais sans spectateur. Ensuite suivront quatre autres tournois sans spectateur :

  • RBC Heritage du 18 au 21 juin
  • Travelers Championship du 25 au 28 juin
  • Rocket Mortgage Classic du 2 au 5 juillet
  • Un tournoi a définir du 9 au 12 juillet par le PGA Tour

En effet les tournois RBC Canadian Open (remporté par Rory en 2019), le John Deer Classic (remporté par Dylan Fritteli) et le Barbasol Championship (remporté par Jim Herman) sont tous les trois annulés.

La reprise AVEC spectateur se fera, normalement lors du tournoi de Jack Nicklaus « The Memorial Tournament » du 16 au 19 Juillet.

Une sensation d’assister à un « round » d’entrainement

Lorsque le PGA Tour revient cette semaine c’est sans FAN dans les cordes…. et il en sera ainsi pour les cinq prochains événements. Pour ces cinq premiers événements du redémarrage, les golfeurs s’affronteront dans une atmosphère indéniablement différente. Il n’y aura pas d’applaudissements après une approche au mat ou des gémissement pour une mauvaise. La bande originale du son du jeu sera muette.

Le manque de bruit a le potentiel de donner aux tournois une sensation de bibliothèque pour ceux qui regardent à la télévision, mais cela pourrait également influencer la façon dont les joueurs gèrent leur parcours. Par exemple, lors de coups d’approche à l’aveugle vers des greens, les professionnels du tour comptent souvent sur la réaction de la foule pour déterminer à quel point un coup est bon. Et lors des derniers tours, le bruit de la foule peut être particulièrement instructif pour les joueurs en lice… Si vous entendez un grand rugissement, vous savez que le danger se rapproche. Le manque de FAN pourrait également influencer les joueurs dans leur vision de la perspective. Les golfeurs sont habitués aux tournois avec des FAN bordant les fairways et les tribunes encadrant les greens. Ce ne sera pas le cas pendant au moins quelques semaines et cela pourrait avoir un un impact direct sur le jeu :

  • Plus de balle perdue : Brooks Koepka, sans filtre, a déclaré dans le podcast de « Pardon My Take » (avril 2020) la façon dont un tournoi sans FANS se déroulerait : « De temps en temps, nous frappons des balles immondes et les FANS vous aident en quelque sorte à les trouver. Je veux dire les gars vont perdre des balles à cause de ça ». En effet, dans des circonstances normales chaque joueur a le luxe d »avoir des FANS (et les marshals) pour  rechercher sa balle. Si vous jouez dans un groupe de stars, le nombre de chercheurs se comptent par centaines. Et si vous êtes dans le groupe de Tiger, des milliers. Les spectateurs de chaque côté de l’aire d’atterrissage près du « fairway » voient généralement un balle dans les airs, la regardent atterrir puis la localisent. Sans eux, les joueurs devront regarder plus attentivement, ce qui n’est pas toujours facile lorsque votre balles atterrit à plus de 300 mètres. Il y aura donc plus de balle provisoires jouez et vous verrez plus de balles perdues. La limite de 3 minutes pour rechercher une balle sera très importante.
  • Des lies difficiles dans le rough : un autre avantage d’avoir des FANS qui tapissent les fairway est leur circulation piétonne, qui sert à aplanir le terrain et donne de meilleur lie aux joueurs. Si vous avez besoin de preuves, regardez la dernière manche de Tiger du PGA 2018 à Bellerive, ou le rough était important… jusqu’à ce que les FANS le neutralisent. Woods a touché 0 fairway sur 7 sur les neuf premier trous et a scoré à -3. Ce qui n’aurait tous simplement pas été possible sur le même parcours un Lundi quand le rough était encore présent.
  • Plus de grande tribune : pour la plupart des amateurs, louper en longueur derrière le green est la meilleur façon d’alourdir sa carte. En effet, la balle passe largement le green et se retrouve dans une position difficile. Vous êtes alors forcé de faire un une approche difficile. … Alors que sur le PGA Tour, si votre coups est trop long – ou à gauche ou a droite – il termine souvent en touchant une tribune, ce qui vous donne un « free drop ». Ces tribunes agissent essentiellement comme des « bumper » géants…  Que les joueurs utilisent intentionnellement ou non les tribunes, le fait qu’elles ne seront pas en place lors des premiers tournois  pourrait avoir une véritable impact sur la stratégie. Comme le dit Jim Furick qui a un peu d’expérience sur le circuit PGA « Il y a beaucoup de green sur le PGA Tour pour lesquels je ne sais pas dire ce qu’il y a derrière parce que généralement il y a des tribune à ces emplacements chaque année que nous les jouons. »

