Drôle de reprise chez les pros…

Le PGA Tour en mode désinfection.

Après une mise à pied de plusieurs mois en raison du COVID-19, le golf professionnel est de retour cette semaine. Ça commence avec le PGA Tour au Charles Schwab Challenge qui s’annonce comme une expérience incomparable. Les responsables du PGA Tour se sont donnés beaucoup de mal pour réinventer ce que cela signifie d’organiser un tournoi de golf sûr pour toutes les personnes impliquées, et le Colonial Country Club de Fort Worth est la première tentative de mettre en œuvre leur plan pour un événement à échelle réduite. Il n’y a pas de FANS mais beaucoup de stations de désinfection, alors que les joueurs, les cadets et les bénévoles entrent dans ce nouveau monde …

PGA Tour, la reprise… sans spectateur !!

C’est pas du tout la même ambiance sans spectateur…

Pour la première fois en un peu moins de trois mois, le PGA Tour, est donc de retour au légendaire Colonial Country Club de Forth Worth, au Texas. La maison de Ben Hogan et la veste à carreaux accueillent le retour du golf avec un champ de joueurs impressionnant (16 des 20 meilleurs mondiaux) le tout bien sur télévisé mais sans spectateur. Ensuite suivront quatre autres tournois sans spectateur :

  • RBC Heritage du 18 au 21 juin
  • Travelers Championship du 25 au 28 juin
  • Rocket Mortgage Classic du 2 au 5 juillet
  • Un tournoi a définir du 9 au 12 juillet par le PGA Tour

En effet les tournois RBC Canadian Open (remporté par Rory en 2019), le John Deer Classic (remporté par Dylan Fritteli) et le Barbasol Championship (remporté par Jim Herman) sont tous les trois annulés.

La reprise AVEC spectateur se fera, normalement lors du tournoi de Jack Nicklaus « The Memorial Tournament » du 16 au 19 Juillet.

Une sensation d’assister à un « round » d’entrainement

Lorsque le PGA Tour revient cette semaine c’est sans FAN dans les cordes…. et il en sera ainsi pour les cinq prochains événements. Pour ces cinq premiers événements du redémarrage, les golfeurs s’affronteront dans une atmosphère indéniablement différente. Il n’y aura pas d’applaudissements après une approche au mat ou des gémissement pour une mauvaise. La bande originale du son du jeu sera muette.

Le manque de bruit a le potentiel de donner aux tournois une sensation de bibliothèque pour ceux qui regardent à la télévision, mais cela pourrait également influencer la façon dont les joueurs gèrent leur parcours. Par exemple, lors de coups d’approche à l’aveugle vers des greens, les professionnels du tour comptent souvent sur la réaction de la foule pour déterminer à quel point un coup est bon. Et lors des derniers tours, le bruit de la foule peut être particulièrement instructif pour les joueurs en lice… Si vous entendez un grand rugissement, vous savez que le danger se rapproche. Le manque de FAN pourrait également influencer les joueurs dans leur vision de la perspective. Les golfeurs sont habitués aux tournois avec des FAN bordant les fairways et les tribunes encadrant les greens. Ce ne sera pas le cas pendant au moins quelques semaines et cela pourrait avoir un un impact direct sur le jeu :