Et l’European Tour…

Alors que l’European Tour n’a pas encore repris, le calcul du classement mondial lui a repris… en mettant de côté les européens… ce qui a eu pour conséquence d’en fâcher certains… ce que l’on comprend complètement étant donné l’importance de ce classement notamment pour accéder à des tournois plus importants. Petit florilège de plainte :

Reaction de M. Fitzpatrick
Réaction de L.Westwood
Réaction de M.Lorenzo-Vera

L’European Tour recommencera a l’image de son grand frère sans public dans un premier temps… mais surtout par six tournois aux UK. Tous ces tournois seront soumis à des protocoles de sécurités et à des nombreux test définis dans la stratégie de santé du complète du Tour qui continuera d’évoluer, conformément aux différentes directives du gouvernement britannique.

Le premier tournoi du « UK Swing est le Betfred British Masters organisé par Lee Westwood, qui se jouera à Close House, près de Newcastle dans le nord-est de l’Angleterre, du mercredi 22 juillet au samedi 25 juillet – une semaine plus tôt que l’origine prévu. Il sera suivi de l’Open d’Anglais au Marriott Forest of Arden et du Championnat d’Angleterre au Marriott Hanbury Manor, avant que le Celtic Manor Resort de Newport accueille des tournois consécutifs de l’European Tour – le Celtic Classic et le Wales Open. Il s’agit d’un retour en temps opportun dans la station balnéaire du sud du Pays de Galles, car cette année marque également le dixième anniversaire de la victoire spectaculaire de l’Europe contre les États-Unis lors de la Ryder Cup 2010 au même endroit.

Le Swing britannique conclura ensuite avec le Championnat du Royaume-Uni au Belfry, un autre lieu riche de l’histoire de la Ryder Cup, ayant accueilli quatre compétitions avec une Europe triomphant en deux (1985 et 2002), les États-Unis ayant remporté en 1993, avec le match de 1989 se terminant par une égalité 14-14.

The UK Swing

Les détails des tournois ultérieurs sur la tournée européenne de septembre à novembre seront annoncés plus tard….
Cependant, la série Rolex; l’Aberdeen Standard Investments Scottish Open au Renaissance Club se déroulera désormais du 8 au 11 octobre et le BMW PGA Championship au Wentworth Club se déroulera la semaine suivante, du 15 au 18 octobre.
Il y a également de nouvelles dates pour les deux derniers tournois de l’année. Le Nedbank Golf Challenge organisé par Gary Player est maintenant programmé du 3 au 6 décembre au Gary Player Country Club de Sun City, et le championnat DP World Tour de fin de saison, à Dubaï, aura lieu du 10 au 13 décembre au Jumeirah Golf Estates, où sera couronné le Champion de la Race to Dubai 2020.

Et les caddies dans tout ça…

Todd Montoya caddie de Brian Stuard sur le PGA Tour

Cela concerne, pour l’instant les tours américains (PGA Tour et Korn Ferry Tour), qui demandent aux cadets de changer leur façon de travailler, de garder leurs distances avec les autres, d’utiliser généreusement les trois paquets de lingettes désinfectantes que le tournoi leur a fournis dans le genre de sac cadeau le plus étrange.

Mais le feront-ils? Il n’y a pas de règle en soi, donc il n’y a rien à appliquer. Comme l’a dit un cadet: «Y a-t-il une pénalité de coup?»