  • Plus de balle perdue : Brooks Koepka, sans filtre, a déclaré dans le podcast de « Pardon My Take » (avril 2020) la façon dont un tournoi sans FANS se déroulerait : « De temps en temps, nous frappons des balles immondes et les FANS vous aident en quelque sorte à les trouver. Je veux dire les gars vont perdre des balles à cause de ça ». En effet, dans des circonstances normales chaque joueur a le luxe d »avoir des FANS (et les marshals) pour  rechercher sa balle. Si vous jouez dans un groupe de stars, le nombre de chercheurs se comptent par centaines. Et si vous êtes dans le groupe de Tiger, des milliers. Les spectateurs de chaque côté de l’aire d’atterrissage près du « fairway » voient généralement un balle dans les airs, la regardent atterrir puis la localisent. Sans eux, les joueurs devront regarder plus attentivement, ce qui n’est pas toujours facile lorsque votre balles atterrit à plus de 300 mètres. Il y aura donc plus de balle provisoires jouez et vous verrez plus de balles perdues. La limite de 3 minutes pour rechercher une balle sera très importante.
  • Des lies difficiles dans le rough : un autre avantage d’avoir des FANS qui tapissent les fairway est leur circulation piétonne, qui sert à aplanir le terrain et donne de meilleur lie aux joueurs. Si vous avez besoin de preuves, regardez la dernière manche de Tiger du PGA 2018 à Bellerive, ou le rough était important… jusqu’à ce que les FANS le neutralisent. Woods a touché 0 fairway sur 7 sur les neuf premier trous et a scoré à -3. Ce qui n’aurait tous simplement pas été possible sur le même parcours un Lundi quand le rough était encore présent.
  • Plus de grande tribune : pour la plupart des amateurs, louper en longueur derrière le green est la meilleur façon d’alourdir sa carte. En effet, la balle passe largement le green et se retrouve dans une position difficile. Vous êtes alors forcé de faire un une approche difficile. … Alors que sur le PGA Tour, si votre coups est trop long – ou à gauche ou a droite – il termine souvent en touchant une tribune, ce qui vous donne un « free drop ». Ces tribunes agissent essentiellement comme des « bumper » géants…  Que les joueurs utilisent intentionnellement ou non les tribunes, le fait qu’elles ne seront pas en place lors des premiers tournois  pourrait avoir une véritable impact sur la stratégie. Comme le dit Jim Furick qui a un peu d’expérience sur le circuit PGA « Il y a beaucoup de green sur le PGA Tour pour lesquels je ne sais pas dire ce qu’il y a derrière parce que généralement il y a des tribune à ces emplacements chaque année que nous les jouons. »

Et l’European Tour…

Alors que l’European Tour n’a pas encore repris, le calcul du classement mondial lui a repris… en mettant de côté les européens… ce qui a eu pour conséquence d’en fâcher certains… ce que l’on comprend complètement étant donné l’importance de ce classement notamment pour accéder à des tournois plus importants. Petit florilège de plainte :

Reaction de M. Fitzpatrick
Réaction de L.Westwood
Réaction de M.Lorenzo-Vera

L’European Tour recommencera a l’image de son grand frère sans public dans un premier temps… mais surtout par six tournois aux UK. Tous ces tournois seront soumis à des protocoles de sécurités et à des nombreux test définis dans la stratégie de santé du complète du Tour qui continuera d’évoluer, conformément aux différentes directives du gouvernement britannique.

Le premier tournoi du « UK Swing est le Betfred British Masters organisé par Lee Westwood, qui se jouera à Close House, près de Newcastle dans le nord-est de l’Angleterre, du mercredi 22 juillet au samedi 25 juillet – une semaine plus tôt que l’origine prévu. Il sera suivi de l’Open d’Anglais au Marriott Forest of Arden et du Championnat d’Angleterre au Marriott Hanbury Manor, avant que le Celtic Manor Resort de Newport accueille des tournois consécutifs de l’European Tour – le Celtic Classic et le Wales Open. Il s’agit d’un retour en temps opportun dans la station balnéaire du sud du Pays de Galles, car cette année marque également le dixième anniversaire de la victoire spectaculaire de l’Europe contre les États-Unis lors de la Ryder Cup 2010 au même endroit.

Le Swing britannique conclura ensuite avec le Championnat du Royaume-Uni au Belfry, un autre lieu riche de l’histoire de la Ryder Cup, ayant accueilli quatre compétitions avec une Europe triomphant en deux (1985 et 2002), les États-Unis ayant remporté en 1993, avec le match de 1989 se terminant par une égalité 14-14.

The UK Swing

Les détails des tournois ultérieurs sur la tournée européenne de septembre à novembre seront annoncés plus tard….
Cependant, la série Rolex; l’Aberdeen Standard Investments Scottish Open au Renaissance Club se déroulera désormais du 8 au 11 octobre et le BMW PGA Championship au Wentworth Club se déroulera la semaine suivante, du 15 au 18 octobre.
Il y a également de nouvelles dates pour les deux derniers tournois de l’année. Le Nedbank Golf Challenge organisé par Gary Player est maintenant programmé du 3 au 6 décembre au Gary Player Country Club de Sun City, et le championnat DP World Tour de fin de saison, à Dubaï, aura lieu du 10 au 13 décembre au Jumeirah Golf Estates, où sera couronné le Champion de la Race to Dubai 2020.

Et les caddies dans tout ça…

Todd Montoya caddie de Brian Stuard sur le PGA Tour

Cela concerne, pour l’instant les tours américains (PGA Tour et Korn Ferry Tour), qui demandent aux cadets de changer leur façon de travailler, de garder leurs distances avec les autres, d’utiliser généreusement les trois paquets de lingettes désinfectantes que le tournoi leur a fournis dans le genre de sac cadeau le plus étrange.