C’est tout nouveau et différent pour les caddies comme John Curtis, qui travaille pour Dylan Frittelli. Le Tour a envoyé un texte mercredi matin aux joueurs, leur rappelant ainsi qu’à leurs cadets de pratiquer la distanciation sociale, d’éviter les contacts physiques, de nettoyer les clubs et les râteaux de bunker et même les sacs de golf. Les High fives? Très peu recommandé. Curtis n’a pas serré de main depuis son retour d’Afrique du Sud pour retourner travailler chez Colonial.

« Je n’ai pas touché de drapeau toute la semaine », a expliqué Curtis.

Les habitudes sont difficiles à changer, et les cadets en ont beaucoup. Tim Tucker et Bryson DeChambeau doivent soudainement décider qui touche les clubs. Paul Tesori et Webb Simpson doivent maintenant déterminer qui va chercher une nouvelle balle. Qui feuillette le livre des métrages – Harry Diamond ou Rory McIlroy?

Jamais la relation cadet-joueur n’a été aussi compliquée dans un sens aussi humain. « Je sens que je veux respecter la distance de tout le monde », a déclaré Geno Bonnalie, le caddie de Joel Dahmen. «Je veux que le golf reste. Si cela signifie aller trop loin par précaution… »

Conclusion

De la même façon les autres Tours comme le Korn-Ferry Tour, ou le Challenge Tour (6 tournois annulés ou reportés) ont été particulièrement impactés. Le Korn-Ferry Tour à repris en même temps que le PGA Tour. Le Challenge reprendra lui en Juillet avec l’Euram Bank Open du 16 au 19 juillet.

Au delà des différentes approches de reprise, souvent liés à l’aspect économique, on peut se demander comment les Tours vont passer l’épreuve du COVID-19. En effet, cette crise sanitaire impact très fortement l’économie. Il est aujourd’hui très difficile de faire des prévisions fiables. Par conséquent, les différents Tours professionnels de golf risquent d’être impactés plus ou moins fortement.

Comment ressortira l’European Tour de cette crise ? Est ce que le PGA Tour sera toujours aussi flamboyant ? A suivre…

THE GOLFIEST

Drive pour la galerie et putt pour la victoire !!

Les beaux jours commencent à revenir (si, si …) le printemps est bientôt là et vous êtes fin prêt pour les prochaines compétitions. Pour certains, un changement de matériel a même été opéré, ainsi de nouveaux fers ou un nouveau driver sont dans le sac !!
Mais pas de nouveau putter ? C’est moins souvent à priori….Cette partie du jeux est tellement sensible et importante que le changement ne s’opère pas aussi facilement.

Qu’en est-il du putting et de son importance ? Peut-on gagner sans être bon dans ce domaine ? Qui sont les meilleurs ? Que peux ton apprendre d’eux ?

LE PUTTING, TU CHÉRIRAS !!

Chez les professionnels, le putting représente entre 40 et 45% de leurs coup (en moyenne). C’est dire l’importance de cette partie du jeu. Elle est souvent négligée ou approchée comme une espèce de science occulte… Il ne faut donc surtout pas la négliger mais la travailler pour être performant sur le parcours et lors des compétitions.

Prenons par exemple, les 3 derniers tournois de l’European Tour : le WGC – Mexico Championhip, le Tswhane Open et le Hero Indian Open.

Qu’est ce que l’on peut en déduire sur l’importance du putting ?

En considérant, sur ces 3 tournois, la statistique “le nombre moyen de putts par tours” (”Putts Per Round”), nous constatons :

Pour le WGC Mexico, dans les 4 tours, on retrouve dans les 5 premiers, les joueurs qui font le moins de putt par tour donc les meilleurs à cette statistique de “Putts Per Round”. Par exemple, la remonté de Phil Mickelson lors du 3ème Tour, vient du fait qu’il a un “Putts Per Round” de 26.7; qui est le meilleur score du 3ème tour !! Et Justin Thomas, qui fait une énorme remonté lors du dernier tour, et bien c’est aussi à cause de la meilleur performance en “Putt Per Round” (26.8) de ce dernier tour. Il terminera deuxième du tournoi ;

– Pour le Tshwane Open, dans les 4 tours, on retrouve dans les 5 premiers certains des 10 premiers en “Putt per Round”. Un bon contre exemple est la performance de Sebastien Gros (4ème) avec un très mauvais “Putt Per Round” (67 ème) mais premier en Green en Régulation (89%) et en Driving (355 Yds)!!!

– Enfin, sur le Hero Indian Open, on constate sur les deux derniers tours que les meilleurs en “Putts Per Round” occupent les premières places. Le vainqueur de ce tournoi, l’anglais Matt Wallance, a été premier et deuxième sur cette statistique… Et pendant, ce temps là, le leader des deux premiers tours Emiliano Grillo, descendait à la 4ème place (43ème au « Putts Per Round » sur le R3) puis à la 6ème place (55ème au « Putts Per Round » sur R4) à cause de son putting…

Bref, l’importance du putting, n’est plus a démontrer. Le putting est la clé d’une victoire !!

QUI SONT LES PLUS GRANDS « PUTTERS » DE L’HISTOIRE ?

On va faire un petit TOP 3, pour appuyer la démonstration réalisée un peu plus haut :

1) TIGER WOODS

Pendant que vous êtes tranquillement assis, vous allez probablement vous rappeler une demi-douzaine de “putts de oufs” que Tiger a fait dans sa carrière:

– Valhalla sur le premier trou des play-off contre Bob May au Championnat 2000 de la PGA;

– le birdie sur le 72ème trou de l’Open des États-Unis 2008 pour forcer un match de « playoff » le lundi contre Rocco Mediate;

– celui pour arracher le Bay Hill Invitational 2008 à Bart Bryant;

– ou le “put de ouf” sur l’île du TPC Sawgrass

Tiger est le plus grand « putter » de tous les temps car il fait les putts qu’il devrait faire et ceux qu’il ne devrait pas. De 2004 à 2008, la distance moyenne des Putts fait (i.e. qui tombent) par Tiger, une statistique un peu cérébrale qui calcule la distance totale des putts fait pour un tournoi donné, est de 6 pieds (1,80 m) plus longue que la moyenne du Tour. Il est un expert à faire de longs putts que d’autres golfeurs manquent.

2) Jack Niklaus

Le jeu de Jack Nicklaus a toujours été synonyme de puissance, mais contrairement à la plupart des joueurs de ce type, il était un un grand stratège. Jack Niklaus avait pour règle d’or de tout faire pour éviter les trois putts.
“I’m one of the greatest two-putters”, a-t-il déjà dit.
S’il ne t’avait pas déjà battu depuis le tee et le green, il gagnait avec un putt sorti de nulle part. La grandeur de Nicklaus est plus sur le drame qu’autre chose. Il a fait UN putt sur les six des neuf derniers greens au Masters de 1986 pour revenir huit points et ainsi remporter son 18e majeur record.

3) Jordan Spieth

Les statistiques de Jordan Spieth sont incroyables, par exemple en 2016 :

  • 5% de 3 putts pour toutes ces tournois en 2016 alors que les autres joueurs sont à 8% ;
  • 12% de 1 putts pour tous ces tournois en 2016 alors que les autres joueurs sont à 7%…

Mais ses victoires grâce à son putting sont mémorables comme par exemple le dernier « The Open » :

Bref, ces trois grands joueurs ont rempli leur palmarès des plus grand trophées notamment à cause de leur putting.

A cette courte liste, on peu ajouter aussi, Ben Crenshaw, Bobby Jones, Arnold Palmer, Severiano Ballesteros,…

 ET SINON, QUI ÉTAIT LE MEILLEUR « PUTTEUR » EN 2017 ?