Mais le feront-ils? Il n’y a pas de règle en soi, donc il n’y a rien à appliquer. Comme l’a dit un cadet: «Y a-t-il une pénalité de coup?»

C’est tout nouveau et différent pour les caddies comme John Curtis, qui travaille pour Dylan Frittelli. Le Tour a envoyé un texte mercredi matin aux joueurs, leur rappelant ainsi qu’à leurs cadets de pratiquer la distanciation sociale, d’éviter les contacts physiques, de nettoyer les clubs et les râteaux de bunker et même les sacs de golf. Les High fives? Très peu recommandé. Curtis n’a pas serré de main depuis son retour d’Afrique du Sud pour retourner travailler chez Colonial.

« Je n’ai pas touché de drapeau toute la semaine », a expliqué Curtis.

Les habitudes sont difficiles à changer, et les cadets en ont beaucoup. Tim Tucker et Bryson DeChambeau doivent soudainement décider qui touche les clubs. Paul Tesori et Webb Simpson doivent maintenant déterminer qui va chercher une nouvelle balle. Qui feuillette le livre des métrages – Harry Diamond ou Rory McIlroy?

Jamais la relation cadet-joueur n’a été aussi compliquée dans un sens aussi humain. « Je sens que je veux respecter la distance de tout le monde », a déclaré Geno Bonnalie, le caddie de Joel Dahmen. «Je veux que le golf reste. Si cela signifie aller trop loin par précaution… »

Conclusion

De la même façon les autres Tours comme le Korn-Ferry Tour, ou le Challenge Tour (6 tournois annulés ou reportés) ont été particulièrement impactés. Le Korn-Ferry Tour à repris en même temps que le PGA Tour. Le Challenge reprendra lui en Juillet avec l’Euram Bank Open du 16 au 19 juillet.

Au delà des différentes approches de reprise, souvent liés à l’aspect économique, on peut se demander comment les Tours vont passer l’épreuve du COVID-19. En effet, cette crise sanitaire impact très fortement l’économie. Il est aujourd’hui très difficile de faire des prévisions fiables. Par conséquent, les différents Tours professionnels de golf risquent d’être impactés plus ou moins fortement.

Comment ressortira l’European Tour de cette crise ? Est ce que le PGA Tour sera toujours aussi flamboyant ? A suivre…

THE GOLFIEST

A quoi jouent l’European Tour et son directeur ???

Keith Pelley, le roi de l’European Tour !!

Diriger depuis 2015, par Keith Pelley, le Tour Européen a évolué ces dernières années pour essayer d’être plus attractif. Malgré cela, le Golf Français a pris de plein fouet la dernière réorganisation du calendrier : programmation de l’Open de France à une date peu propice à son développement (octobre 2019). Pour couronner le tout, les dernières déclarations, du patron du Tour Européen, lors d’un entretien à l’Equipe (30 octobre), laisse planer le doute sur l’avenir de l’Open de France.

Au-delà de cette inquiétude légitime, nous nous interrogeons sur : qui est Keith Pelley ? Qu’a-t-il apporté au Tour Européen ? Quel est sa vision pour l’Open de France ? Est-ce qu’il y a un véritable espoir de revoir cet Open parmi les Rolex Series ?

Keith qui ? Keith Pelley, le patron du Tour Européen…

Ce Canadien s’est très tôt intéressé au monde de la télévision. Dès ses études terminées, il a exercé plusieurs postes au sein de la chaîne du câble canadien, « The Sport Network ». Elle diffuse (en langue anglaise) des retransmissions sportives, des « talks-shows » … Il a ensuite été le patron de l’équipe des « Toronto Argonauts » (football américain) entre 2000 et 2007. Pendant son mandat, les « Toronto Argonauts » remporteront la « 92nd Grey Cup » (Championnat Canadien de football américain). Ensuite, entre 2007 et 2010, il prend la direction du consortium médiatique en charge de la retransmission des JO de Vancouver de 2010. En septembre 2010, il deviend président de « Rogers Media » et réussit à négocier un important contrat de diffusion des images de la NFL pour le Canada. Bref, un homme de TV et un fin négociateur.
A priori, cet homme a le profil idéal pour faire passer le Tour Européen dans une autre dimension. En effet, il allie une bonne connaissance du « sport business » et de la télévision…

Le bilan, hyper rapide, du Keith !!

Dès sa prise de fonction en 2015, il annonce la couleur, le Tour doit évoluer notamment pour garder ses stars Européennes. En effet, celles-ci sont de plus en plus enclin à lorgner du côté du PGA Tour notamment à cause des gains beaucoup plus important. Les résultats sont mitigés…

Les tuiles

  • Un nouveau système de « ranking » est mis en place dès 2017… Cependant, ce nouveau système ne fait pas long feu. En 2019, on revient à un classement plus simple mais avec une répartition des points mieux équilibré entre les joueurs qui jouent les « Rolex Series » et ce qu’ils ne les jouent pas ;
  • La mise en place des « GolfSixes » qui est un mélange de Stroke Play et de Match Play – un format de jeu sur 6 trous. Une idée qu’il aurait « voler » à un ancien joueur professionnel, John McHenry avec qui il est en procès…. Au-delà de ce petit conflit, les frais de gestion de ce type d’évènement sont assez conséquents pour un retour sur investissement assez faible. Il y a donc un risque que ces événements ne perdurent pas dans le temps…
  • La première nouvelle version du site Web de l’European Tour. Après, seulement quelques semaines, la direction décide de faire un retour arrière pour revenir à l’ancienne version. En effet, la nouvelle version déclenche un tollé chez les « fans » : peu ou pas didactique, des bugs…
  • Sa communication vers les instances du Golf Français… une catastrophe !!

Les réussites

  • Sa décision de passer à 3 tournois pour les « Final Series », est plutôt bien accueilli ;
  • La mise en place de tournois richement dotés, les « Rolex Series » a pendant un temps permis de garder les Stars Européennes sur le circuit. Mais aussi, d’attirer les gros bonnets du PGA Tour, comme Patrick Reed, Dustin Johnson… Mais ce n’est pas encore la panacée. Il suffit de regarder les absents du prochain « Nedbank Golf Challenge » (Jon Rahm, Rory,…);
  • Par ailleurs, les joueurs du Tour sont gagnants. En 2016, le 100ème joueur du Tour avait touché 275 000€ et en 2018, il touchait 400 000 €;
  • Enfin, du côté des médias, un contrat avec « GolfTv » a été signé pour la diffusion des épreuves, des interviews des joueurs pendant leur tours sont maintenant possibles…. Bref tout un tas d’innovations médiatiques pour attirer le chaland !

Le caillou français dans la chaussure de Keith Pelley …

The Open enfin l’autre…

La piètre méthode du Tour Européen pour annoncer la fin du partenariat de HNA avec l’Open de France, reste dans les mémoires comme une véritable déclaration de guerre. Tout le monde était au courant sauf les instances Golf Français…Le tout, l’année de la Ryder Cup en France. Bref de la colère et de l’émotion à tous les étages !!
Le bouquet final et logique, est la reprogrammation de l’Open de France, devenu tournoi de seconde zone, en Octobre… Avec une affluence en forte baisse (24 000 Vs 48 000 en 2018) alors que le champ de joueur n’était pas trop mal.
Pour se faire pardonner, mais surtout parce qu’il n’y a toujours pas de partenaire à la hauteur, le Tour Européen continue de supporter financièrement l’Open France.

La dernière sortie de Keith Pelley dans l’Equipe du 30 Octobre

« Ce serait génial de jouer l’Open de France ailleurs ». Notre réaction a été unanime, sont-ils devenus fous au Tour Européen ? On a l’impression qu’ils ne savent plus comment faire et qu’ils sont dans un sauve-qui-peut ?
L’idée du « staff » en place est d’avoir une réflexion globale sur l’Open de France pour le dynamiser. Il faut, semble-t-il, ne pas prendre uniquement en compte le parcours dans l’équation… On parle, notamment, de Terres Blanches mais rien ne semble encore décidé.

Pourquoi ?

Sans doute par ce que les frais financiers d’organisation de l’Open de France au Golf National sont trop importants. En effet, l’absence de partenaire majeur ne permet pas au Tour Européen de rentrer dans ces frais et donc d’être rentable.

Oui mais…

On ne comprend pas comment le Tour Européen, après cette fantastique Ryder-Cup, n’arrive pas à capitaliser sur cet évènement pour faire venir un partenaire à la hauteur. Sont-ils trop anglo-saxons dans leur attitude ? N’ont-ils pas assez de contacts, relais… dans le milieu des affaires ?