Dans l’ordre on a :

  1. Justin Thomas : meilleur joueur de l’année (PGA Tour) et 5 victoires en 2017 ;
  2. Jordan Spieth (comme par hasard) : il a décroché un majeur, The Open, en 2017;
  3. Jason Day : par une année 2017 extraordinaire mais plusieurs TOP 10 importants comme au AT&T Byron Nelson, à l’USPGA Championship, au Northern Trust Open, et au BMW Championship;
  4. Rickie Fowler : vainqueur du Honda Classic et du Hero World Challenge, il a aussi décroché 10 Top 10 ;
  5. Brooks Koepka : vainqueur de l’US Open en 2017 ;
  6. Anirban Lahiri : malgré une année sans victoire de très bon résultats sur le PGA Tour…

ET, ILS FONT QUOI LES BONS « PUTTEURS » POUR ETRE BONS… JUSTEMENT ?

Prenons, deux démons du putting, Jordan Spieth et Tiger Woods, rien que ça !!

Dans un des numéros de GolfDigest (Juin 2017), Jordan Spieth expliquait sa « routine ». En gros, ça donne  :

  • La lecture… du putt of course : « Quand je lis un putt, je suis très attentif. C’est un processus en trois étapes: d’abord, je regarde de derrière la balle pour déterminer la ligne. Deuxièmement, je marche le long du côté droit du putt pour évaluer la vitesse car il est plus facile de voir la pente. Troisièmement, je marche derrière la trou, où je peux alors juger la ligne d’une autre perspective. Quand je suis confiant à propos de ma lecture – je sais où je veux commencer le putt et quelle vitesse je veux mettre – j’interviens. Je m’avance toujours de derrière la balle jusqu’à la ligne, tenant le visage de mon putter dans ma main gauche légèrement comme je suis sur la photo (ci-dessous). C’est mon habitude. Se déplacer de la même manière à chaque fois, peu importe ce que vous faites, est la seule chose sur laquelle vous pouvez avoir un contrôle total si vous vous donnez la peine de faire l’effort. » (Jordan Spieth – GolfDigest 2016).

La lecture (avec une belle chemise jaune…)

  • La routine : « Tout d’abord, ce qui importe est la cible visée par le putter. Sans objectif presque parfait, je ne pense pas que quiconque pourrait réussir, même par accident. Je place le putter d’abord avec ma main droite seulement. Alors que je vise et regarde ma ligne, mes pieds s’installent. C’est un point qui mérite d’être souligné: mon corps s’adapte à la position du putter, jamais dans l’autre sens. Puis j’ai mis ma main gauche, sous ma droite, pour prendre une prise en main croisée. Tout devrait se sentir équilibré, mon poids distribué uniformément dans mes pieds et mes épaules au niveau. Je pourrais prendre quelques coups de pratique, ou je ne pourrais pas. Ce que je fais toujours, c’est une légère pression vers l’avant, en balançant légèrement la poignée vers la cible, pour commencer mon coup. Cette presse est mon déclencheur, mon repère, pour laisser l’obscurité prendre le dessus. » (Jordan Spieth – Golf Digest 2016)

La routine

  • La roule : « Quand je marche autour d’un green d’entraînement sur le circuit de la PGA, je peux dire d’emblée qui est un bon « putteur ». Vous pouvez tout voir dans la finition. Les gars qui puttent super bien font des accélérations impressionnantes à travers la balle, ainsi la tête de putter et l’épaule finissent en bas et en avant. Même sur les putts doux et courts, un coup assertif est immédiatement reconnaissable. D’un autre côté, les gars qui espèrent juste faire des putts ont tendance à laisser la tête du putter et l’épaule remonter après l’impact. C’est comme si vous pouviez les voir reculer pour regarder, curieux de savoir où va la balle. Une finition forte et basse avec la tête de putter basse n’est pas quelque chose aux quelles je pense lors de la réalisation de mon putt; c’est juste une tendance universelle que j’ai remarquée parmi les meilleurs. Comme je l’ai dit plus tôt, je ne pense à rien quand je putt. C’est un endroit où vous arrivez soudainement après beaucoup de préparation progressive. » (Jordan Spieth – GolfDigest 2016).

La roule

Le secret de Tiger Woods au putting, le même « fuckin » grip depuis toujours !! Dans son livre, « How I Play Golf », il est parfaitement illustré par la photo suivante :

Grip de Tigre !!!

CQFD sur le putting.

The Golfiest