C’est particulièrement étonnant car les entreprises florissantes sur le territoire français sont légions. Par ailleurs l’investissement ne serait pas très important au regard d’autre sports.

Il faut faire vite !!

L’opportunité est là, sachant qu’en 2020, l’Open de France se déroulera en Juillet. Une créneau beaucoup plus intéressante en termes d’exposition.

C’est même assez urgent, puisque comme l’indique Keith Pelley : « Je crois que pour les deux prochains calendriers, 2021 et 2022, en dehors des Majeurs et des WGC, seules trois épreuves ont des dates bloquées par contrat. Nous n’avons pas non plus de flexibilité de date concernant le Dunhill Links (Écosse), car les trois parcours nous sont ouverts à cette date et pas à une autre. Donc non, l’Open de France n’a pas une date fixe pour les prochaines années. ».

Ça ne sent pas bon du tout pour l’Open de France !! Si, aucun partenaire de taille respectable s’intéresse à cet Open ; il repartira dans une programmation en octobre…

Enfin, le bon vieux Kieth à même insister :

« Pourquoi ne pas poursuivre cette ouverture, pourquoi ne pas faire bouger le tournoi à travers le pays, comme les font pas mal d’autres Opens nationaux ? ».

Keith Pelley (L’Equipe du 30 Octobre 2019)

A quoi, on lui répond dans un grand sourire « Et si on jouait le PGA BMW Championship sur un autre parcours que Wentworth ? ». Rien que pour voir la tête du partenaire majeur BMW.

Pour sauver l’Open de France, il est urgent que les instances du Golf Français agissent pour trouver un partenaire majeur pour cet Open qui fait partie de l’histoire du Tour Européen. Il suffit de regarder les noms des anciens vainqueurs : Ballesteros (4 fois), Faldo (3 fois) Norman, Langer, Goosen (2 fois), Kaymer, Fleetwood, McDowell…

The Golfiest

Trophé Hassan II (European Tour) – Valero Texas Open (PGA Tour)

Zorro s’impose au Maroc avec panache !!

Alexander Levy triomphe au Maroc, en remportant le trophée Hassan 2 !!

Bravo à Alexander Levy qui remporte son 5ème titre sur le circuit européen (à un titre du record de Thomas Levet – 6 titres). Cette victoire a mis du temps à se dessiner, mais le français s’est amélioré au fil des tours, jusqu’à être en deuxième position le samedi soir. Il est vrai que le parcours « Royal Golf Dar Es Salam », à Rabat, est particulièrement difficile et ses greens ont tous été modifiés pour rajouter des pentes dans tous les sens.

Malgré ces difficultés, le français s’est imposé le dimanche, d’un coup, sur le bombardier espagnol, Alvaro Quiros. Et voila pourquoi :

Le pourquoi du comment, le français s’est imposé au Maroc !!

Mais plutôt que des chiffres, voici les images de son dernier tour, rien à redire, c’est un victoire style « Alex Levy » :

Un superbe performance qui le rapproche des meilleurs mondiaux, puisqu’il intègre le Top 50 (47) du OWGR et le Top 10 de la Race to Dubai !! Mais surtout, cela lui laisse espérer une place dans l’équipe européenne de la Ryder Cup, si les résultats continuent ainsi. Il faudra forcément « performer » dans les prochains tournoi du Grand Chelem…

Et sinon…

On notera seulement, par chauvinisme, la performance de Benjamin Hebert qui termine à la 13ème place !! Bravo !!

Et le bidon de la semaine !!

Il est pour le belge Nicolas Colsaert, qui ne passe pas le CUT et qui termine à +7 après deux tours. Que s’est-il passé ? Pourquoi le belge n’arrive pas à être plus consistant ? Mystère…

 

Landry gagne le Valero Texas Open et le petit prodige Joaquim Niemann en impose

Le tournoi Texan a vu la victoire d’un quasi-inconnu…

Le quasi-inconnu, Andrew Landry, qui remporte le Valero Texas Open !!

Enfin, presque, Andrew Landry a été en tête lors des 3 premier tours de l’US Open de 2016 (à Oakmont) avant de céder sa place à « Dustin Groovy Johnson » !!  Et il a aussi terminé deuxième du CareerBuilder Challenge (T2, juste derrière Jon Rahm) cette année ou encore réalisé deux autres Top 10… Mais chez les grands, on ne retient que les vainqueurs… C’est chose faite depuis cette victoire au Texas devant les Jimmy Walker (T4), Zach Jonhson (T5) …

Il fait maintenant parti du cercle des vainqueurs et pourra donner des conseils au petit nouveau prodige chilien, Joaquim Niemann, qui termine T6 pour son premier tournoi professionnel !! En effet, l’ancien numéro un amateur, avait décidé de faire ses débuts professionnels au Texas, au Valero Texas Open. Une très bonne idée puisqu’il a réalisé un grande performance à a peine 19 ans, ça calme !! Ça lui donne, directement, une invitation au Wells Fargo Championship !!

Le petit jeune (19 ans) qui monte sur le PGA Tour !!

“I mean, I was playing good [coming into the week]. I never thought I was going to finish how I played this week, but I can’t be more happy than this,” déclare Niemann “Just try to keep it up and hope to play well for the next weeks. I think this is going to give me a lot of confidence to try to do my card for this year,”  déclare Niemann. “Thing is I’ve got a couple more tournaments coming, and I just can’t wait for it.” (source GolfDigest)

Et sinon…

Un retour en grande forme du Texan, Jimmy Walker qui termine T4 !! Après ses problèmes de santé, cette quatrième place sonne comme une victoire. Bravo, Jimmy !!

Pour le reste, c’est pratiquement 100% américain, puisque le premier européen est Martin Laird qui termine T11. On a bien sur, un retour en forme de Zach Johnson mais celui-ci a bloqué lors du dernier tour et n’a pas pu refaire son retard.

Graeme McDowell, continue sa réhabilitation en terminant T51… Pour le reste, c’est très moyen puisque Sergio Garcia et Martin Kaymer ne passent pas le CUT !!!

La véritable NEW, c’est que Valero a prolongé son partenariat avec le PGA Tour pour 10 ans. Mais surtout, ce tournoi sera dorénavant programmer juste avant le Masters !!!!

The Golfiest

Alors, il en est où le Golf Français ?!?

Alors que Sergio Garcia a remporté une superbe victoire ce weekend dans SON tournoi, « Andalucia Valderrama Masters » (par la fondation Sergio Garcia)…

Des Golfeurs Français ont perdu leur droit de jeux sur l’European Tour dans le  plus grand anonymat… En effet, Raphaël Jacquelin et Damien Perrier n’ont pas réussi à conserver leur droit de jeu pour la saison prochaine. La mission était presque impossible, puisque c’était, la victoire ou rien !

L’expérimenté Lyonnais, Raphael Jacquelin, aux quatre victoires pourra néanmoins faire jouer son exemption des gains accumulés en carrière pour remplier un an de plus.

Pour le Rennais, Damien Perrier, il faudra passer par les PQ2 (tournoi qualificatif pour les droits de jeux Européens – environ 175 joueurs sur 700 sont autorisés à jouer les PQ2 après avoir franchis les PQ1…) avant d’espérer jouer les six tours des finales des cartes, tout comme Romain Langasque et Sébastien Gros notamment.

Enfin, Joël Stalter, Gary Stal et Julien Quesne joueront directement les PQ3 (dernier étape des qualifications pour le circuit européen – les 25 meilleurs joueurs peuvent ainsi accéder au circuit européen).

La compétions va donc être âpre, longue et difficile !! J’espère bien évidement qu’un maximum de joueurs français vont remonter sur l’European Tour à l’issue de ces tournois.

A la lumière de ces événements, on peut légitimement s’interroger sur le niveau du Golf Français. En effet, personne ne doutais des capacités de Romain Langasque après ses magnifiques performances en amateurs. La désillusion doit être difficile à avaler.  Quand à Julien Quesne, on ne peut douter de son talent… et surtout pas de sa détermination. Enfin, Gary Stall, depuis sa victoire à Abu Dhabi (2015) n’a pas réussit sa « transformation ».

Est-ce que ce sont des accidents de parcours ? Est ce que c’est la fin (en partie) d’une génération ? Ou, est-ce que le niveau général du Golf Français n’est pas assez bon ?

Essayons de faire une analyse objective, notamment, en s’appuyant sur des chiffres (i.e. nombre de joueurs sur le Tour Européen (sources « European Tour ») et % de licenciés par pays (sources Golf Magazine n°329)).

Si on fait un rapprochement entre le % de licenciés par pays européens (par rapport à la population totale) avec le nombre de joueurs sur le circuit européen, on a :

  • l’Angleterre a le plus grand nombre de représentants sur le circuit européen avec 64 joueurs pour 1,2% de licenciés, soit le meilleur ratio (53);
  • la France est SECONDE avec 19 joueurs sur le Tour Européen pour 0,6% de licenciés, soit le deuxième meilleur ratio (31);
  • l’Espagne arrive en 3ème position avec 15 joueur sur le Tour pour 0.6% de licenciés pour le pays, soit un ratio de 25.

Ça signifie que le Golf Français, en terme de volumétrie (ou quantitatif) n’a pas à rougir puisqu’il fournit le deuxième contingent de joueur sur le Tour Européen. A titre de comparaison, la Suède à un % de licenciés très important (4,6%) mais avec « seulement » 26 représentants sur le Tour, le ratio n’est vraiment pas bon…

Maintenant, si on fait un rapprochement entre le % de licenciés par pays européen avec le nombre de joueurs (par pays) dans le Top 100 mondial, on a :

  • l’Angleterre (encore elle) est la nation la plus représentée (14 joueurs – 14%) dans les 100 premiers joueurs mondiaux ;
  • Tout de suite après, l’Espagne et l’Irlande arrivent avec chacune 3 joueurs dans les 100 premiers mondiaux ;
  • La Suède et l’Ecosse, ensuite, arrivent en troisième position avec 2 joueurs chacune dans les 100 premiers mondiaux;
  • Enfin, la France, l’Italie et la Belgique terminent la marche avec chacune un représentant dans les 100 premiers mondiaux. Pour la France, c’est évidement Alexander Levy. En effet, Victor Dubuisson est sortie du Top 100 et MLV n’y est pas encore.

Le Golf Français est donc capable de fournir un nombre important de joueurs sur le Tour Européen. Mais les choses se compliquent lorsqu’il s’agit d’intégrer le « gratin » du Golf Mondial, c’est à dire les 100 premiers joueurs mondiaux…

Le Golf Français est donc sur la bonne voie puisque il fournit un contingent important de joueurs au Tour Européen (19 joueurs en 2017 et 18 en 2016). Mais, il faut maintenant aider ces joueurs à franchir le cap difficile du Top 100 mondial… Ou, il faut que les joueurs français trouvent la bonne structure pour le faire.

 

Un belle quinzaine pour le golf français !!

The faboulous Victor Dubuisson is back on track !!!

Victor Dubuisson sur le départ du 18 à St Andrews !!

Ses apparitions sont de moins en moins nombreuses sur les parcours de Golf… Mais, il s’en était expliqué en insistant sur la nécessité de se préserver et surtout garder l’envie de golfer !!

Alors quand, il est réapparu au « Alfred Dunhill Links Championship« , les attentes étaient grandes. Le résultat ne s’est pas fait attendre, Victor Dubuisson, termine 3e. Après un dernier tour grandiose (63) :

« C’est bien sûr très spécial de signer 63 dans un dernier tour du Dunhill Links à St Andrews. J’ai vraiment bien joué toute la semaine, mais ce dimanche c’est mon putting qui a fait toute la différence. Tous mes putts en dessous de 3m sont rentrés. J’ai au le 59 en tête sur la fin de partie oui… Mais au 16, je joue un coup de wedge que je pensais bon et qui a un peu trop volé, suivi d’un 3 putts, mais ce n’est vraiment pas important au final. (source European Tour) »

Bref, il n’y a pas grand chose à rajouter, ce golfeur à un talent fou. On le savait déjà, mais il nous le rappelle de temps en temps…

Malheureusement, le Talent s’est éclipsé rapidement une semaine plus tard à l’Open d’Italie… il a abandonné (après un premier tour à 72) pour un raison inconnue.

Victor, revient vite s’il te plait !!

Gegory Bourdy était juste derrière !!

Grégory Bourdy !!

Derrière le mousquetaire (Victor Dubuisson), on retrouve le bordelais, Gregory Bourdy qui termine sa semaine à St Andrews à la 4e place !!!

Parti en dernière partie lors du dernier tour, le Bordelais n’a pas réussit à surfer sur ses neuf premiers trous sans faille (aller en -3). Le Bordelais postait deux « bogeys » sur le retour et signait 71 pour une 4e place finale.

La encore, la semaine suivante (Open d’Italie – un nouveau top 30) ne confirmera pas complètement ce magnifique résultat à St Andrews. Ce qui permet au Bordelais d’être dans les soixante premier de la « Race to Dubai ».

Go, Fight, Win, Mister Bourdy !!

MLV, the greatest !!

MLV the greatest !!

Ça fait déjà plusieurs  mois que Mike Lorenzo-Vera et son équipe ont mis des choses en places, entrainement physiques poussés, un alimentation plus précises, un changement de coach, un coach mental …

Les résultats ne sont pas venus tout de suite mais Mike à continué d’y croire et son superbe résultat lors « HNA Open » (T3) a validé ces changements.

Il termine meilleur français (10e) de la semaine italienne. Le Basque termine sa semaine milanaise par un 66 (-5), sa meilleure carte du tournoi. Cette 10e place lui permet d’intégrer le top 30 de la Race, qui le qualifie pour le « WGC-HSBC de Shanghai » en fin de mois. Il est également en course pour se qualifier directement au British Open de l’an prochain.

Une superbe nouvelle !!! Et un rêve…MLV à la Ryder en 2018 !!

Les autres…

Gregory Havret s’est sauvé et  jouera donc l’an prochain sa 18e saison consécutive sur le circuit européen. Seul Raphaël Jacquelin fait mieux côté français, avec 20 saisons bouclées, série en cours.

Malgré une « double-boggey » sans conséquence au 18 dimanche, Grégory Havret a validé sa carte sur le Tour européen pour la saison prochaine.

Auteur d’un 65 sur le parcours milanais, le girondin a réussi à intégrer le top 25 de cet Open d’Italie. Placé à la 99e place à l’aube du 5e tournoi des Rolex Series et désormais 89e, il va empocher un peu plus de 60 000 euros, pour un total de gains atteignant les 410 000 points.

Benjamin Hébert termine à la 15e place avec un superbe 64 final (sans « bogey »!!!).

Avec des résultats moyens depuis début septembre, le Tricolore intègre ainsi le top 60 de la Race (59e), à un tournoi de la fin de la saison régulière. Il est donc dans l’objectif qu’il s’était fixé en début de saison, participer à la finale de la Race…

En effet, seuls les 60 meilleurs du Tour verront la finale de la Race, à Dubai fin novembre.

Ensuite, Alexander Levy termine 26e (-13), alors que Grégory Bourdy signe un nouveau top 30.

Enfin, Julien Quesne, 50e cette semaine et hors du top 100 européen, devra signer un gros coup la semaine prochaine en Espagne pour garder ces droits de jeux…

Cocorico, deux français s’imposent sur le circuit Européen !

Ce weekend est historique !!

En effet, deux français se sont imposés sur le circuit Européen. Il me semble que c’est une première. Ils se sont certes imposés dans deux divisions différentes, mais cela n’enlève rien à leur performance.

Le première et la plus prestigieuse (sur l’European Tour), revient à Romain Wattel !!

Avec, un dernier tour en 69, Romain WATTEL décroche son premier titre avec un coup d’avance sur le jeune et brillant golfeur canadien, Austin Connelly (on en reparlera très bientôt).

Avec cette victoire, ce jeune golfeur (26 ans) français  :

  • décroche sa première victoire sur l’European Tour en 187 participations aux épreuves de ce Tour ;
  • grimpe dans le Top 60 de la Race to Dubai ;
  • rentre dans les deux cent premier joueurs mondiaux du « Official World Golf Ranking » alors qu’il était 451 ème ;
  • vient après sa 7ème participation au KLM Open et il bat sa meilleur performance dans ce tournoi qui était une cinquième place en 2014. A part cette semaine, c’est la seul fois où il a aussi passez le « cut » sur ce tournoi ;
  • est le troisième français à s’imposer sur cette épreuve après Marcel Dallemagne (1933) et Auguste Boyer (1932) ;
  • est la deuxième victoire française sur le Tour en 2017, après celle d’Alexander Levy au Volvo China Open ;
  • lui permet enfin, d’obtenir une exemption sur l’European Tour jusqu’en 2019.

 

La deuxième victoire (sur le Challenge Tour), revient à Julien Guerrier !

  • Julien Guerrier

    Julien Guerrier s’impose pour la deuxième fois sur le Challenge Tour (après Haut-de-France Open), avec six coup d’avances, à l’Irish Challenge. 

    Mais cette fois ci, il a été impressionnant en Irlande en délivrant un dernier tour (5 en dessous du par) et sans aucun « bogey ». Ce qui fait de lui un joueur qui n’a pas perdu un coup sur les 48 derniers trous réalisés !!

Julien Guerrier est assuré de remonter sur l’European Tour à la fin de l’année. Il maintenant second de la « Road to Oman » à 19 000 points derrière le leader Aaron Raïs.

VIVE LA FRANCE !!